Il y avait une place dans le rock français, les MONALISA l'ont prise.
Avec urgence, avec énergie, ils sont là, bien présents.
Ils ont du Nirvana dans les oreilles, du Joy Division dans les bottes, du Bashung et du Placebo dans leurs tiroirs, mais ne nous y trompons pas, les MONALISA ne ressemblent qu'à eux.
Des mélodies percutantes, définitivement rock, nous traversent au son des guitares électriques et nous restent inlassablement sur les lèvres.
Avec juste ce qu'il faut de noir sur les yeux, Sam Brocal, chanteur du groupe nous invite au voyage au rythme de textes qui nous font fatalement écho.
Des histoires d'amour, bien sûr, un romantisme à la fois amer et suave, qui frappe là où ça fait mal, là où ça fait du bien.
Accompagné par Greg Brocal (guitare/choeur), Fred Villero (basse) et Etienne Samant (batterie/choeur), ils prennent la scène avec fougue et nous servent un cocktail explosif d'énergie et d'efficacité.
Les MONALISA sont jeunes, sont frais, mais ils ne sont pas nés de la dernière pluie : ils savent s'entourer. De collaborations en collaborations, les rencontres artistiques décisives s'enchaînent : Que ce soit Georges Latérade (GL Music), William Balbi (Portail coucou), Marc Minelli (Electro Bamako, The DDCS), Luc Heller (batteur d'Alain Bashung ou encore d'Etienne Daho), tous croient en leur talent, tous participent à l'inévitable ascension des MONALISA.
Sans plus attendre, ils enregistrent deux EP (FS en 2005 et Acid'instincts en 2007) qui sonnent comme la promesse d'un album incontournable à venir, ce qui ne manque pas de tenir en haleine un public de plus en plus nombreux.
Car les Mona's ne se contentent pas de faire des concerts, ils embrassent la scène avec autant d'amour qu'il en faut, sans rien garder pour eux, avec une rare générosité.
Et le public le leur rend bien.
Avec plus de trois cent concerts, et pas des moindres puisqu'ils font la première partie d'Aqme, de Rachid Taha, Soma; ils aiguisent leur musicalité.
Les MONALISA ne se tournent jamais les pouces, ne regardent pas les mouches voler, ils ne comptent pas les moutons, ils créent, encore et toujours.
A les entendre, à les voir, ils deviennent tout simplement dans le paysage musical français, une évidence.
Sonia NEMIROVSKY