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Lundi 2 novembre 2009 par admin  
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(Olivier Vadrot, membre de la Team ZicMeUp, nous propose sa chronique hebdomadaire. Vous pouvez le retrouver sur son site www.oliviervadrot.com)

Hygiaphone ! !
Chers amis,

Je rentre d’un week-end de travail, en Bretagne. J’accompagnais Georgette Lemaire, pour deux concerts donnés au Trousse chemise, petite salle de Langan, située à quelques kilomètres de Rennes. Outre la qualité des représentations, ce qui m’a le plus marqué est l’accueil que nous avons reçus.

En province les gens vous reçoivent les bras ouverts et avec chaleur. Toujours à disposition et prêts à dégainer toute une gamme de solutions au moindre problème.

Il y a une dizaine de jours nous étions avec Balablan dans une salle parisienne. A l’arrivée du groupe en fin d’après-midi, c’est l’équipe des musiciens de la seconde partie qui l’a reçu. Distribution de deux tickets chacun pour une consommation au bar et à la fin du show, une poignée de main molle, qui laissa entendre qu’il n’y aurait aucun partage des recettes, le bistrotier n’ayant pas fait son minimum de chiffre d’affaire (un peu trop élevé à mon goût). Voilà pourquoi, une nouvelle fois, je me dis que sont bienheureux ceux qui peuvent vivre de leur art, loin des grandes agglomérations mangeuses de talents.

Je reviendrai je pense à cet aspect des choses dans un autre article. Aujourd’hui, il me semble important d’attirer l’attention des jeunes artistes sur le potentiel d’aides qu’ils peuvent trouver tout autour d’eux et auxquelles ils ne pensent pas forcément.

Au printemps dernier, je suis allé voir une jeune demoiselle appelée Lune. Elle donnait un concert sur une péniche, au pied de la grande bibliothèque. A la fin du show nous avons un peu discutés. Je l’ai retrouvée participant au concours Zicmeup, en mai dernier. Cette fois-ci nous avons pris un peu plus de temps et elle m’a raconté comment elle était parvenue à décrocher une série de dates dans de belles salles de la capitale (Le Zèbre, La bellevilloise…).

Il lui a suffit de remplir de nombreux dossiers de demandes de subventions auprès de différents organismes, pour récolter quelques centaines d’Euro par-ci, quelques milliers d’autres par là.

Bien que vivant dans un pays dit capitaliste, je peux vous assurer que l’Etat, ainsi que de nombreuses structures, aident les jeunes créateurs. Je vous entends déjà me dire : « Oui, il y a des aides, mais ce sont toujours les mêmes qui les ont !». A ceci je répondrai une chose : Oui, ceux qui obtiennent des aides les ont demandées…

Le ïatus est que l’on demande aux artistes d’effectuer un travail de secrétariat, tout en étant créatifs. C’est mission impossible et voilà pourquoi tant d’eux ne trouvent pas la force de remplir les petites cases de tous les documents récupérés. Mais, avec un peu de volonté et peut-être en étant entouré d’une équipe cohérente, ce travail peut-il devenir fructueux.

Je vous invite à vous rendre sur tous les sites web des diverses structures : SACEM, ADAMI, FCM, SCPP… cherchez les rubriques de propositions de subventions, ouvrez, lisez, trouvez le numéro de téléphone de l’antenne la plus proche de chez vous, prenez rendez-vous avec une personne et non avec un serveur vocal, présentez votre projet et vous verrez il y a de grandes chances pour que vous obteniez de l’aide.

Attention toutefois à ne pas croire qu’après avoir lu mon article, tous les artistes bénéficieront de l’argent public ! Il faut bien entendu que votre projet soit cohérent, qu’il ait un aspect professionnel. Il vous faudra sans doute justifier d’une structure, au minimum une association, au mieux un label, mais également de facture de studio, de pressage, de location de salle pour un show case, de fiches de paie pour les musiciens…

Les aides existent. Elles sont données à ceux qui possèdent un cadre structuré. Là, peut-être commence pour vous la galère. Très souvent également, l’argent que vous pouvez recevoir, n’est versé qu’en contre-partie de la présentation d’une facture ou d’un contrat. C’est-à-dire que vous devez avancer les frais et vous faire rembourser à une certaine hauteur ensuite. Vous devez donc avoir des petits reins solides dès le départ pour pouvoir assumer les engagements en cas de non versement des sommes demandées.

