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Mardi 2 février 2010 par admin  
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(Olivier Vadrot, membre de la Team ZicMeUp, nous propose sa chronique hebdomadaire. Vous pouvez le retrouver sur son site www.oliviervadrot.com)

L’âge idiot ! !

Ou

Y a-t-il un âge limite pour se lancer dans la chanson ?

Chers amis,

Janvier reste sans doute le mois le plus triste de l’année. Même si vous réalisez de belles opérations, il demeure un sentiment de malaise et de couvercle qui pèse sur nos têtes, comme l’écrivait Baudelaire. Nous sommes d’ailleurs tous frappés par cette sensation. Dans ces conditions psychologiques peu favorables, il est très difficile de se faire entendre, surtout lorsque vous annoncez de mauvaises perspectives à vos interlocuteurs…

Je reçois, la semaine passée, un appel d’une chanteuse avec laquelle je suis en contact de loin en loin. Elle me donne de ses nouvelles et m’annonce ce qu’elle souhaite pour l’avenir : Sortir un nouvel album et refaire une scène à Paris au printemps. Son premier CD est sorti en juin 2009 et elle a donné trois concerts, à la même période, au café de la danse. Le disque ne s’est pas vendu et les retombées du spectacle ont été si peu nombreuses que le producteur a perdu beaucoup d’argent.

Cette demoiselle a beaucoup d’atouts dans son jeu, malheureusement, elle ne sait pas comment les jouer. Elle possède tout pour investir le créneau de la chanson world. Originaire du bassin méditerranéen, elle chante aussi bien en français qu’en espagnol ou italien, maîtrise le corse, arrange certains de ses titres aux couleurs orientales, danse le flamenco comme une vraie gitane. Malheureusement, elle voudrait être considérée comme une artiste de « variété ».

Je lui fais remarquer qu’elle n’a pas le répertoire qui correspond à ce qu’elle souhaite et que son univers est en total décalage avec les chanteuses qu’elle aimerait côtoyer. Celles que l’on voit sur Virgin 17 ou NRJ 12. De plus, j’attire son attention sur le fait qu’un des critères de sélection de nos jours est l’âge de l’artiste. Combien de fois ai-je entendu : « Ho ! mais elle est beaucoup trop vieille ! ! » Ce propos d’un programmateur était destinée à une chanteuse très jolie, mais ayant passé le cap des 28 ans… Que répondre à cela ? Pas grand chose.

Du coup, la chanteuse que j’avais au bout du fil à fait bien des efforts pour trouver quelques noms d’artistes ayant réussi au-delà de la barre fatidique des 25 ans. Elle a cité pêle-mêle : Sansévérino, Yves Jamait, Bénabar, Gainsbourg et quelques autres. Je lui fis remarquer que ce n’étaient que des hommes dont elle parlait. Aucune femme à l’horizon. Bien entendu en cherchant bien, on pourra sans doute trouver la femme qui est apparue alors que personne ne l’attendait et qui a fait une carrière extraordinaire, mais là franchement ce nom ne me vient pas. Remonter à Barbara ou Catherine Ribéiro laissera la jeune génération perplexe.

Le métier du spectacle est très indulgent envers les hommes. En effet, vous débarquez sur une scène et chantez vos blessures, même à 40 ans cela peut toucher le public, sans que celui-ci d’ailleurs ne trouve à redire à la qualité de vos pansements. En revanche, une femme qui se présenterait dans les mêmes conditions, sur le même plateau aurait beaucoup plus de mal à se faire entendre. C’est juste une question d’âge et de physique.

La demoiselle doit faire rêver, doit donner envie aux spectateurs de rester devant leur poste, si elle a davantage l’âge d’être une mère plutôt qu’une adolescente, cela n’intéressera pas les décideurs. On entre là dans tout à fait autre chose que le choix et l’appréciation purement objectifs basés sur la qualité artistique d’une chanson. Il y a des réflexes inconscients auxquels peu de professionnels échappent. Ils vous diront tous le contraire et pourtant.

J’ai cru naïvement par le passé, qu’il était possible d’imposer, dans le milieu de la variété, une chanteuse à la trentaine fringante. Aujourd’hui, je suis totalement convaincu du contraire. Et ce constat me rend triste pour les dizaines d’artistes de qualité qui existent et qui ne parviendront jamais à se faire entendre, uniquement parce qu’elles ont pris leur carrière en main beaucoup trop tard. Cette forme d’injustice est inadmissible, car c’est renvoyer la chanteuse non pas à son statut d’artiste, mais d’objet sexuel.

Vous pourrez tenter de me démontrer le contraire de ce que j’avance. Encore une fois et comme je le dis souvent, je ne demande qu’à être convaincu et reconnaître que je suis dans l’erreur. Je ne prétends pas détenir la vérité, mais les exemples autour de nous, ne m’incitent pas à la mesure.

Bien entendu, mesdemoiselles, mesdames, vous n’êtes pas à l’abri d’un « splendide hasard » qui pourrait vous permettre d’accéder à la notoriété à un moment où toutes les portes semblent closes, mais personnellement, je ne parie jamais sur l’irrationnel. Peut-être est-ce un tort ? Je poserai la question à Susan Boyle.

Olivier

www.oliviervadrot.com

Lundi 25 janvier 2010 par admin  
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Tout va très bien madame la marquise ! !

Ou

Comment se persuader que le marché musical est bien portant

Chers amis,

Comme beaucoup d’entre vous, je suis allé cette semaine au cinéma, découvrir le biopic de Joann Sfar consacré à Serge Gainsbourg. Je n’entrerai pas dans l’analyse du film, ni même n’en présenterai une critique. Je dirai juste que j’ai passé un bon moment, voilà tout.

Toutefois, une chose a attiré mon attention et m’a largement intrigué : Quelle était le niveau de vente des albums de Gainsbourg ? Je veux dire de ces propres disques et non ceux qu’il écrivait pour d’autres chanteurs. Deux chiffres me semblent significatifs. Au cœur des années 70, alors que l’industrie musicale ne connaissait pas la crise, Il sort en 1976 « L’homme à tête de chou », puis en 1979 « Aux armes etc… ». Du premier il en vendra, à l’époque, 13 000 et du second plus d’un million. Heureusement, le temps a fait son œuvre et les chiffres sont très nettement remontés pour cette pièce majeure dans le parcours de ce créateur génial.

