Voici la concrétisation de longues années de gestation pour ces Lillois, ils se sont peu à peu forgé une personnalité avec trois démo en 2001, 2003 et 2005, et bon nombre de concerts. Normann et Alcatraz, les deux fondateurs de CRACKMIND définissent leur musique comme du Power-Rock , mélange d’influences pop-rock avec des touches de hard-rock et de metal, avec des références telles que Audioslave, Black Label Society, Alice In Chains, Soundgarden, Red Hot Chili Peppers, Metallica, Guns n' Roses, le tour de force étant que cette liste pléthorique conduit un style relativement original. Au niveau des textes, Norman, qui écrit les paroles, a choisi… de ne pas choisir, ou plutôt de s’exprimer en européen, en français, anglais, ou espagnol. J’ai une petite préférence pour le français, d’autant que l’anglais est comme souvent coloré par un léger accent français, mais pas vraiment gênant. Et c’est en anglais que débute l’album, avec Beast, un rock métal qui décoiffe, puissant et mélodique à la fois, avec une rythmique efficace, et les soli impressionnants des deux guitaristes Alcatraz et Lloxan. Deadlock maintient le cap, avec quelques changements de tempo, le chant de Norman puissant sur Beast, prend par moment des intonations à la Anthony Kiedis (Red Hot Chili Peppers). Le passage aux textes en français, plus expressifs, se fait sur Sans Elle, puis Suspension, et en espagnol, comme son titre l’indique, sur Pesos, qui par ailleurs s’avère le moins passionnant. Deux belles reprises sont au programme, une de leur propre répertoire, la ballade Ballad Of The Ugly, déjà présente sur la démo MindQuake, qui développe une belle envolée à l’issue du titre. L’autre est une reprise de NINE INCH NAILS, Hurt, une reprise pas vraiment conforme à l’original, mais bien rentrée dans le moule Crackmind, qui lui donne une autre dimension, plutôt réussie. Crackmind s’intègre finalement très bien, avec cet opus, à la nouvelle génération du métal rock français, un opus puissant et mélodique à la fois, et une personnalité déjà bien affirmée.
CrackMind est dans le magazine "Tribu Rock" du mois d'août, dans le Tribu Top, avec Linkin' Park, Marylin Manson et Tokyo Hotel !
"Ces Lillois font du bon son qui tache !"
Qui donc a dit que le Nord de la France était dépourvu de bons groupes de Rock ? A ceux-là (et aux autres) je conseillerai de se précipiter à la rencontre de ce groupe lillois nommé CRACKMIND, et de découvrir leur dernier CD 8 titres sorti le 3 avril dernier : « Call Mind -1-1 ». - CRACKMIND, ce sont cinq musiciens talentueux, chacun dans son domaine, manifestement armés d’une bonne dose d’ambition et de ténacité. - CRACKMIND, c’est la somme d’influences solides autant que variées, allant d’Audioslave à Korn, de Métallica aux Red Hot Chili Peppers, de Led Zeppelin à Guns’N’Roses, influences perceptibles mais parfaitement intégrées et dépassées. - CRACKMIND c’est du power-Rock, mais du bon Rock, à la fois lourd et mélodique, à la fois puissant et profond, à la fois dense et incisif, c’est une musique dynamique et entraînante, sérieuse et particulièrement bonne. - CRACKMIND, ce sont des compos qui sonnent juste, une harmonie instrumentale agréable, un rythme soutenu, une batterie puissante, des guitares saturées, et des parties instrumentales solides. - CRACKMIND, c’est aussi et surtout une atmosphère, un univers sonore, une voix poignante et si particulière. Composition, écriture, interprétation, le professionnalisme est flagrant dans chaque domaine. Mes préférences sur ce CD iront à : « Deadlock », pour la bonne partie instru, le chant très rapide porté par une voix un peu à la System Of A Down, et pour la qualité du refrain, entraînant, qui s’imprime rapidement en mémoire. « Beast », premier morceau de cet opus, qui déborde d’efficacité, s’appuyant sur un rythme soutenu, des guitares saturées, et qui s’apparente un peu à du Métallica. « Crackmind », un bon morceau de rock, sans prise de risque véritable, mais avec de l’originalité dans l’interprétation et dans le rythme un peu haché. « Ballad of the Ugly », pour les passages vocaux plus graves parfaitement adaptés sur les couplets. […]La reprise de « Hurt » m’a laissé une bonne impression, car loin d’être une pâle copie de l’original, cette interprétation se détache du morceau créé par Nine Inch Nails. Quant à « Pesos », on ne peut que souligner l’originalité de cette chanson en espagnol et anglais (qui m’a fait un peu penser à du Ska-P lors des interventions de voix parlées). Un groupe à suivre de près, sans aucun doute !
Rencontrés lors du récent concert lillois de Motörhead (pardon Crackötorhead ahah), ces gars là m'ont l'air d'avoir pas mal d'humour. Dans leur press-book, l’histoire du rock vue par le bout de leur lorgnette vaut particulièrement le coup d'oeil. Mais dès qu'il s'agit d'allumer les marshalls et de faire crépiter les grattes, fini la rigolade on passe aux choses sérieuses. Faudrait pas non plus les prendre pour des guignols. C'est qu'ils ont de la bouteille les gaillards, en tout cas ça m'en a l'air vu le processus bien avancé de digestion de leurs influences. 1er véritable album si j'ai bien tout pigé, un disque ultra éclectique mais assez court (1/2h au compteur) avec des riffs parfumés parfois à la Guns n' Roses ou aux vieux Metallica pour une musique avant tout personnelle. Impossible même de leur coller une étiquette au cul, on pourrait parler de hard-rock sur par exemple les 2 premiers titres qui ruent dans les brancards et que je trouve vachement réussis. Groove et puissance au service de mélodies qui restent en tête avec des refrains bien accrocheurs. "Hurt" la 4ème elle aussi est une de mes préférées, avec sa sombre nonchalance qui rappelle les récents Paradise Lost. [...]. Je crois avoir lu qu'ils appelaient ce qu'ils font du power-rock, ça me va finalement. C'est puissant, varié sans sonner extrême, le genre de groupe qui peut plaire à pas mal de monde en gros. N'hésitez pas à les contacter pour les faire jouer, ils sont friands de live.