CHRONIQUE W-FENEC (10-06-2009)
La Loco, cette boîte de nuit faisant office également de salle de concert située à côté du célèbre Moulin Rouge, accueillant une soirée stoner-rock ? Il en fallait peu pour s'en étonner car ce lieu est habituellement l'antre de musiques extrêmes voire métal plus "classique". A peine arrivés, nous nous rendons compte que l'ambiance est étrange dans le fait que le nombre d'invités semble plus important que les entrées payantes. Des "professionnels de la profession", comme on dit, et des amis du groupes (des membres de Pleymo, Mass Hysteria, Watcha notamment ainsi que l'incontournable Biquet, manager des Dysfunctional by Choice entre autres) y sont présents. Ce qui n'empêche nullement de constater que l'affluence, certes timide au départ, est plutôt importante. Un constat rassurant de l'état de santé de la scène rock française indépendante qui reste bien vivace. Attendant les premiers accords amplifiés venant de la scène, nous nous accordons une première pause bière. Comme dans la plupart des salles parisiennes, son prix reste élevé (5 euros la canette de 33cl d'Heineken !) pour ce que c'est. C'est toujours le plan à éviter et on ne le répétera jamais assez.
The Water-Pipe Cult est la première formation à faire son apparition sur scène. Ce sextuor venant d'Eze, ville du Sud située entre Monaco et Nice, nous sert un set ultra carré, énergique et de forte obédience seventies. La présence d'un claviériste y faisant pour beaucoup, certains plans exécutés par le groupe peuvent faire penser à Aeroflôt. La chanteuse se démène comme il se doit amenant sa formation rock n' roll vers des terrains progs assez inspirés. Alors, inévitablement, nous penserons à Wolfmother ou encore à Deep Purple, période Burn et Stormbringer. Nous sommes plutôt comblés face à la performance de ces inconnus du bataillon du rock français.
Alors qu'Omaha Bitch est déjà en place pour la suite de la soirée, nous entendons au loin (la pause bière n'étant pas terminée) un chant féminin qui nous amène à nous poser la question de savoir à quoi ressemble cette fameuse voix. Un jeu entre KEV et Ted qui fini par une surprise générale : il s'agit d'un chanteur ! Le fou-rire passé, nous observons ce gars arborant un paquet de médailles sur son costume (un hommage aux vétérans ?) et envahissant la scène de long en large. Ses comparses assurent un show rock tendu, allant du post-punk à la Television au prog d'An Albatross (la voix du chanteur y faisant pour beaucoup). Et même si cette vocalise peut irriter sur la longueur et que le style ne nous emballent pas plus que ça, c'est indéniablement carré et dynamique ! Et les réponses du public sont positives. D'autant qu'ils ont, parait-il, une video sympa sur leur myspace...
A peine le temps de se remettre de nos émotions en se rechargeant en bière que Bukowski déboule sur scène. Une réaction nous vient à l'esprit, avant même d'arriver devant la scène : Est-ce Amazing grace qui tourne sur la console ? Mais non, c'est bel et bien Bukowski interprétant ses morceaux à la perfection, à la note prêt. Alors pour ceux qui ne connaissent pas les morceaux par cœur voire pas du tout, ça passe. Mais pour ceux qui se sont fait les oreilles dessus avant, autant rester chez soi. Il ne manquait plus qu'un bon jeu de scène pour rattraper tout ça. Mais là, non plus, rien y fait. Mat reste bien trop concentré sur son rôle de chanteur-guitariste et paraît quelque peu flippé par le monde présent pour cette soirée. Le bassiste, quant à lui, se retrouve avec un problème de son de basse mais essaye néanmoins de faire en sorte que les gens se lâchent. Plus le set avance et plus le groupe se vide de sa timidité. Est-ce dû à l'attente tant suscité de cet Amazing grace ? Une bonne tournée comme il se doit, et les parisiens seront rodés comme jamais car leur musique vaut vraiment le coup d'oreille. En tout cas, niveau son, la purée a été envoyée et ce n'est déjà pas si mal.
Merci à Florian de Diversion et à Oli
Photo : Pierre
KEV & Ted
Juin 2009
http://www.msplinks.com/MDFodHRwOi8vd3d3LnctZmVuZWMub3JnL3JvY2svYnVrb3dza2ksNTM4NSxidWtvLWEtbGEtbG9jby1qdWluLTIwMDkuaHRtbA==
CHRONIQUE NAWAK POSS (08-07-2009)
http://www.nawakposse.com/
THE WATER-PIPE CULT - 5 Songs 1 Cd:
Avec un sobriquet pareil, je ne vous apprendrai rien en vous disant que nos amis du culte de la pipe à eau jouent du stoner, mais ce qui est plus original dans ce groupe est surtout la voix de Caro la chanteuse qui fleure bon la lolita, la pop, et qui n'a rien à voir avec les poncifs du genre à savoir une grosse voix éraillé de Hell’s Angel élevé à la bière et au tabac ! Non non non, Caro nous la joue plutôt sensuelle comme sur le très bon " Peepshow " et ses claviers 70’s ou parfois même, elle miaule comme sur " Acid Punch " et ses choeurs sympathiques, car si THE WATER-PIPE CULT possède ce son bien gras et crasseux caractéristique du stoner, ils ont, un peu à l'image des QUEEN OF THE STONE AGE réussi la fusion ultime entre stoner et pop et cela leur va vraiment bien je vous le garantie ! Le titre " Alcool Square Sponge " en est la plus belle illustration avec son groove 70’s et son swing couplé à la petite voix sexy de la chanteuse !!!