Aujourd’hui alors que nous touchons presque le fond en terme de chiffres de vente, il y a des gens, ceux qui font partie des milieux autorisés, qui affirment que tout ne va pas si mal que ça et que la situation est quasiment sous contrôle. J’ai lu un article, sur le nouvelobs.com, qui reprenait les propos de David El Sayegh, le patron du SNEP : « Les chiffres de l’industrie musicale en 2009 sont très bons ».

Je me suis donc précipité sur le site du syndicat des éditeurs phonographiques et j’ai consulté le document accessible en ligne. Sur les 9 premiers mois de 2009, le recul en terme de vente, « n’est que de – 9,3 % » (- 11,4 % CD, + 3,5% digital). En l’espace de 4 ans, le volume, en millions d’euros, est passé de 558 à 347, soit quasiment 40 % de perte de chiffre d’affaire. Si dans une telle situation on vous dit que tout va bien ou presque, il est tout de même permis de douter, les statistiques parlent d’elles-mêmes, non ?

Je me souviens d’une époque où, lorsque je me rendais dans mon supermarché, je passais régulièrement au rayon CD, voir les nouveautés, découvrir quelques titres sur les bornes d’écoute, dénicher une affaire. Les disques étaient disposés sur trois rayons entiers. Aujourd’hui, l’espace réservé à la musique enregistrée, a fondu comme neige au soleil et ne représente plus qu’un demi rayon. Autant dire que si vous voulez le dernier titre entendu sur NRJ, Fun ou vu sur M6 et MTV, vous le trouverez sans aucun doute. En revanche les produits distribués par de petits indépendants…

D’ailleurs une responsable des achats de CD d’un magasin Cultura me l’a dit clairement : « On ne travaille quasiment plus avec les indépendants. Seules les distributions des majors sont bien représentées. »

Alors, vous allez me demander pourquoi cet étalage de chiffres et ce constat aujourd’hui ? A un moment, lorsque votre CD sera prêt, il vous faudra vous allier à un distributeur, pour que le public puisse trouver le disque en magasin. Si vous liez les deux informations que je vous donne : Chute massive des ventes + absence de petits distributeurs dans les enseignes de ventes, vous aurez de grosses difficultés à mettre en avant votre travail.

Bien entendu la plupart des distributeurs vous diront qu’ils sont présents partout. Il est vrai que votre disque pourra se trouver dans un bac à la FNAC ou chez Virgin, mais en dehors de ces quelques points précis… De plus, vous pouvez être présents dans ces magasins, mais ce n’est pas pour cela que vous serez certain de vendre. Pourquoi ? Tout simplement parce que les meilleures places : en façade, en borne d’écoute, en présentoir sont réservées, comme d’habitude, aux gros distributeurs…

Si par hasard, vous êtes signés chez un petit distributeur et que vous obtenez une notoriété foudroyante (ce que je vous souhaite sincèrement), alors là oui, vous prendrez votre place parmi les machines de guerre, tout simplement parce que vous rapporterez beaucoup d’argent.

Le mètre carré en magasin a une valeur et celle-ci se rentabilise en vendant ce qui marche. Fini le temps où le chef de rayon pouvait mettre en avant ce qui lui plaisait et en faisait profiter ses clients. Diam’s, Pagny, De Palmas passent à la télé, alors on en vend. Les têtes raides, Leprest, Guidoni en sont absents, alors impossible ou très difficile de les acheter.

Le point noir de cette histoire est que pour l’instant personne ne trouve ou ne propose de solution alternative, pour que les artistes puissent de nouveau vivre de la vente de leur travail. Ce n’est pas la maigre progression de la vente digitale qui peut laisser de l’espoir à la jeunesse. Hadopi ne changera rien. Pour ceux qui vendaient beaucoup auparavant peut-être, mais pour les petits ? Alors, la licence globale ? Qui sait…

Olivier

www.oliviervadrot.com

Lundi 18 janvier 2010 par admin  
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Les sectes ! !

Ou

Comment échapper aux vendeurs de rêves

Chers amis,

La semaine qui vient de s’écouler a été très fructueuse et remplie de rencontres très intéressantes, tant professionnellement qu’humainement. Je souhaite vivement que les 7 prochains jours ressemblent aux précédents et surtout qu’il en soit de même pour vous. Malgré tout, je suis certain que nous sommes le premier acteur de notre vie et de notre réussite.

Je suis en contact assez régulièrement avec Eric, un chanteur qui vit dans la région de Grenoble. Nous échangeons par mail, sur l’évolution de son travail. Il me demande mon avis. Modestement j’essaie de l’aider.

Je reçois de sa part, un message, il y a une dizaine de jours. Il me dit avoir été contacté par une société de communication « très intéressée par son profil » et qui souhaite entrer en relation avec lui assez rapidement. Avant toute chose Eric a la gentillesse de me demander mon avis sur la société qui lui a écrit. Je me renseigne sur le net et n’y découvre pas grand chose d’exceptionnel. Je conseille donc au chanteur convoité, d’aller dans un premier temps au rendez-vous fixé par cette agence et qu’il me tienne au courant de son entretien.

Quelques jours plus tard, Eric m’appelle et me trace dans les grandes lignes les points abordés au cours de sa rencontre. Bien entendu la société a littéralement craqué sur l’artiste. Elle compte faire de lui une future vedette de la scène française. Comment procéder ? Le développement est très simple : Tu nous donnes 1200 € et un de nos agents se rend au MIDEM fin janvier et présente ton travail au monde entier ! ! ! Ils ont de très bons contacts avec le Canada et le Japon, paraît-il.

« Qu’en penses-tu ? », me demanda-t-il ? Ma réponse fut assez simple : « Méfie-toi ». Je suis allé au MIDEM, il y a 3 ans. J’ai vu comment les professionnels de « l’édition » travaillent. Ils viennent du monde entier s’échanger des catalogues de titres, parlent beaucoup de la chute des ventes de CD, retrouvent de vieux copains qu’ils n’ont pas vu depuis l’an passé, boivent de bons coups, mais ne sont pas, ou plus, ou rarement, là pour dégoter la perle rare de la chanson.

Je demande à Eric s’il sera le seul de l’écurie de cette société à être présenté à Cannes ? Non, bien sûr. Les gentils communicants confectionneront un joli CD d’une dizaine d’artistes, avec une belle jaquette et une non moins jolie pochette plastique. Ce produit extraordinaire sera distribué au grès des rencontres internationales. C’est bien connu, le Japon raffole de nos chanteurs. Voyez les carrières de… comment s’appellent-ils… ? Vous ne voyez pas ? Moi, non plus.