J’ai connu par le passé des compagnies de théâtre qui ne fonctionnaient que comme cela. Elles présentaient des projets à toutes les commissions et attendaient le verdict. Si aucune aide ne venait, elles abandonnaient les projets, fussent-ils magnifiques.

Dans la musique, on ne peut travailler ainsi. La chanson est un art vivant, de l’instant. Il est impensable de demander à un auteur-compositeur d’écrire des chansons et lui dire : « Si l’argent ne vient pas tu laisses ton œuvre dans un tiroir. »

Le plus difficile c’est de faire le premier pas. Une fois que vous êtes en marche, rien ne peut plus vous arrêter, à part vous, bien sûr.

Musicalement

Olivier

Mercredi 28 octobre 2009 par admin  
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Sur la scène !!

Il paraît, dit-on dans les milieux autorisés, que depuis que la crise du disque existe, celle de la scène a disparue et que les artistes vivent mieux de leurs concerts que de leurs droits sur la vente des albums.

Samedi soir, dans l’émission « Le pont des artistes », sur France Inter, JP Nataf, ex chanteur du groupe « Les innocents » a précisé que : « seuls une trentaine de groupes arrivent à vivre de leurs concerts. Pour tous les autres c’est très difficile. Plus encore qu’à l’époque où nous avons commencés. » Petit rappel, leur plus gros succès date du début des années 90, il y a presque 20 ans !

Sachant que les ventes de CD s’écroulent de jours en jours, l’ensemble de la profession se replie sur la scène. L’économie de la musique ne dérogeant pas aux règles économiques en général, plus l’offre est grande, moins les prix sont élevés et plus la qualité se dilue dans le néant.

Plus on met de produits sur le marché, moins on a de chance de les vendre. C’est le paradoxe du commerce. Le seul gagnant est celui qui est au bout de la chaîne et qui tient les rênes du marché. Que ce soit un tourneur, un distributeur ou un producteur, leur but aujourd’hui est d’avoir le plus d’offre à proposer aux consommateurs. Si j’ai dans mon catalogue 50 artistes et que je les vends chacun une seule fois, je gagne 50 fois. En revanche, l’artiste lui ne gagne qu’une seul fois.

Le monde de la musique est une vaste partie de poker où en permanence il faut faire des paris sur l’avenir. A l’opposé d’une science exacte, l’artistique est fondé sur quelques règles élémentaires : avoir une mélodie et une voix à peu près juste. Je dis cela en pensant de suite à Bobby Lapointe ou Renaud qui sont loin d’être des exemples à suivre en termes de qualité de chant… Le reste est uniquement basé sur de l’aléatoire.

Je suis assez bien placé, malheureusement, pour savoir que ce ne sont pas toujours les meilleurs produits que l’on retrouve dans les charts. Le discours est pourtant toujours le même : « Tu vas voir, c’est trop bon, ça va casser la baraque ! » et puis, rien…

Pour en revenir à la scène, je dirais que cette semaine j’ai assisté dépité à un concert à l’OPA Bastille. Balablan jouait ce soir-là sur le même plateau que Altam, un groupe stéphanois. Ni eux, ni nous n’avions ménagé notre peine pour faire de la publicité sur cet événement. Tous les sites webs et boites mails de nos amis et fans avaient été abreuvés de messages, des affiches avaient été collées et des flyers distribués. Nous étions en tout et pour tout une dizaine dans la salle…

Beaucoup d’énergie et surtout d’espoir mis en vain dans ce concert. La prestation quant à elle fut bonne pour les deux groupes. A cela je dois rendre hommage, car quelle que soit la jauge, la plupart des artistes donnent des concerts de grande qualité. C’est tout à leur honneur.

Il y a sur Paris des centaines de spectacles tous les soirs, des plus grandes salles de concert aux plus petites caves sordides. Comment parvenir à faire son trou dans cet univers ? En fuyant très certainement la capitale et les grandes villes.

Ensuite se pose le problème de la motivation des troupes. Êtes-vous prêts à faire des kilomètres, pour donner un concert et recevoir en échange quelques euros ? Tout compte fait, à l’arrivée, il ne reste pas souvent grand chose à se mettre dans la poche. Une fois, deux fois… Si les choses ne bougent pas vite (et c’est souvent le cas) l’envie vous quitte peu à peu et vous finissez par lâcher l’affaire. C’est triste pour vous, mais ne vous en faites pas, la nature ayant horreur du vide, un autre groupe viendra prendre votre place.