Très original, bien produit, intéressant, groovy et meme sexy, ce 5 titres est passionnant de bout en bout. Vivement un album complet car l'on sent en plus qu'il pourrait y avoir encore d'autres ouvertures encore plus larges musicalement car ce groupe a une personnalité et n'a pas peur de la revendiquer.
CHRONIQUE DESERT-ROCK (05-08-2009)
Fruit de la collaboration de six amis du Paca, le culte de la pipe-à-eau sort sa première plaque sous forme d’une autoprod réalisée avec soin. Comme mentionné dans le titre de cette plaque, nous retrouvons cinq compositions sur ce cd enregistré durant l’été deux-mille-huit au Def Lab Studio et mixé l’hiver suivant.
La première chose qui frappe c’est les vocaux féminins que K ro suçurent ou hurlent selon les ambiances dans lesquelles la formation s’aventure. La seconde grosse surprise réside dans l’omniprésence de synthé aux agréables relents seventies que Will insère dans des compositions bien carrées dont les influences sont un savant croisement de rock psychédélique, de stoner et de grunge. Le reste du groupe - soit Daweed et Ik Boy aux guitares, Mo à la basse et Kiki à la batterie – balance fougueusement des sonorités plus traditionnelles sur lesquelles l’ombre de QOTSA et de son fameux ‘Songs For The Deaf’ plane.
Dans un style où la testostérone règne presque en maître, la sensualité des parties vocales sur la plage rafraîchissante ‘Acid Punch’ fait l’effet d’une bouffée d’air bien rafraîchissant. Ce titre acoustique et intimiste où les guitares s’approchent des récentes productions de Nick Oliveri en solo est une réussite. Hormis le bourrin ‘Peepshow’ qui est un croisement de Hole et de Hellacopters, les titres proposés par ce sextuor sont dans la plus pure tradition de tous les héritiers de la bande à Josh et Nick. Ce n’est pas franchement original au niveau de la conception, mais ça assure bien.
Une petite pépite arrive en fin d’album : ‘Running With Scissors’ ! Ce titre sur lequel la chanteuse s’égosille à côté de gros murs de grattes et de rythmiques métronomiques possède un groove imparable et il provoque chez l’auditeur que je suis un skip arrière au bout de ses même pas trois minutes de gros sons qui cartonne afin de s’en remettre une tournée ! Excellent comestible comme dirait l’autre.
ttp://www.desert-rock.com/autoprods/articlesreader.php?mode=view_entry&entry=The_Water_Pipe_Cult_-5_Songs_On_1_Cd_.txt
CHRONIQUE NOUVELLE VAGUE (05-05-2009)
Du rock arrosé à la sauce grunge, avec une pincée de « strange » : voilà une bonne recette, pimentée par une voie lead très puissante, qui vous décolle les tympans en quelques secondes. Un son qui associe la bestialité de la guitare disto et une rythmique percutante à souhait, à un chant à la fois tendre et cruel, sucré et acide qui nous fait vibrer et installe une atmosphère suave et moite dans l’assemblée. Entre une brutalité excitante et une sensibilité un peu « strange », ce groupe s’inspire du bon vieux rock des années 60’s et 70’s. De quoi ravir les fans de cette époque, car ce rock imbibé d’une touche grunge comblera autant les puristes que les amateurs de ce style bénin.
Ugo Vignal
http://www.nouvelle-vague.com/chronique.php?chronique_id=2271
CHRONIQUE METALORGIE (02-09-2009)
Un petit air de Made Out Of Babies, à la fois torturé mais terriblement sensuel, sans pour autant tomber dans la folie des américains. The Water-Pipe Cult se la joue petite fille mesquine, surtout grâce à une chanteuse totalement délurée vocalement, jonglant avec mots et intonations avec une grande fragilité, un son coquin dans les enceintes.
Sur 5 morceaux, les français oscillent entre pop et rock désertique (Queens Of The Stone Age effleurera sans doute l'esprit) avec aplomb. Pas de fausse notes, de passage un peu longuet ni de pale resucée des américains, juste des notes chaudes et un timbre très proche de celui de Julie Christmas (Made Out Of Babies / Battle Of Mice) sur 5 pistes. Celles-ci oscillent entre le sympathique (Acid Punch, Agon), le bon (Peepshow) et le très intéressant (Alcool Square Sponge et Running With Scissors), malgré une impression de redondance par moments (le riff de Peepshow et Running With Scissors).