Ce que je vois c’est juste la multiplication de 1200 € par la dizaine de chanteurs qui auront bien voulu cracher dans le porte-monnaie de ces gens-là. Ainsi, leur MIDEM sera payé (VHR inclus, bien entendu). Ils pourront se pavaner sur la croisette et s’enorgueillir, auprès de leurs fréquentations parisiennes, d’avoir vu de magnifiques couchers de soleil, tout en croisant Pascal Nègre et quelques vedettes américaines dans le hall du Carlton.

Le jour ou de manière répétée et confirmée, la chanson française sera à l’honneur du MIDEM et s’exportera à travers le monde sur simple présentation d’une compilation, alors là je dirai : oui, allez-y ! D’ailleurs à cet instant il n’y aura aucune raison de payer d’avance, puisque le combat sera gagné avant même d’avoir débuté.

Face à ce genre de propositions, je vous invite à rester très prudent. Le marché francophone, ne se détermine pas au bord de la Méditerranée. On sait plus ou moins comment il fonctionne. Alors, si quelqu’un vous vend l’internationale, alors que vous n’avez pas sorti de titre en France, que vous n’êtes signé nulle part, que vous n’avez pas d’éditeur, vous êtes en droit de vous poser quelques questions.

Attention, le principe de payer pour participer à une compilation qui sera présentée à des décideurs ou des médias, ne me choque pas en soi, tant que cela reste sur des montants acceptables. Quelques dizaines d’Euro, pas plus.

Il y a régulièrement des gens qui m’écrivent en me disant : « Oui, mais moi je connais quelqu’un pour qui ça a marché… ». Combien d’autres ont dépensé des sommes folles pour rien ? Combien d’artistes ont emprunté, ont vidé leur compte, se sont ruinés ?

Il faut toujours mettre en perspective les moyens engagés, face aux retombées que l’on peut obtenir. Il faut toujours se renseigner sur les possibilités et les réussites de celui qui veut vous soutirer de l’argent. Il faut toujours rester vigilants et ne pas céder facilement dès que l’on entend des mots tels que : MIDEM, TELE, RADIO…

Ne soyez pas tenté d’enrichir d’obscures officines qui ont pignon sur rue. Les sectes jouent sur les mêmes cordes sensibles : « T’es l’meilleur, t’es l’plus beau, file-moi tes ronds ! ». On sait comment sont fragiles et vulnérables les artistes. Ne tombez pas dans le panneau. Les temps sont durs, gardez vos sous et essayez de les dépenser à bon escient.

Musicalement.
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Mardi 22 décembre 2009 par admin  
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L’ espoir ! !

ou

Comment David Bowie et Led Zepplin ont failli ne jamais faire carrière

Chers amis,

Nous y voilà enfin. La fin d’année approche à grands pas, avec son cortège de repas et cadeaux en tous genres (des CD peut-être ? Si vous en achetez encore). Je ne voulais pas finir 2009 sur une note négative, le temps à l’extérieur se charge très bien de nous saper le moral avec ses températures polaires. Non, c’est décidé, je finirai ce mois de décembre avec quelques mots qui, j’espère, vous permettront d’affronter 2010 avec une pêche d’enfer et une détermination à toute épreuve.

Il y a une dizaine d’années apparaissait sur nos écrans la Star Académy. Les plus jeunes trouvèrent cela formidable que de laisser une chance à de véritables inconnus de devenir de vraies vedettes. Le principe du télé-crochet n’était pourtant pas une découverte émanant des neurones ultra-performants des chercheurs de chez Endémol. Non, ce type de jeu existait il y a bien longtemps déjà.

Au cœur des années soixante il y avait de tels programmes. En France nous avons eu dès 1965, à l’ORTF, le Jeu de la Chance. Pour la première fois des téléspectateurs votaient pour leur artiste préféré. Au mois de novembre de cette année-là, la France découvrit d’une part Georgette Lemaire et d’autre part Mireille Mathieu. On connaît les carrières de chacune.

Je veux aujourd’hui vous emmener de l’autre coté de la Manche, en Angleterre. La BBC organisait elle aussi un concours, qui ressemble étrangement à celui qui a vu vaincre Susan Boyle « Britain’s got talent ». Des inconnus se présentent face à un jury et proposent leur travail, avec l’espoir d’être sélectionnés pour le tour suivant.

Hé bien, en 1965, un parfait inconnu nommé David Bowie, participa à ce jeu. A la surprise générale, il ne passa pas le premier tour et fut rejeté comme de nombreux autres. On lui reprocha un physique différent et surtout une voix pas très claire, quelque peu déraillante. On connaît la suite, d’abord Ziggy Stardust, puis une carrière solo exemplaire avec des millions de disques vendus à travers le monde.

En 1969 cette fois, un groupe de jeunes chevelus se présenta devant les sommités qui composaient le jury. Ils branchèrent leurs guitares électriques et entamèrent un morceau survitaminé et décoiffant. Eux non plus n’eurent pas le droit d’aller plus loin que cette simple présentation. Led Zepplin ce jour là aurait pu mourir de sa belle mort, pensant que ce métier n’était pas fait pour eux, mais voilà, ils se sont accrochés et quelques mois après ce passage infructueux, ils sortirent un album qui restera gravé dans les mémoires de tous ceux qui aiment le rock. Jimmy Page, Robert Plant et les autres connurent également la gloire après être passés à travers le tamis des sélections de ce jeu qui pensait séparer le bon grain de l’ivraie.

Vous ai-je dit que Jacques Brel, au début des années 50, participa à un concours au casino de Knoke-le-Zoute, tout seul avec sa guitare et qu’il finit bon dernier !

Nous avons, nous autres, un pouvoir tout relatif, lorsque nous participons à un jury et cela m’arrive sur le Zicmeup Tour, celui de couronner de jeunes talents et d’en oublier d’autres… Je ne sais qui à la BBC en 1965 et 1969 a gagné le concours. Je sais que chaque année les professionnels parient sur de nouvelles têtes, et c’est bien normal, mais sont-ce celles-ci que l’on retrouve en haut de l’affiche 10, 20 ou 30 ans plus tard ? Rien n’est moins sûr.

Je ne peux que vous inviter à vous inscrire à toutes les épreuves que vous rencontrerez. Celles-ci sont formatrices et, quoi qu’il advienne, vous feront progresser, c’est certain. D’expérience, je peux vous assurer que je suis resté en contact avec quelques groupes ou artistes qui n’ont pas pu gravir les marches des podiums, mais qui connaîtront leur heure de gloire à un moment ou un autre. Il ne faut pas craindre l’échec lorsque l’on se jette dans l’univers fracassant du show business. Il faut se dire que cela finira par sourire. Parfois cela peut prendre du temps, beaucoup de temps.

