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Interview de Diva Faune, dans Paris-Move (www.paris-move.com)
Propos recueillis par Frankie Pfeiffer
Le 15 avril 2010
Révélation du Fallenfest avec une seconde place méritée, le groupe Diva Faune se forge au fil des concerts dans de petites salles parisiennes un succès et une réputation qui attirent vers lui de plus en plus de ‘fans’, voire d’inconditionnels.
Les atouts du combo sont nombreux: jouer ses propres compos, tout d’abord, puis alterner avec un naturel quasi déconcertant des titres chantés en anglais comme en français. Et puis avec un style et un son qui lui sont propres, Diva Faune semble à la fois décalé et d’avant-garde tout en étant terriblement actuel. La signature sonore d’un combo qui s’est trouvé et qui a trouvé sa voie. Un groupe que l’on retrouvera avec plaisir dans de grandes salles, dans quelques mois sans doute. C’est tout le ‘mal’ que nous pouvons lui souhaiter.
FP : Allez, on commence de manière simple, surtout pour tous ceux qui ne vous connaissent pas encore. Combien de musiciens êtes-vous dans le groupe?
Jey : Cinq. LéO, Tahoo, J-L, Yogan….
Yogan : Et Jey!
FP : Qui joue quoi ?
Jey : Yogan est la voix et la plume du groupe. LéO est à la basse, il dépose un groove solide. Tahoo, au synthé, apporte au son du groupe une saveur que l’on n’a pas l’habitude d’entendre dans le Rock Français. J-L, à la batterie, avec ses influences Rock-Métal, renforce le côté sauvage de Diva Faune, et mes parties de guitare aux couleurs 70’s viennent apporter un contraste supplémentaire au groupe.
FP : Qui a fondé le groupe?
Yogan : C’est Jey qui a fondé ce qu’on peut aujourd’hui voir comme le noyau originel du groupe, qui n’était d’ailleurs pas encore Diva Faune.
FP : Comment vous êtes vous tous connus?
Jey : Je joue avec J-L depuis le lycée et Tahoo nous a rejoints peu après. C’est avec l’arrivée de Yogan et LéO que le projet est devenu Diva Faune.
J-L: Jey est le lien, Yogan est la flamme, Tahoo est la couleur, LéO est le cadre et moi je suis le plaisir.
FP : Qui a trouvé ce nom de groupe?
Yogan : Au moment où les titres étaient prêts et le MySpace devait être lancé, ça faisait un moment que la particule ‘Faune’ nous trottait dans la tête pour son côté universel et mystique. On est passé par des noms du style ‘IndaFaune’, ‘Mégalofaune’, mais ça ne collait pas. Et puis l’idée ‘Diva Faune’ est sortie. Je ne saurais même plus dire qui l’a proposé, mais dès que ce nom a été prononcé, on s’est tous regardé, car ça le faisait.
FP : Et pourquoi ce nom?
Yogan : On a choisi ce nom parce qu’il dégageait exactement ce qu’on cherchait: puissance,
ésotérisme et dandysme. D’ailleurs je suis resté scotché quand Guillaume Menuel, le créateur du visuel Diva Faune, nous a donné à voir son premier jet. C’était franchement impossible de faire mieux.
FP : Depuis combien de temps tournez vous ensemble?
Jey : La première date, c’est le 3 septembre 2009.
Tahoo : Et qu’est-ce que c’était bon…!
FP : Quels furent les bons et les moins bons moments – souvenirs de toute cette période?
Yogan : De certains bars un peu nazes de la capitale à l’Elysée Montmartre, 5 mois plus tard, tout fut bon à prendre.
FP : Qui a insufflé le ‘son’ du groupe?
LéO : Tout le monde. C’est une cohésion (rires).
FP : Comment composez-vous vos titres? Qui compose, qui écrit, qui contribue, qui participe?
Tahoo : Yog et Jey composent les morceaux. Et l’on peaufine les arrangements tous ensemble, en studio.
FP : Y’a du vécu, dans certains titres?
Yogan : (rires) Tout vient du vécu…!
FP : Quelles difficultés rencontrez-vous, ensemble, dans le processus de composition ou des arrangements des morceaux?
