L' histoire commence par un instrumental trés rock type 70's. Avec des guitares partout , les Duds réjouiront les amateurs. Pas d' artifice, ça enfonce le truc comme une mêche à béton, avec quelques dégats latéraux, y'a pas le choix !
" Notre truc, c'est le bon gros rock qui sent la sueur...mais qui tâche pas trop pass'qu'aprés, y' a nos meufs qui gueulent" écrit le quatuor... Réjouissant et "frais", Dud ne s'embarrasse pas de futilité. On notera peut-être un petit manque d 'originalité, et une personnalité qui reste à affirmer plus fortement encore. On se doute que les choses sont tout autres sur scène...
Alternant paroles en français et en anglais, le chant est décalé et "déraille" juste comme il faut pour coller au style sans sombrer dans les clichés, bravo ! D'abord, trés rock, l' album se fait ensuite plus " groove" façon Red Hot. Ajoutez quelques touches d' humour, un quatorzième titre " caché " ( oui, on écoute jusqu' au bout ! ) et l' affaire est entendue: on garde Dud bien au chaud sur nos platines.
Jacques Balmat Guitarist magazine Juillet Aout 2007
"Dud, c'est quatre types tout droit sortis des quartiers Nord de Marseille qui nous en mettent pleins les oreilles avec un premier album aux sonorités rock-garage, clairement influencés par Nirvana ou encore Noir Desir. Formé depuis cinq ans, tous plus ou moins compositeurs et chanteurs, et tous ayant plus ou moins d'expérience avec d'autres groupes, nos larrons s'éclatent en jouant, et on le ressent. Leur dernière démo Potato avait déjà donné le ton : guitares saturées, sonorités modernes, et textes souvent " n'importequoïste ", comme ils les qualifient eux-mêmes. En effet, qu'elles soient en français ou en anglais, les lyrics font sourire —Heron little not tapon— voire rire —Si j'étais une fille— et ça fait du bien ! Tout ce mélange d'influence donne un album somme toute intéressant, qui ne se prend pas la tête avec des pseudos-revendications à deux sous. Les Dud (foireux en anglais !), ou comment d'un délire entre potes, on peut atterrir à un album rock pas si foireux que ça finalement." (Alex Labourdette)