La prod ne faiblit pas, et en dehors quelques passages un peu tendus, rend l'ensemble très professionnel.
On n'atteint malheureusement ni la qualité ni la puissance déployée par les références données précédemment. C'est fort dommage car il y a fort à parier que l'alliance d'une telle sexualité vocale et d'une rage prête à bondir auraient rendu cet EP presque jouissif, du fait de la section rythmique qui se révèle relativement light et pop.
5 Songs On 1 Cd surprendra par sa fraîcheur. Jamais trop rock, jamais trop pop, The Water-Pipe Cult offre un premier jet prometteur. Non pas que je sois tombé sous le charme de la chanteuse (quoique...) mais les compos savent rester simples et variées, douces et énervées, amoureuses et colériques. A découvrir, histoire de succomber sous la chaleur…
http://www.msplinks.com/MDFodHRwOi8vd3d3Lm1ldGFsb3JnaWUuY29tL21ldGFsL2Nocm9fZGVjb3V2ZXJ0ZS5waHA/aWQ9MTIzNDkmIzAzNTtUaGUlMjBXYXRlci1QaXBlJTIwQ3VsdA==
CHRONIQUE HARD ROCK MAGAZINE (16-09-2009)
Pourquoi le stoner serait-il reservé aux camioneurs et non aux jeunes filles en fleur?
C'est la question pertinente que pose ce premier mini des six Français de The Water Pipe Cultgrâce à la présence d'une voix douce et pourtant diabolique, celle de k-ro, chanteuse en titre et vraie forte personalité à la tête de ces cinq garçons. Le groupe se compare volontiers à un Queens Of The Stone Age qui aurait intégré la chanteuse de Queen Adreena, et il faut dire que l'on est pas loin de la vérité. Sans réelle ambition de gloire et de succès, ce premier essai marque tout de même un sacré point avec sa franchise désamante et le contraste étonnant entre ses mélodies lourdes, bien assises et la pseudo candeur de notre nouvelle égérie. Une vrai découverte et une énorme bouffée de fraîcheur en période de canicule!
Et que vive le culte de la pipe à eau!!!!
8,5/10_Rose Vignat
CHRONIQUE W-FENEC (20-09-2009)
songs on 1 cd, un petit rappel au cas où vous seriez assez bête pour ne pas vous en rendre compte. C'est bel et bien par un EP que The Water-Pipe Cult débute son aventure et vient donc rejoindre la longue liste des groupes de rock français. Mais pas n'importe laquelle puisque le sextet vient se ranger avec ceux pratiquant le stoner ou tout du moins ce qui s'en rapproche. La nuance est importante car le son des Ezasques est loin d'un Mudweiser ou d'un Royal Bubble Orchestra. Cassons un peu les stéréotypes, ne serait-ce qu'un court instant, de cette musique souvent synonyme de musiciens barbus gonflés à la bière et crasseux comme un peigne de clochard car The Water-Pipe Cult charme en premier lieu par la voix de sa chanteuse. K-Ro, pour résumer, c'est en quelque sorte le juste milieu entre Alison Mosshart (The Kills) sous coke et Katie Jane Garside (Queen Adreena) sous marijuana. Son chant sensuel, affriolant et expressif d'un ton assez aigü et clair vient contraster l'intensité musicale lourde composée des riffs tranchants de ses petits camarades (masculins, je précise). Ni trop brutal, ni trop douillet, The Water-Pipe Cult revisite à sa manière les classiques rock des années soixante-dix (Black Sabbath, Deep Purple) avec un son moderne que l'on peut retrouver chez les australiens de Wolfmother ou les britanniques de The Answer. La valeur ajoutée de cette formation réside également dans l'apport du clavier de Will sur les compositions, qui par ses accords et ses notes posées par-ci, par-là, rend certains moments de l'album délectables à l'instar du jam très seventies de la fin d'"Agon". Au beau milieu de cet 5 songs on 1 cd et entouré de chansons électriques, se trouve "Acid punch", sorte d'entracte acoustique et multi-vocaux (les garçons viennent se prêter aux chœurs) venant calmer les ardeurs. Cet EP, enregistré au Def Lab Studio (Sludged Wendy, Kursed, Roccomecanic), confirme ce que nous avions vu à la Loco en juin dernier avec une petite partie de la team W-Fenec, lorsque le sextet avait joué en première partie de Bukowski : c'est carré, énergique et on en redemande !
http://www.msplinks.com/MDFodHRwOi8vd3d3LnctZmVuZWMub3JnL3JvY2svd2F0ZXItcGlwZS1jdWx0LDU1NjcsNS1zb25ncy1vbi0xLWNkLmh0bWw=
Sévy