Je profite de cet article pour vous dire que j’ai pris énormément de plaisir à vous écrire toutes les semaines depuis presque un an maintenant et surtout que vos messages et commentaires m’ont particulièrement touchés. Moi aussi, je suis comme vous, j’ai besoin de recevoir votre feedback pour pouvoir progresser. Grâce à vous j’avance. Soyez-en remerciés.

Il me reste à vous souhaiter une belle fin d’année 2009.

Avec toute mon amitié.

Olivier

Lundi 14 décembre 2009 par admin  
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Bosse huit heures, bosse ! !

ou

Comment découvre-t-on un véritable show man

Chers amis,

Inutile de tourner autour du pot et de vous faire croire à des mensonges. Je dois bien l’avouer, je n’ai jamais regardé le moindre numéro de la Star Académie. Cela doit faire bientôt dix ans que ce programme existe et jamais celui-ci ne m’a intéressé. Qui a gagné l’édition numéro 1, 2, 3… ? Aucune idée. Si je me souviens bien, Olivia Ruiz y a participé mais sans aller jusqu’au bout. Quant aux autres…

Il y une dizaine de jours, Frédéric Féder, un de mes amis, animateur sur Nostalgie et professeur au Studec, me propose de l’accompagner au casino de Paris, afin d’assister au concert de Quentin Mosimann. Autant vous dire qu’avant sa proposition, ce nom ne me disait rien. Je l’avais sans doute lu une fois ou deux sur quelque site web, mais sans y prêter attention. Ne refusant jamais une occasion de découvrir de nouveaux talents, j’ai accepté avec grand plaisir de me rendre dans la salle mythique de la rue de Clichy.

Avant cela j’ai pris quelques renseignements sur le garçon que j’allais voir, pour ne pas être totalement déconnecté de son actualité. Donc comme cité plus haut, ancien de la star Ac’, un double album composé de chansons originales et de reprises de la chanson française jazzifiées, une tournée qui s’achève justement à Paris le 11 décembre au soir, un nouvel album électro qui sortira le 25 janvier et une nouvelle tournée qui redémarre début février, avec en point de mire l’Olympia au mois de septembre 2010. Avec tout ça en tête j’étais bien équipé et en connaissais assez sur le sujet.

La salle était pleine à craquer de vrai public. Il n’y avait que très peu d’invités. En première partie nous avons eu droit à une jeune chanteuse issue de je ne sais plus quelle comédie musicale. Immédiatement nous avons été envahis d’un sentiment de malaise. Oui, cette demoiselle chante juste et a un joli timbre de voix, mais qui lui a dit de s’habiller comme cela ? Qui lui a dit de commencer son numéro en s’excusant d’être là ? Qui lui a dit de cacher ses jolis yeux derrière une frange qui la coupe de son public ? Je ne le dirai jamais assez, mais parfois le bon sens demeure ce qu’il y a de plus précieux quand on n’a pas d’imagination. Vous voulez vous looker mais ne savez pas comment, faites simple. Vous ne savez pas quoi dire au public face à vous, ne dites rien ou le minimum. Des mots simples et positifs. Montrez de l’énergie, ne soyez pas amorphes. Prenez du plaisir à chanter, nous en prendrons aussi. Si vous voulez être efficace, préparez-vous.

Puis est arrivé Quentin. Là, ce fut une véritable claque, un vrai show man est apparu. En ce qui concerne les chansons, je passe, car il est le premier chanteur que je croise qui ne possède aucun répertoire ! Ses titres personnels ne sont pas très intéressants, au regard de ce qu’il propose en terme de reprises. Mais là n’est pas mon propos.

Ce garçon entre sur scène, bien looké. On le sent à l’aise. Il prend l’espace scénique comme d’autres se vautrent dans un canapé moelleux. Il est là, chez lui, présent. Il fait le show. Il passe du piano, à la batterie, puis aux guitares, avant de venir à son micro. Il saute dans tous les sens, grimpe sur les enceintes, descend dans la salle, disparaît, puis réapparaît au balcon, disparaît de nouveau, chante et revient sur scène, fond en larmes lorsque apparaissent des centaines de roses dans les mains de ses fans, transforme le casino en véritable dance floor, termine son concert torse nu par un énergique solo de batterie. Une pêche communicative qui ne peut laisser personne indifférent.

Deux heures de show et les lumières s’éteignent. Le public sort. Nous jouissons du privilège de pouvoir demeurer dans le casino, afin de le féliciter chaleureusement. Valérie, une de ses productrices vient à nous. Nous échangeons quelques mots et faisons part de nos critiques. Au cours de ces minutes, je peux mesurer que, outre les talents que peuvent avoir naturellement les artistes, s’ils ne sont pas bien entourés et ne se mettent pas au travail, leur talent ne leur servira à rien.

Quentin et son équipe ne s’accorde qu’une petite semaine de pause, avant dès jeudi prochain de rentrer de nouveau en studio afin de répéter le prochain spectacle, qui ne démarrera qu’en février ! Pas le temps de s’endormir sur ses lauriers. Il faut déjà penser à la suite, mais y penser de manière active et non de façon rêveuse.

Rien dans ce milieu n’est jamais acquis. Il faut sans cesse remettre son ouvrage sur le métier. Si vous ne passez pas un maximum de temps sur votre instrument, à faire des gammes ou des vocalises, à chercher perpétuellement à être encore meilleur aujourd’hui qu’hier, alors il est à parier que vous serez vite essoufflé par le rythme à suivre pour arriver en haut de l’affiche.

Tout comme un sportif s’entraîne tous les jours pour monter sur la plus haute marche du podium, vous devez avoir la même combativité et la même persévérance qu’eux. Sinon, vous serez rattrapé par la voiture balais.

Musicalement

Olivier

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Lundi 7 décembre 2009 par admin  
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Toi, mon vieux copain ! !

Mon horoscope ce matin m’indique que, en tant que lion, j’en fait trop et qu’il faut lever le pied, sinon je cours le risque de m’épuiser… C’est bien la première fois que je trouve un message aussi négatif dans les étoiles. Si je le comprends bien, il me conseille, pour parvenir à atteindre mes objectifs, d’en faire le moins possible ! ! ! Je n’ai jamais lu un tel précepte dans aucun ouvrage traitant de la réussite professionnelle. Faites comme moi, dès demain, même si la tentation est forte, passez rapidement la page consacrée aux astres…

J’ai eu le grand plaisir la semaine passée, de présenter mon activité de blogueur sur l’antenne de Radio Néo. Depuis, le nombre de pages vues sur mon site me prouvent que la voie médiatique traditionnelle, radiophonique, a encore de beaux jours devant elle.