Vous devez en permanence savoir avec qui vous travaillez dans votre équipe, quel est le degré de motivation de vos comparses, quel est le moteur de votre volonté. Bien souvent les jeunes artistes pensent qu’une carrière se fait en un jour et qu’il suffit de quelques concerts en MJC pour devenir des vedettes. Si cela a pu arriver à quelques-uns (les noms ne me viennent pas d’ailleurs), ce n’est pas le cas pour l’ensemble de ceux qui ont réussi. Jouer devant des salles vides, vous devez savoir que cela va vous arriver. C’est à l’aune de ces épreuves que vous pourrez mesurer votre capacité à avancer.

Bien entendu, c’est démotivant de ne pas faire le plein lors de chaque représentation. Tout le monde souhaite, et moi le premier lorsque je trouve des dates à mes artistes, que le public se déplace en nombre. Mais faut-il pour autant baisser les bras et ne pas poursuivre le combat si l’adversaire vous semble plus fort ? Je ne le crois pas. Il faut se remettre en cause et se poser les bonnes questions. Il est évident que se prendre le mur à chaque concert finit par laisser des traces sur la peau de n’importe quel rockeur, même portant un perfecto bien épais.

Puisque nous sommes loin de la science, il faut avoir foi en vous, mais sans aveuglement. Croire de manière lucide et objective en votre étoile, nous en avons tous une qui brille quelque part. Appliquer des règles simples et travailler toujours avec persévérance, en vous disant que le but que vous souhaitez atteindre n’est pas si éloigné que cela de votre réalité.

Allez, en scène ! !

Olivier Vadrot

Mardi 20 octobre 2009 par admin  
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Cassez la voix ! !

Chers amis,

Il est parfois des évidences tellement violentes à admettre, qu’il vaut mieux mettre la tête sous le sable et attendre que quelqu’un d’autre se charge de divulguer l’information.

Grâce à cet outil formidable qu’est Deezer, je peux écouter ou ré-écouter de vieux albums que je possédais par le passé et qui ont, à présent, trouvés refuge dans le fond d’un grenier. Au cours de cette semaine j’ai pris du plaisir à me faire couler dans les oreilles, quelques disques de Jacques Higelin.

Bien entendu, avec le temps et les années de pratique du monde de la musique, mon oreille entend différemment aujourd’hui. Par le passé seuls l’émotion des paroles, de la voix et de la mélodie m’importaient. Je ne prêtai guère attention aux diverses flûtes et trompettes et autres instruments utilisées par l’artiste pour modeler sa chanson.

Je vous invite à vous connecter à la plate-forme évoquée plus haut et à sélectionner « Higelin 82 » ou à fouiller dans vos archives pour dégoter un CD, un vinyle, voire une cassette achetée dans une station service d’autoroute, alors que vous partiez en vacances du coté de Concarneau tandis que tous vos copains eux allaient au cap d’Agde.

Prenez le temps d’écouter. Je ne vous demande pas d’aimer le chanteur, ni ses chansons. Juste écouter. Chaque titre est confectionné intelligemment, avec à chaque fois un véritable univers musical bien défini.

Déjà à l’époque, bientôt 30 ans, Jacques utilisait du Ukulélé et tout un tas d’objets bigarrés. Aujourd’hui on crie au génie dès qu’un artiste met quelques notes de cet instrument dans une de ses compositions, avec à la clé une petite chance d’intéresser une station de Radio France.

Ce qui m’a vraiment frappé à la suite des 50 minutes que dure l’album, c’est la recherche qui a été faite, afin de proposer une véritable œuvre et non un produit.

Je reçois des CD, j’en écoute également sur le net. Tout me semble lisse, homogène, sans aspérité, sans folie. La grande phrase à la mode, que l’on entend très souvent et que j’emploie également, je l’avoue, mais qui ne veut pas dire grand chose : « c’est bien produit !» En langage clair il faut comprendre : Le son est bon, le mix est bon, le mastering n’est pas mauvais, mais le produit ne casse pas trois pattes à un canard.

A moins d’être dans une niche, comme je l’évoquais il y a quelques semaines et de ne pas pouvoir ou vouloir déroger à la règle, il vous est instamment demandé, à vous les artistes, de travailler vos morceaux comme s’il s’agissait d’œuvre d’art et non comme de vulgaires chansonnettes. Je sais que beaucoup d’entre vous mettez tout votre cœur dans vos créations. Mais cela ne suffit pas. il faut savoir jusqu’où on peut aller trop loin. Il ne faut pas hésiter à se dire : « je suis content du résultat, j’ai mis longtemps à l’obtenir, mais suis-je réellement au bout du processus ? »

Peut-être que le titre que vous venez d’enregistrer, sous forme de maquette, dont vous et votre entourage êtes très contents, mériterait-il d’être « déconstruit », « remodelé », « détourné ». Je sais, ô combien, la hâte est grande de voir son « petit » prendre vie, d’entendre le résultat de jours et de mois de travail. Cette impatience ne doit pas vous détourner de votre but artistique, créer une œuvre.