Jey : Yogan, à faire comprendre ce qu’il veut…! (rires)
FP : Pourquoi cette volonté de chanter en anglais et en français? N’y a-t-il pas un risque à ne pas parvenir à s’attacher un public, certains préférant les chansons en anglais alors que d’autres ne voudraient que des chansons en français?
Yogan : Comme pour le nom du groupe, ce qui compte, c’est ce qui est dégagé, et non pas forcément le sens brut des mots. La langue ne se veut pas fil conducteur de notre musique, et ce qui l’est, c’est cette vibration que l’on veut palpable. De mon point de vue, et on pourrait en parler pendant des heures tous les deux, les textes sont simplement là pour faire résonner des images dans la tête des gens qui reçoivent la musique, et ouvrir des portes. À partir de là, si c’est fait sincèrement, et bien, cela fonctionne même avec des langues ‘inventées’, comme le Kobaïen de Magma ou le Klokobetz de Nosphel. Beaucoup de très bonnes chansons en français, les meilleures pour moi, sont celles où tu ne comprends pas forcément avec certitude ce qu’à voulu dire l’artiste, mais où tu sens qu’il te dit vraiment quelque chose, comme par exemple ‘La nuit Je Mens’, de Bashung.
FP : Est-ce une force ou une faiblesse de chanter dans un même concert dans les deux langues?
J-L : Ni l’une, ni l’autre (rires)…!
FP : Yogan, est-ce plus facile d’écrire en français qu’en anglais?
Yogan : Nombreux sont ceux qui trouvent que c’est plus simple d’écrire en anglais. Mais à qualité équivalente, il est pour moi plus facile, et de loin, d’écrire en français.
Jey : Et pourtant, l’anglais, il le parle couramment!
FP : Comment définissez-vous votre musique?
LéO : Vas-y, Yogan, lance-toi… !
Yogan : L’alchimie, ou la tentative d’alchimie avec la vibration cosmique universelle, la Diva
Faune.
Jey : Oh, yeah!
FP : OK… N’avez-vous pas peur dans ce cas que le groupe fasse un peu décalé par rapport à la musique actuelle?
J-L : J’aime bien être décalé, moi… (rires)
Yogan : Je pense que d’une certaine manière, il y a peu de groupes qui aient percé et qui n’étaient pas décalés.
FP : Quelle expérience personnelle et de groupe tirez-vous du Tremplin FallenFest?
Jey : Un bon coup de pouce et un gros kiff.
FP : Vous terminez à la seconde place de ce Tremplin. N’est-ce pas un peu frustrant? Sincèrement, n’avez-vous pas pensé, à un moment, avoir été les meilleurs?
Jey : En tout cas, durant ces 5 mois de Tremplin, on a rencontré de bons groupes; de ceux qui poussent toujours à se surpasser pour le public. Et c’est ce que l’on a fait.
FP : Merci pour la réponse ‘diplomatique’… Comment réagit-on alors, après pareille expérience?
Jey : Une bonne douche, une bouffe et on continue.
J-L : Pareil, mais sans la douche…(rires)
FP : Vous avez sorti un premier EP. On peut le trouver où, et pourquoi n’avoir fait qu’un EP?
Jey : Pour la question ‘On peut le trouver où?’, ce CD est en vente à la fin de chaque concert, alors n’hésite pas et fais-toi plaisir! (rires)
Yogan : Comme tu le sais, ce projet est très récent et pour lui donner une certaine fulgurance, il fallait choisir le format le plus rapide à sortir, d’où le Maxi 5 titres. C’est aussi simple que cela.
FP : Avec un peu de recul, quels sont les points forts et les points faibles de cet album?
LéO : Le point fort? L’énergie…! Le point faible? C’est au public de le dire…
FP : Ces titres seront tous sur votre premier ‘vrai’ CD?
Jey : Surprise…
Yogan : Vu le succès de certains titres sur scène, ceux-là s’imposent. Pour le reste, comme l’a
dit Jey…
Jey : Surprise…!
FP : Et ce CD, c’est pour quand?
LéO : Fin de l’année 2010…!
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