Bien entendu, j’ai reçu quelques messages « intéressés » de la part de quelques faux amis. Ils se découvrent toujours au mauvais moment.

Cela me renvoie à une discussion que j’ai eue il y a de cela deux ans en arrière. A cette époque je travaillais avec un garçon, sûr de son talent et de ses amitiés dans le show business. Il est vrai qu’il collectionnait un nombre de numéros de téléphone assez conséquent et appelait très facilement des animateurs télé ou radio, au beau milieu du jour ou de la nuit. Lors de nos premières rencontres, je dois avouer que je fus très impressionné par son annuaire.

J’entamais donc mon travail, de prise de contact avec les médias, de façon sereine, car je savais que je pourrais une fois assise une petite réputation de mon artiste auprès des radios régionales, attaquer les gros réseaux.

En l’espace de quelques semaines j’avais obtenu la diffusion d’un premier single sur une cinquantaine de stations, un peu partout en France. J’étais donc sur le bon chemin. Tout naturellement je me suis adressé à mon ami en lui demandant de faire jouer son réseau pour que sa carrière prenne un véritable tournant et décolle.

Les appels se sont enchaînés, par dizaines. J’étais souvent face à ce chanteur aux amitiés nombreuses. Nous passions de longues après-midi à contacter untel qui est sur RFM ou tel autre qui parle dans le micro de RTL. A chaque fois les échanges étaient courtois, chaleureux et sincères, mais à l’arrivée toujours le même discours : « Tu sais je pourrais te filer le petit coup de main, mais quand tu seras entré en playlist chez nous ou quand tu auras une grosse actu ». Moi, je voyais ces conversations comme de vrais échecs, car ils ne débouchaient sur rien de concret. Il y avait en permanence cette notion d’évitement, qui permet aux gens de presse de sembler être intéressés (peut-être le sont-ils sincèrement) par le sujet que vous leur apportez, mais qui finalement ne s’investissent pas.

Pourquoi ? Tout simplement parce qu’un animateur n’est pas un décideur, n’est pas le rédacteur en chef de son programme, n’est pas le patron qui définit la ligne éditoriale de son média. Un animateur est aux ordres de sa direction ! Avez-vous déjà vu d’illustres inconnus passer en vedette sur le plateau de Taratata ou de Chabada, le diamanche après-midi ? Moi pas. Est-ce que cela veut dire que Naguy et Daniella Lumbroso n’ont pas d’amis musiciens ? Certainement pas. D’ailleurs, je pense même qu’ils doivent être très sollicités. Non, cela veut simplement dire qu’à choisir et pour faire de l’audimat, ils préfèreront toujours programmer des valeurs sûres qui attireront le spectateur, plutôt que de faire la part belle à leurs copains.

Si vous avez la possibilité, regardez l’émission « Watt’s In », sur les chaînes régionales telles que Nantes 7, TV7, Wéo… Johann Perrier qui produit ce programme doit fournir chaque semaine quinze minutes d’interviews d’artistes. Toutes les majors (Sony, Warner, Universal, EMI) et autres gros labels indépendants, lui envoient régulièrement leurs nouveautés. Il n’a qu’à piocher, afin de concevoir sa liste d’invités. S’il lui prenait l’envie de ne réaliser que des émission consacrées uniquement à ses copains, il est à peu près certain que les acheteurs se détourneraient rapidement de son offre et iraient chercher ailleurs une production capable de fournir les minutes voulues. Voilà pourquoi, même quand son cœur balance pour un artiste émergent, mais sans notoriété, il préfèrera interviewer Pascal Obispo ou Enrique Iglésias.

Tout comme dans le milieu bancaire, dans le show business, bien souvent, on ne prête qu’aux riches…

Pour en revenir à mon ami et son carnet d’adresses long comme le bras d’un lanceur de javelot, je dirais que vous pourrez mettre à profit tous vos contacts lorsque vous serez établi et légitime à votre place. En attendant, dorlotez-les, chouchoutez-les, mais ne vous bercer pas trop d’illusions. Tant que vous en serez à chanter vos chansons, très bonnes sans aucun doute, dans des petits clubs et à auto-produire votre CD avec vos économies, les portes des grands médias resteront malheureusement fermées, même si vous passez vos vacances avec le patron de NRJ.

D’ailleurs, avec qui vais-je partir cet hiver ? Je vous enverrai une carte postale pour vous le faire savoir…

Musicalement

Olivier

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Jeudi 3 décembre 2009 par admin  
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(Olivier Vadrot, membre de la Team ZicMeUp, nous propose sa chronique hebdomadaire. Vous pouvez le retrouver sur son site www.oliviervadrot.com)

Juste une mise au point ! !

Chers amis,

Il y a des semaines où les rencontres que nous sommes amenés à faire, nous dopent bien davantage que toutes les drogues qui peuvent exister. D’une part elles font du bien au moral et d’autres part il n’y a aucun effet secondaire néfaste. Que du positif, je vous dis.

Mercredi soir au Divan du monde, j’ai eu le grand plaisir de croiser quelques personnes que je n’avais pas vues depuis très longtemps et avec qui j’ai renoué le contact personnellement et professionnellement. Puis, j’ai fait la connaissance de nouveaux visages, de nouvelles voix et suis reparti avec un rendez-vous pour les jours prochains, qui promet de déboucher sur du travail.

Quant à samedi soir, après un magnifique concert de pur Rock’n roll distillé par mes amis des Forbans à l’Alhambra, j’ai échangé quelques cartes de visite et numéros de téléphone avec des invités. Contacts qui serviront, sans aucun doute très bientôt.

Cette semaine, au regard de ce que j’ai vécu ces jours derniers, je voulais vous livrer un secret. Le petit « truc » qui permet de toujours avoir le moral au beau fixe et Dieu sait lorsque l’on navigue dans le milieu du spectacle, que celui-ci a tendance à faire parfois le yo-yo !

Ecrivez régulièrement toutes les actions que vous avez entrepris et notez à coté les résultats obtenus. On ne se rend pas toujours compte, de manière objective ce que nous réalisons. Personnellement, je m’engage à présenter aux artistes avec lesquels je collabore, un compte-rendu écrit de mon action. Bien que j’informe régulièrement par téléphone ou par mail les intéressés, un récapitulatif remet en perspective le travail fourni.