Alain Bashung a commencé sa carrière de chanteur en 1966. Il avait déjà à l’époque une posture quelque peu rebelle et chantait des choses impossibles à diffuser à la télé ou sur les ondes radio comme : « T’es vieux, t’es moche ». Son élocution était très claire et finalement sans caractère. Puis, le travail, la recherche, lui ont permis d’aboutir à ce que nous connaissons tous. Combien d’années lui a-t-il fallu pour parvenir à cette diction qui lui était propre ? 20 ans ! A présent, il ne faut pas plus de quelques secondes pour reconnaître ce timbre de voix inimitable.

Tout comme un peintre fait évoluer sa palette, Bashung a su modifier sa voix pour enfin trouver la sienne. Si Picasso était resté coincé au début du 20ème siècle, il est à peu près sûr que nous en parlerions beaucoup moins aujourd’hui.

N’oubliez pas que votre texte n’est peut-être pas de la poésie, mais votre chanson, paroles, musiques et arrangements, doivent être entendus, comme on regarde un tableau, dixit Jacques Brel. Une chanson c’est un tout.

Ce qui fait que l’album « Higelin 82 » est aujourd’hui aussi bon qu’hier, c’est justement par le travail acharné de l’artiste. A force d’avoir remis son ouvrage sur le métier, il est parvenu à créer une œuvre d’art. Je n’en dirai pas autant de tous ses albums. Il faut tout de même savoir resté objectif et ne pas être aveuglé par la grandeur du créateur.

Un artiste, par essence, doit outrepasser les codes. Si vous proposez à notre écoute des chansons qui nous feront penser immédiatement à ce qui a déjà été fait, il est fort probable que vous n’aurez pas notre oreille très longtemps.

Soyez originaux ! Inventifs ! créatifs ! Artistes quoi !

Olivier Vadrot

Mardi 13 octobre 2009 par admin  
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(Olivier Vadrot, membre de la Team ZicMeUp, nous propose sa chronique hebdomadaire. Vous pouvez le retrouver sur son site www.oliviervadrot.com)

C’est la même chanson ! !

Chers amis,

Il m’est arrivé dernièrement de relire quelques chroniques publiées par le passé. Ma première réaction a été de me dire : « Waooo ! tout ce que tu écris est si positif que si je ne te connaissais pas, j’aurais envie de te rencontrer. » Bon, il faut tout de même rester réaliste, modeste et avouer que parfois les choses ne vont pas toujours si bien que je les présente. L’échec fait partie du jeu.

La semaine passée, j’avais un gros rendez-vous avec un client. Si je faisais affaire, c’était une nouvelle aventure artistique à suivre de bout en bout et plusieurs mois de trésorerie d’assurer. Autant vous dire que je voulais le décrocher ce business. Etant en concurrence avec d’autres sociétés, il se pouvait très bien que la chose m’échappe et c’est bel et bien ce qu’il advint. Tant pis…

Au cours de la négociation, il a été question à plusieurs reprises de la présence sur internet, via toutes les plates-formes de téléchargement légal, de l’artiste dont je devais m’occuper. Fallait-il être plutôt sur tel site ou sur tel autre ? A cette question j’apportai une réponse qui ne sembla pas satisfaire les décideurs. « Quel budget êtes-vous disposés à mettre sur la table ? ». Silence. Gêne. « Le budget… ».

Il me semble qu’une petite précision s’impose. Beaucoup de jeunes artistes confondent les plates-formes de téléchargement avec les distributeurs numériques. Pour le virtuel, il en est de même que pour le physique. Avant de vous retrouver sur FNAC.com, Virginmega ou itunes, entre autre, vous devrez avant tout passer par une société qui récupérera vos œuvres, vous fera signer un contrat et ensuite mettra vos titres en ligne dans les magasins virtuels. Elle sera également chargée de vous reverser les montants que vous aurez gagnés en vendant votre musique.

