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Lundi 27 septembre 2010 par admin  
classé dans Chroniques

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La mauvaise réputation ! !

Ou

votre image a une valeur, ne l’oubliez pas
Chers amis,
Dimanche soir, il m’a été donné d’assister, théâtre du Temple à Paris, à un spectacle tout à fait remarquable. « En toute intimité » interprété par Francis Lalanne. Une sélection de textes et de grandes chansons du répertoire français. Je sais que je prends des risques à évoquer cette représentation, mais vous le savez comme moi, sans risque point de victoire.

Au fur et à mesure que le show se déroulait, j’appréciais la voix du chanteur, chaude et bien en place. D’un seul coup, nous avions face à nous, non pas le trublion médiatique que l’on connaît, ni le provocateur sincère qui veut mettre son nez dans les comptes de l’Etat, mais un chanteur, tout simplement. Un chanteur qui vit ce qu’il chante et sait nous transmettre ses émotions. C’est, de mon point de vue, ce qu’il fait de mieux.

Comment est-il parvenu à créer cette image écornée, qu’il trimballe maintenant depuis de nombreuses années ? Il a suffit de quelques apparitions dans des émissions populaires, de grandes écoutes, et des propos pas toujours bien sentis, pour que la Vox populi se déchaîne et clou au pilori celui qu’elle aima autrefois.

Souvenez-vous également en 2007, des artistes qui ont soutenu le candidat Sarkozy au cours de l’élection présidentielle : Doc Gynéco, Faudel, Macias… Comme si ces chanteurs avaient pris fait et cause pour un affreux dictateur asiatique, se sont retrouvés conspués par une partie de leur propre public et ont dû annuler de nombreux galas prévus l’été suivant.

A l’inverse, nous avons la polémique autour des Rita Mitsouko. Sont-ils de droite ou de gauche ? Je me souviens d’avoir lu un article laissant entendre, par exemple, que le groupe se produisait parfois sur certaines scènes uniquement par opportunisme. Tu penses, il est bon d’être sur la photo qui sera reprise dans les journaux ! Souvenez-vous de ce concert donné en faveur d’une association de soutien aux immigrés. A l’issue du spectacle un seul groupe avait refusé d’apparaître sur le DVD, les Rita… Est-ce que cela suffit à discréditer un artiste ? Sans doute, car cette position a offert aux détracteurs du groupe une magnifique opportunité de dénigrement. Ajoutez à cela une amitié avec l’auteur sulfureux Maurice Dantec et des propos inquiets sur la montée des intégrismes et voilà comment la machine se met en marche. Même si cela a créé le trouble à un moment précis de la carrière du groupe, cela ne les a pas empêchés de connaître le succès que l’on sait.

On pardonne beaucoup à certains. Gainsbourg pouvait tout dire ou presque, cela passait. Coluche, n’en parlons pas. Jean-Marie Bigard, lui se permet une allusion sur les attentats du 11 septembre et c’est l’avalanche. D’ailleurs, la pièce de théâtre qu’il se préparait à jouer quelques jours plus tard, n’a jamais affichée complet. On attribue le désistement du public à sa petite phrase…

Les artistes, dans leur ensemble, ont un pouvoir immense. Ils peuvent créer des forces attractives ou répulsives, mais à tout moment leur carrière peut basculer sur un mot, une phrase incomprise ou mal rapportée par un média.

Il faut en permanence lors d’interview avoir à l‘esprit ce que l’on veut dire. Pourquoi est-on là ? Qu’a-t-on à défendre ? Ne pas se laisser entrainer sur des chemins creux, ni dans des ornières souillées. Le jeu des médias est souvent celui-là, vous faire déraper, vous amener à dire ce que vous ne vouliez pas exprimer, vous faire perdre votre sang froid.

Le clash médiatique fait partie du buzz. Il est malgré tout à manier avec une extrême prudence, car comme la lame, il peut être à double tranchant. Vous pensez que cela vous porte et en fait cela vous détruit.

Se servir de la provocation pour intéresser les médias, puis au-delà les spectateurs, est un jeu dangereux que je vous déconseille. Vous risqueriez d’y laisser des plumes. « Parlez de moi, en bien ou en mal, mais parlez de moi ! » On connaît ce refrain. Il n’est pas certain qu’être la risée d’une partie d’un pays fasse de vous un artiste recommandable et surtout vendable ! N’oubliez pas, de votre renommée dépend aussi votre valeur !

Sans aller jusqu’à se policer et être en permanence sur la défensive, il faut savoir jusqu’où on peut aller et ne point trop en dire.

Bonne semaine

Olivier

Blog Music Business : www.oliviervadrot.com