Il m’est souvent arrivé en fin de semaine d’avoir la sensation de n’être pas parvenu à atteindre certains objectifs et d’avoir perdu du temps. Pourtant, le samedi matin, alors que j’ouvre mon traitement de texte et commence à y écrire que j’ai eu tel contact en ligne, que tel autre m’a fait un retour positif, qu’un nouveau programmateur radio m’a téléphoné pour avoir des infos et ainsi de suite, je prends alors conscience que finalement j’ai travaillé et que celui-ci donne des résultats.

Alors qu’un de mes artistes se morfondait, au cœur de l’été dernier, de n’avoir pas plus avancé que cela depuis un an que nous travaillions ensemble, je me suis dit qu’il n’avait pas en mémoire le chemin parcouru. J’ai donc établi « une liste » des radios, des interviews, des show case, des concerts, de l’argent générés par ceux-ci. Nous étions partis de rien. Un CD-R de 13 titres, une bio en pdf et c’est tout. Je peux vous assurer que le résultat a été, y compris pour moi, une véritable claque !

Vous êtes persuadé de ne pas décoller, de stagner ? Etablissez cette liste. D’une part vous obtiendrez une satisfaction à laquelle vous ne vous attendiez pas et d’autre part vous inspirerez sans aucun doute le respect de ceux auprès de qui vous pourrez vous en prévaloir.

Je me souviendrai longtemps de réflexions entendues lors de certains concerts de Balablan. Celles-ci portaient justement sur le nombre de dates de représentations données au cours des mois précédents. En effet, la liste était conséquente et pouvait en faire rêver plus d’un, y compris parmi les professionnels qui savent la difficulté de trouver du travail dans ce milieu.

On dit souvent : « qu’importe le but à atteindre, l’important est le chemin parcouru ». C’est vrai, mais pour en avoir pleinement conscience, il faut de temps en temps s’arrêter et regarder derrière soi, pour voir d’où l’on vient. Cet exercice d’introspection objective fait un bien fou, car il n’y a qu’en ayant une pensée positive que l’on peut obtenir des résultats positifs.

Si vous pensez en permanence que vous n’êtes pas sur le bon chemin, que vous ne progressez pas, que les autres vont plus vite que vous, que vous n’y arriverez pas, alors oui effectivement, il vaut mieux tout arrêter et ne pas vous entêter dans une voie qui visiblement n’est pas faite pour vous. Mais lorsque apparaissent tous les résultats qui vous ont fait grandir et avancer, alors là, plus rien ne peut vous empêcher de continuer et d’aller le plus loin possible.

Attention, vous avez noté que je parle « d’objectivité ». Cela veut bien dire qu’il ne s’agît pas de s’endormir en se disant : « puisque j’ai fait la première partie de De palmas, je suis une vedette et tout est gagné ! ». Là, vous allez droit dans le mur.

Dopez-vous à la pensée positive. Regardez toujours la salle à moitié pleine et les fauteuils bien remplis. Evitez de vous attarder sur les strapontins désespérément vides. Faites cette mise au point personnelle. Vous n’en avancerez que mieux.

La route est si longue que je la pense infinie. Alors, pensez régulièrement à votre point de départ, vous n’en goûterez que mieux les pas accomplis.

Musicalement

Olivier

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Mardi 24 novembre 2009 par admin  
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Dancing with myself ! !

Chers amis,

Je viens de lire un article très intéressant dans « Le parisien ». Celui-ci fait état des dernières sorties d’albums et, constat bien triste, la longue liste des CD uniquement faits de reprises effraie celui qui se bat pour l’emmergence de nouveaux talents. De Eddy Mitchell, qui revisite les « chansons du cinéma américain » en passant par Maurane et son « Nougaro », les linéaires des magasins ne laisseront une nouvelle fois que peu de place à de véritables découvertes…

Cette semaine, mon sujet sera axé sur l’aide que pourrait vous apporter la collaboration d’un nom connu à votre projet. Au passage, je remercie Vincent de m’avoir posé cette question. J’ai déjà eu l’occasion d’avoir quelques réflexions sur ce sujet par le passé. Je partage aujourd’hui avec vous mon point de vue.

Lors de mes débuts dans le monde de la communication artistique, un de mes contacts m’appelle et me fait l’article concernant Fabien Mettay, un de ses poulains. Ce jeune garçon, originaire de la région de Perpignan est, d’après la revue de presse que je reçois, une vedette locale. Il court de concert en concert et s’est forgé une réputation de bête de scène. Il enregistre, au studio Polygone de Toulouse, un premier album, de très bonne qualité. Sur celui-ci apparaît un duo avec Cali. Ce titre est placé loin dans la tracklist, donc j’en déduis que cette chanson n’est pas considérée comme le moteur de ce disque et que l’apport du nom célèbre accolé à l’inconnu, finalement, ne sert pas à grand chose.

J’ai décliné la proposition de travailler sur ce produit, pour des raisons d’un autre ordre qu’artistique.

La réflexion apportée par cette situation est la suivante. Un chanteur doit grandir seul. Se faire un nom. Créer sa propre image. Vouloir grandir dans l’ombre d’une star est illusoire. Il est nécessaire d’avoir des points de repère, des balises. Retourner de temps en temps aux sources, bien entendu. Il faut avoir en permanence en tête que les artistes installés, ne le sont jamais durablement, ils ont donc toujours à l’esprit de faire tout ce qu’il faut pour poursuivre leur carrière, pour rester dans la lumière et avoir les faveurs d’abord de leur maison de disque, puis du public et enfin des média.

Pourquoi un chanteur connu pousserait un inconnu à prendre sa place ? Car la question est là. Aider un confrère qui travaille exactement sur le même créneau musical, c’est éventuellement scier la branche sur laquelle on a mis du temps à s’asseoir. Malheureusement, contrairement à ce que l’on veut nous faire croire, dans le show business, il n’y a pas de place pour tout le monde. En disant cela, je ne veux absolument pas nier l’estime, le respect, voire peut-être même l’admiration, que peut avoir Cali pour Fabien Mettay. Nous le savons généreux et très souvent prêt à partager son micro avec autrui. Il faut voir au-delà de l’acte simple d’enregistrer une chanson. Est-ce que cela a aidé ce jeune artiste à devenir plus connu qu’avant ? Est-ce que cela lui a ouvert les portes de la renommée ? J’espère que Fabien vivra longtemps de sa musique, car elle n’est pas dénuée d’intérêt. Mais il y arrivera par son seul talent au travail.