Vous trouverez sur le net de nombreuses structures capables de vous héberger. Nous recevons tous de nombreux mails de celles-ci, proposant de faire de vous, les futurs multi millionnaires du show biz, grâce à cet outil merveilleux qu’est le net. Vous pensez, être à Chateauroux et pouvoir vendre votre musique au Japon, aux USA ou à Dijon, c’est vraiment révolutionnaire. T’as raison, coco ! !

Le but de ces sociétés est de faire du volume, afin d’avoir une offre conséquente à proposer aux internautes et ainsi de multiplier le nombre de ventes et donc de gonfler leur chiffre d’affaire. Je tiens à préciser tout de suite que je ne trouve pas ces pratiques condamnables. Au contraire, plus il y a de possibilités de diffusion de la musique, plus il y a de chances que les artistes s‘y retrouvent.

Je n’entrerai pas dans le débat qui consiste à faire passer les distributeurs pour d’affreux capitalistes qui se moquent des artistes et de leur catalogue et qui ne pensent qu’à devenir si gros que très vite une offre de rachat de leur société, par un géant du divertissement, tombera et fera d’eux des gens très riches. Le commerce, y compris artistique, a des règles qu’il faut accepter.

Une petite anecdote à présent. Le producteur d’une chanteuse avec laquelle je travaillais, m’appelle l’an passé en me disant : « Tu te rends compte, c’est génial ! Ils sont prêts à mettre l’équivalent de 15 000 € de publicité sur le single ». Cela signifiait une mise en avant du visuel du single sur les portails de sites de téléchargement et une présence accentuée du titre dans un player. Les jours et les semaines passent et rien ne se produit. J’invite le producteur à les rappeler. Voici le fin mot de l’histoire. Effectivement la plate-forme était OK pour faire une belle publicité pour le single, sur tous les sites sur lesquels ils sont présents. En contrepartie, ils attendaient le plan promo média traditionnel : Radio, télé, journaux… Si la production met de l’argent sur la table, le distributeur en met aussi. Si le producteur garde la main dans sa poche…

Bien entendu, le-dit single ne fut jamais mis en avant sur aucun site et les revenus qu’il généra furent si ridicules que l’équipe ne put même pas fêter ça autour d’un bon hamburger, dans un fast food… Quel dommage ! !

Un éditeur suisse, d’un certain âge, avec qui je parlai d’internet, me dit un jour : « Vous me faites rire avec votre truc. Vous me rappelez le début de la FM. C’était soi-disant le nouveau moyen de se faire connaître. Tu parles ! Si t’as pas de budget promo pour faire parler de toi, t’as quasiment aucune chance de sortir ».

On me demande parfois s’il faut y aller ou non, chez ces distributeurs. Je dis oui, allez-y. Toutefois, prenez garde aux termes du contrat et au lieu de résidence de la société. Récemment, une de ces boites a déménagé en un pays neutre de l’Europe, après avoir engrangé de belles sommes d’argent. Les artistes floués doivent à présent se battre, de toutes leurs forces, pour récupérer ce qui leur est dû. Après l’artistique, voici le juridique…

Cet arbre mort, ne doit pas cacher la forêt de possibles qui s’offrent à vous. Foncez avec lucidité vers ces nouveaux mondes et devenez virtuellement achetables réellement !

Musicalement

Olivier Vadrot

Lundi 5 octobre 2009 par admin  
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(Olivier Vadrot, membre de la Team ZicMeUp, nous propose sa chronique hebdomadaire. Vous pouvez le retrouver sur son site www.oliviervadrot.com)

Chers amis,

Par cet article, j’inaugure cette semaine une nouvelle collaboration. En effet, l’équipe fondatrice du site www.zicmeup.com m’a proposé de publier mes bulletins sur leur blog. Tout comme vous, auteurs, compositeurs, interprètes, ne refuseriez sans doute pas d’être présents sur de nouveaux réseaux de diffusion, j’ai accepté avec grand plaisir cette visibilité supplémentaire et les remercie sincèrement.

Au cours de la semaine passée, j’ai fait affaire avec Steve et Heather, un groupe franco-américain, qui pratique la Country music dans notre pays. Nous avons ensemble deux beaux défis devant nous. Tout d’abord, ils seront sur la scène de l’Alhambra le 8 novembre prochain, puis juste après sortira leur nouvel album.

Le fait de travailler pour la première fois sur ce créneau musical, m’amène plusieurs réflexions.

