Après douze ans d’études de Violon au Conservatoire de Lyon, je décidais de détester la musique classique pour mieux explorer le Jazz, le rock, les musiques improvisées, en passant par les airs tziganes et autres tangos argentins jusqu’à la musique celtique….
Durant plusieurs années, avec des Groupes tels que
L’enfance Eternelle,
Atoumo Nadia Boutayeb
Yum Yum Fabio Viscogliosi … et quelques autres, j’explorais sans fin les possibles violonistiques pour m’extraire d’années d’apprentissage instrumental et aller vers l’instantanée beauté de la musique.
C’est dans les profondeurs de la musique celtique que j’ai marquée le point d’orgue le plus long, pour quelque part y rester !
Mes passions musicales de jeunesse persistantes (Kate Bush ou Tori Amos) abreuvées par mon expérience d’animatrice Radio, n’ont fait qu’accentuer mon affinité avec cet univers dans lequel je me perdais avec délice.
J’écrivais déjà mes notes de violons, et des chansons sans voix ni mots, à la
recherche de l’émotion dans les couleurs harmoniques qui m’inspirait davantage. (Aah couleur de la musique …)
Un jour de lassitude, quand l’envie n’y est plus de jouer, d’écrire pour les autres, le besoin de vivre la musique « pour moi » est devenu si criant, que j’ai dû pour la première fois l’exprimer avec ma voix ! Devant mon piano, l’instrument récréatif de mon enfance, j’ai murmuré des maux enfouis, des secrets, des joies, des larmes …sans me poser aucune question, en chantant un peu plus chaque jour comme on joue du violon et l’on devient peu à peu violoniste ; j’ai aimé cette avancée tranquille, personnelle, solitaire.
Il semblerait d’ailleurs que la voix, dans tous les domaines que j’explore, à travers mon métier de « Comédienne voix » tout comme dans le chant soit un puissant catalyseur d’émotion, un processus de communication intuitif.
Il est aussi pour ma part un moyen de connexion ultra rapide, authentique et juste, dans son expression tout comme dans sa perception, bref un chemin précieux d’échange instinctuel.
Quant à mes textes écrits en anglais, si l’on doit encore en justifier le choix, ils se fondent parfaitement dans mes inspirations musicales, cette langue m’offre aussi la pudeur de secrets à demi révélés dans des consonances poétiques, et puis le gaélique est une langue trop difficile !
Ma rencontre avec Olivier Magusa est arrivée au même moment qu’une envie de partage et d’ouverture. Une belle rencontre de cœur et de sensibilité musicale…
Ses qualités d’écoute musicale et humaine, sa maîtrise méticuleuse de l’arrangement, sa connaissance de l’univers infini des sons electro sont autant d’appuis pour avancer ensemble depuis maintenant six ans dans la recherche d’une mixité sonore entre des univers comme ceux de Lorenna Mc Kennith et ceux de Peter Gabriel ou Bjork… Une aventure vibrante !
Si mes chansons sont éphémères, l’instant magique de leur création, l’intensité impatiente de leur élaboration puis le temps suspendu à leur interprétation en font une somme de grands bonheurs, qui eux ne s’estompent pas avec le temps.