Il ne faut pas croire que parce que tel artiste a un nom écrit en rouge sur le fronton des plus grandes salles, qu’il pourra, d’un simple claquement de doigts faire de vous une vedette. Si c’était le cas, les hit parades, seraient remplis de chansons enregistrées par le copain, du copain qui est numéro un.

Les décisions ne se prennent pas dans les studios d’enregistrement. Cet autre exemple vous en donnera la preuve.

Alors que je rentrai en voiture, d’un concert donné au Luxembourg, avec Fabrice Gratien, pianiste et réalisateur de Nicolas Peyrac, mais aussi de Mano Solo, il mit dans le lecteur CD un petit bijou de chanson française. J’ai malheureusement oublié le nom de l’artiste, qui d’ailleurs se moquait un peu de faire carrière dans la chanson. Fabrice m’avoua qu’ayant la possibilité d’avoir accès à tous les patrons de labels nichés dans les majors, il distribua joyeusement ce disque, certain que la qualité des textes, des musiques et de la réalisation feraient tilt dans l’oreille des décideurs. Il y eut quelques écoutes polies. A chaque fois la même réponse, vous savez, celle qui énerve ceux qui savent ce que cela sous entend : « Ouais, c’est bien réalisé… ». Et rien de plus. Cela voulait dire clairement : On ne mettra pas une bille sur cet artiste !

On ne peut communiquer, mettre en avant le nom d’un autre pour devenir soi-même une vedette ! Soit vous parlez de vous, soit vous n’existez pas ! Votre public vous attend, vous et pas un autre. Et si d’un seul coup votre béquille prenait le pas sur votre démarche ?

Il y a des disciplines qui nécessitent « la recommandation ». En entreprise la cooptation s’avère parfois un sport. Se choisir un mentor peut faciliter les choses. En matière artistique, il ne faut pas chercher la lumière des autres, pour essayer de se glisser dedans. Être au contact de ses condisciples est source de motivation. Aller voir ses pairs sur scène, écouter, décortiquer, tenter de comprendre pourquoi ce que vous voyez et entendez fonctionne, oui, mille fois oui. Mais vouloir prendre la roue de celui qui roule devant en espérant qu’il vous laissera passer, c’est nourrir un doux rêve qui n’a que très peu de chance d’arriver.

Soyez vous même !

Olivier
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Lundi 16 novembre 2009 par admin  
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Le salaire de la peur ! !

Il y a des semaines au cours desquelles je reste face à mon bureau et ne vois personne. Je communique avec l’extérieur uniquement par téléphone, mail et SMS, ce qui entre nous est tout à fait extraordinaire. Le sans fil nous simplifie la vie et qui peut savoir que je tape sur mon clavier depuis le bord de la piscine de mon hôtel de Normandie ou depuis mon bureau parisien ?

Mais ces jours derniers j’ai beaucoup rencontré, déjeuné, discuté de vive voix et le bilan est que de nouveaux projets de collaboration sont à l’étude et disons le simplement, de l’argent rentrera.

J’ai demandé des rendez-vous à des gens avec qui je suis en relation depuis longtemps et vers qui je n’ai aucune difficulté à me tourner. Un appel direct sur un numéro personnel, un agenda en mains et hop une date est arrêtée.

Vous allez me dire, mais pourquoi nous raconte-t-il ses histoires de restaurants ?

Voici l’explication. Ma vie n’est pas extraordinaire. Ce que j’applique à mon domaine d’activité, vous devez aussi pouvoir l’appliquer au vôtre. Si je parviens à des résultats, c’est simplement en utilisant une recette basique du commerce : Pérenniser dans le temps la relation que j’ai avec mes clients.

Cela se traduit par : Le casino du Luxembourg avec lequel j’ai déjà monté plusieurs opérations (Francis Lalanne, Murray Head, Nicolas Peyrac…) est content de notre relation professionnelle, je me dois donc de lui apporter d’autres affaires aussi intéressantes que les précédentes. Si j’y parviens, je suis certain que tout se déroulera bien et que la confiance entre nous sera toujours aussi forte. De plus, c’est sans compter sur les commissions que je touche à chaque concert et qui font que j’ai tout intérêt à y retourner le plus souvent possible.

Un client est potentiellement une valeur à exploiter sur le long terme.

Je vous parle d’un casino qui organise des concerts avec des artistes de renom. Mais il en est de même pour des petits établissements de province. Et c’est là que je veux attirer votre attention.

Vous rêvez, et c’est légitime, de grandes scènes, de Zénith, de palais des sports ou de Stade de France ! Avant d’y arriver, il y a tout un long chemin à parcourir. Commencez par jouer dans le café-concert de votre village. Si vous y cartonnez, il n’y a aucune raison que la personne qui s’occupe de la programmation, ne vous fasse pas repasser par son plateau une autre fois.

J’ai fait cette expérience avec Balablan, au cours de la saison passée. Nous sommes partis de rien, en terme de concert. Comme je ne suis pas spécialisé dans le booking, il m’a fallu passer de nombreux coups de téléphone et envoyer un certain nombre de CD, avant qu’un lieu ne m’appelle et me propose de le recevoir. Ho ! joie !

Il se trouve que la première prestation a été au-delà des espérances des patrons de la salle. Face à la qualité du show, c’est le calendrier à la main que nous nous sommes quittés avec une seconde date de programmée. Nous y sommes retournés 4 fois jusqu’à l’été dernier et avions 2 dates cet automne ! Multipliez le cachet X par 6 concerts et ajoutez-y les recettes des autres lieux dans lesquels le résultat fut le même. Au bout de quelques mois, vous pouvez être fier de votre parcours et commencez à ressentir ce que vivre de la musique veut dire. J’émets tout de suite les réserves de circonstance et vous accorde que ces cachets ne sont pas (toujours) déclarés et que cela ne fait pas de vraies carrières. Soit, mais il faut bien commencer.

Croire que l’on va venir vous chercher et vous offrir des budgets de plusieurs centaines d’euros alors que vous ne les valez pas, c’est rêver gentiment.

Combien de groupes m’ont dit avoir pu s’offrir de beaux cadeaux, de la Stratocaster originale à la voiture neuve (hé oui !), uniquement en thésaurisant les cachets du week-end ? Beaucoup.

Pour parvenir à cela, il ne faut pas avoir un ego surdimensionné et accepter des conditions, parfois un peu précaire. Il ne s’agit pas de tout prendre, mais d’en prendre un maximum. Parfois un plan scabreux peut déboucher sur quelque chose de beaucoup plus grand.