En premier lieu, il ne faut jamais sous-estimer les styles musicaux que nous n’avons pas l’habitude d’écouter. Pour moi, la Country c’était un univers un peu simpliste : Guitare, bière, cow-boy… Même si on n’est pas très loin de ce tableau là, ce monde est beaucoup plus riche que je ne le pensais. Surtout, j’ai rencontré des gens heureux, avec une vraie joie de vivre et une folle envie de communiquer cet état d’esprit à l’ensemble de leur congénère. Cela fait énormément de bien de sortir des considérations existentielles à 2 balles des futurs stars de la chanson française, qui ne pensent qu’à crachoter dans un micro en se regardant le nombril. Il y en a qui font ça très bien, certes. Mais il y en a beaucoup également qui le font très mal.

En second lieu, je découvre « une niche ». La country music, n’est pas encore bien intégrée par les médias nationaux. Pourtant en France, il y a des radios spécialisées (Musicbox), des émissions dédiées (Big cactus country), des dizaines de festivals (Mirande, Bain-de-Bretagne…), des journaux (Dream West), des centaines de clubs de danseurs en ligne, des stages, des bals, des boutiques…

La communauté française est en contact direct et permanent avec les Etats-Unis. Ce qui permet à nos artistes d’être pour certains, entendus et diffusés sur le sol américain. Et au-delà d’être appréciés. J’en veux pour preuve que Steve et Heather, viennent de recevoir une invitation officielle à ce qui est une des plus grosses émissions de country US : « The midnight Jamboree ». Rassurez-vous, pour moi non plus, jusqu’à il y a dix jours, cela ne voulait pas dire grand chose. Aujourd’hui, je dirais que ce programme est un peu à la country aux USA, ce que Taratata est à la Pop en France, une institution. Une participation à cette émission et ce ne sont plus quelques dizaines de milliers de fans français qui vont les écouter, mais environ 10 millions d’américains ! !

Pour en arriver là, Steve et Heather ont beaucoup travaillé. Ce n’est pas parce qu’il y un créneau à prendre que celui-ci se gagne facilement. Au contraire, plus je rencontre d’artistes, plus je me rends compte que seuls les efforts démultipliés viennent à bout des résistances et permettent de cheminer sur la bonne voix. Il y en a d’autres qui essaient d’atteindre leur niveau de notoriété (couverture du dernier numéro de Dream West, s’il vous plaît !), mais si ceux-là n’agissent pas comme si leur vie en dépendait, ils n’y parviendront sans doute jamais.

Si comme Steve et Heather, vous êtes sur « une niche », que vous fassiez du Hard Rock ou du jazz fusion, dites-vous que vous avez une petite chance de plus par rapport à tous vos confrères. Les diffuseurs étant peu nombreux, vous aurez plus de facilités à les contacter, à vous faire entendre et finalement à vous faire remarquer, si votre travail est de qualité.

Je ne voudrais pas que mes propos soient mal compris, ni que l’investissement des artistes dont je parle soit sous-estimé. Pour avoir la première place, il faut être bon !

Je vous invite à présent à aller faire un tour chez votre marchand de journaux. Mettez-vous dans la peau d’un jeune rappeur et regardez le nombre de parutions en rayon. Si vous parvenez à faire diffuser une news concernant votre prochain album, dans un de ces nombreux magazines, quel impact cette annonce aura sur la communauté ? Infime, c’est certain. Mais c’est mieux que rien, on est d’accord. Et après ?

Je connais une jeune demoiselle qui pratique la Pop chrétienne ! Je peux vous assurer que même si elle n’apparaît pas au journal télé, ni dans les émissions spécialisée, elle vend beaucoup plus de disques et est très connue dans son milieu.

Ne craignez pas d’être un peu seul, sur un créneau à part. Au contraire, cela peut être une chance. Mettez en avant votre différence et imposez-vous dans votre communauté. Cela représentera pour vous une belle victoire. Et s’il y en a qui aboient, renvoyez-les dans leur niche.

Musicalement,

Olivier Vadrot

Mercredi 18 février 2009 par admin  
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L’interview intégrale d’ Olivier Vadrot, membre de la Team ZicMeUp, attaché de presse, manageur,…et bien sûr Jury du ZicMeUp Tour 2009
Le point notamment sur les nouveaux outils de promotion et de développement qu’offre Internet pour les artistes.

Mercredi 18 février 2009 par admin  
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Découvrez sur le blog l’émission spéciale (en 2 parties) de la WebTV ZicMeUp consacrée au lancement du ZicMeUp Tour 2009.

Au sommaire de cette épisode présenté par S%C

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