En voici encore un exemple. Je reçois un appel au printemps dernier, de l’ organisateur d’une fête à Clamecy. Connaissant Balablan, il me demande s’il ne peut venir donner une heure de concert, à un tarif défiant toute concurrence. Nous en discutons et contre le remboursement des frais kilométriques et un petit billet, Balablan accepte. Le concert fut si remarquable que je me permis quelques semaines plus tard de rappeler l’organisateur en lui proposant de prendre Balablan en première partie des Forbans, contre cette fois un cachet à la hauteur du talent de l’artiste et de l’événement. Le deal fut réalisé en quelques minutes, à des conditions très avantageuses pour tout le monde. Il n’est pas impensable de retrouver Balablan en concert dans cette région cette saison, tant son tour de chant est apprécié de ceux qui le reçoivent.

Avant de vouloir conquérir des dizaines de lieux (ce que je vous souhaite bien sûr), commencez par fidéliser des salles autour de votre projet. Allez-y, retournez-y, prenez résidence, installez-vous et engrangez les succès et la monnaie au passage, cela ne pourra pas vous faire de mal. Et puis, n’oubliez pas que malgré tout votre art est un travail et que celui-ci mérite un salaire !

Musicalement

Olivier

Lundi 9 novembre 2009 par admin  
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Le premier pas ! !

Chers amis,

Dimanche dernier j’ai assisté à l’Alhambra de Paris, à un très beau concert de Steve et Heather. La country est vraiment un univers musical riche et beaucoup plus varié que l’on ne croit et sans le savoir, ou sans se l’avouer, nous avons tous un coté country ! Il n’est pas rare d’entendre, dans les émissions spécialisées, des titres de Bruce Springsteen ou de Shaina Twain diffusés entre Johnny Cash et Hank Williams.

Cette semaine, je voudrais attirer votre attention sur l’idée qu’un jeune artiste peut se faire de son premier pas dans le métier. Au cours d’un dîner, jeudi soir dans un cabaret parisien, nous avons abordé le sujet.

Je fus très surpris d’entendre un prétendant dire : « Pour débuter dans ce milieu, il faut faire une reprise ». Jean-Pierre Pasqualini, patron de « Platine Magazine » et moi-même, étions du même avis : Ce propos est une ineptie !

Comme je n’ai de cesse de le rappeler à tous ceux qui me demandent conseil : commencez par avoir une réflexion de bon sens ! Prenez l’histoire de la chanson française, celle que vous avez à portée d’oreille et que vous connaissez malgré tout sans doute le mieux. Jetez un rapide coup d’œil sur les titres qui se sont bien placés dans les charts divers. Faites le calcul du nombre de reprises arrivées en tête des Tops et déduisez-en si en enregistrer une est une bonne idée.

Bien sûr, on objectera que Lâam a vendu près d’un million de singles du titre : « Chanter pour ceux… » de Michel Berger. Et après ? Combien sont-ils à avoir réalisé cet exploit ? Peu, très peu. Dans un premier temps cela pouvait s’apparenter à « un coup », mais l’album qui est sorti ensuite était de très bonne qualité et contenait d’excellentes chansons. Il ne restait plus ensuite qu’à dérouler une carrière, mais les choses étant parfois beaucoup plus compliquées qu’on ne le pense, Lâam a connu des hauts et des bas.

Si je tente d’expliquer que reprendre des titres déjà connus et implantés dans l’inconscient collectif est une pauvre idée pour se lancer, elle peut en revanche apporter une image fédératrice, pour un public qui découvre « en live » un artiste et permet d’identifier l’univers du chanteur. Lorsque Balablan reprend en concert du Gainsbourg et du Salvador, nous voyons de quelle école de la chanson il est issu. Les reprises servent à cristalliser une identité, pas à la fabriquer.

Mais que demande-t-on aux artistes ?

Un chanteur se présente face au public pour y présenter son monde, avec ses mots et ses musiques. L’intérêt de ce métier est que chacun peut évoquer le même sujet en utilisant des mots et des mélodies différentes. Ces chansons forment votre personnalité artistique.

Même si vous n’êtes qu’interprète, avec des auteurs autour de vous, vous allez sans cesse chercher à mettre sur vos cordes vocales les mots que d’autres sauront mieux exprimer, mais que vous revendiquerez. N’hésitez pas d’ailleurs à renvoyer vos faiseurs de chansons à leurs tables de travail, parfois malheureusement un mot, un vers ou une expression peuvent faire chavirer le texte entier dans la catégorie des rebus.

On se nourrit de ce qui a déjà été fait, c’est certain, mais ce n’est pas une raison suffisante pour ne vouloir s’adonner qu’à cet exercice de reprise. Dans les années 60, la jeunesse prenait énormément de plaisir à chanter les succès d’Elvis Presley, Buddy holly, Carl Perkins et tant d’autres, allant jusqu’à imiter les postures, les coiffures, les costumes… Ils devenaient des clones. Combien de temps a-t-il fallu pour que les Johnny Hallyday, Eddy Mitchell et Dick Rivers, pour ne parler que d’eux, trouvent et assument leur identité ? Des années ! Quant aux autres ? Disparus…

Aujourd’hui, ceci n’est plus envisageable. On ne peut plus se permettre d’enregistrer des covers à longueur d’année, pour enfin un jour se dire « Et si je faisais mon œuvre ! Celle que j’ai vraiment envie de chanter ! ». tout va trop vite et le temps est compté. Si vous voulez monter sur scène pour défendre ce que vous avez vraiment dans le ventre, alors il vous faudra creuser, gratter, chercher au plus profond de vous ce qu’il y a de meilleur à produire sous forme de chanson.

Si votre seul désir, et celui-ci est blâmable, est de monter sur une scène pour vous aveugler une fois dans votre vie de lumière, vous étourdir de son et vous bercer d’applaudissements, hé bien vous faites fausse route. Ce sera mettre beaucoup d’efforts pour un bonheur furtif qui vous laissera avec le temps plus d’amertume que de joie.

Le show bizness est un fantasme. Et comme tel, une fois vécu il est décevant.

Chanteur en revanche est un vrai métier, qui demande beaucoup de travail pour parvenir à l’obtention d’un résultat.

Je finirai par une comparaison. Les élèves des Beaux-arts copient, recopient les tableaux des maîtres qui les ont précédés, mais une fois franchie et maîtrisée cette étape, ils se retrouvent face à la toile blanche et sont amenés à y projeter leur propre monde. On ne découvre pas un peintre qui présente « trait pour trait » une reproduction de la Joconde ! On l’ignore.

Soyez les peintres de votre vie et imaginez votre monde tel que vous le voulez et non comme il a déjà été dépeint !

Musicalement

Olivier

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