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Lundi 18 janvier 2010 par admin  
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(Olivier Vadrot, membre de la Team ZicMeUp, nous propose sa chronique hebdomadaire. Vous pouvez le retrouver sur son site www.oliviervadrot.com)

Les sectes ! !

Ou

Comment échapper aux vendeurs de rêves

Chers amis,

La semaine qui vient de s’écouler a été très fructueuse et remplie de rencontres très intéressantes, tant professionnellement qu’humainement. Je souhaite vivement que les 7 prochains jours ressemblent aux précédents et surtout qu’il en soit de même pour vous. Malgré tout, je suis certain que nous sommes le premier acteur de notre vie et de notre réussite.

Je suis en contact assez régulièrement avec Eric, un chanteur qui vit dans la région de Grenoble. Nous échangeons par mail, sur l’évolution de son travail. Il me demande mon avis. Modestement j’essaie de l’aider.

Je reçois de sa part, un message, il y a une dizaine de jours. Il me dit avoir été contacté par une société de communication « très intéressée par son profil » et qui souhaite entrer en relation avec lui assez rapidement. Avant toute chose Eric a la gentillesse de me demander mon avis sur la société qui lui a écrit. Je me renseigne sur le net et n’y découvre pas grand chose d’exceptionnel. Je conseille donc au chanteur convoité, d’aller dans un premier temps au rendez-vous fixé par cette agence et qu’il me tienne au courant de son entretien.

Quelques jours plus tard, Eric m’appelle et me trace dans les grandes lignes les points abordés au cours de sa rencontre. Bien entendu la société a littéralement craqué sur l’artiste. Elle compte faire de lui une future vedette de la scène française. Comment procéder ? Le développement est très simple : Tu nous donnes 1200 € et un de nos agents se rend au MIDEM fin janvier et présente ton travail au monde entier ! ! ! Ils ont de très bons contacts avec le Canada et le Japon, paraît-il.

« Qu’en penses-tu ? », me demanda-t-il ? Ma réponse fut assez simple : « Méfie-toi ». Je suis allé au MIDEM, il y a 3 ans. J’ai vu comment les professionnels de « l’édition » travaillent. Ils viennent du monde entier s’échanger des catalogues de titres, parlent beaucoup de la chute des ventes de CD, retrouvent de vieux copains qu’ils n’ont pas vu depuis l’an passé, boivent de bons coups, mais ne sont pas, ou plus, ou rarement, là pour dégoter la perle rare de la chanson.

Je demande à Eric s’il sera le seul de l’écurie de cette société à être présenté à Cannes ? Non, bien sûr. Les gentils communicants confectionneront un joli CD d’une dizaine d’artistes, avec une belle jaquette et une non moins jolie pochette plastique. Ce produit extraordinaire sera distribué au grès des rencontres internationales. C’est bien connu, le Japon raffole de nos chanteurs. Voyez les carrières de… comment s’appellent-ils… ? Vous ne voyez pas ? Moi, non plus.

Ce que je vois c’est juste la multiplication de 1200 € par la dizaine de chanteurs qui auront bien voulu cracher dans le porte-monnaie de ces gens-là. Ainsi, leur MIDEM sera payé (VHR inclus, bien entendu). Ils pourront se pavaner sur la croisette et s’enorgueillir, auprès de leurs fréquentations parisiennes, d’avoir vu de magnifiques couchers de soleil, tout en croisant Pascal Nègre et quelques vedettes américaines dans le hall du Carlton.

Le jour ou de manière répétée et confirmée, la chanson française sera à l’honneur du MIDEM et s’exportera à travers le monde sur simple présentation d’une compilation, alors là je dirai : oui, allez-y ! D’ailleurs à cet instant il n’y aura aucune raison de payer d’avance, puisque le combat sera gagné avant même d’avoir débuté.

Face à ce genre de propositions, je vous invite à rester très prudent. Le marché francophone, ne se détermine pas au bord de la Méditerranée. On sait plus ou moins comment il fonctionne. Alors, si quelqu’un vous vend l’internationale, alors que vous n’avez pas sorti de titre en France, que vous n’êtes signé nulle part, que vous n’avez pas d’éditeur, vous êtes en droit de vous poser quelques questions.

Attention, le principe de payer pour participer à une compilation qui sera présentée à des décideurs ou des médias, ne me choque pas en soi, tant que cela reste sur des montants acceptables. Quelques dizaines d’Euro, pas plus.

Il y a régulièrement des gens qui m’écrivent en me disant : « Oui, mais moi je connais quelqu’un pour qui ça a marché… ». Combien d’autres ont dépensé des sommes folles pour rien ? Combien d’artistes ont emprunté, ont vidé leur compte, se sont ruinés ?

Il faut toujours mettre en perspective les moyens engagés, face aux retombées que l’on peut obtenir. Il faut toujours se renseigner sur les possibilités et les réussites de celui qui veut vous soutirer de l’argent. Il faut toujours rester vigilants et ne pas céder facilement dès que l’on entend des mots tels que : MIDEM, TELE, RADIO…

Ne soyez pas tenté d’enrichir d’obscures officines qui ont pignon sur rue. Les sectes jouent sur les mêmes cordes sensibles : « T’es l’meilleur, t’es l’plus beau, file-moi tes ronds ! ». On sait comment sont fragiles et vulnérables les artistes. Ne tombez pas dans le panneau. Les temps sont durs, gardez vos sous et essayez de les dépenser à bon escient.

Musicalement.
www.oliviervadrot.com

Mardi 22 décembre 2009 par admin  
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L’ espoir ! !

ou

Comment David Bowie et Led Zepplin ont failli ne jamais faire carrière

Chers amis,

Nous y voilà enfin. La fin d’année approche à grands pas, avec son cortège de repas et cadeaux en tous genres (des CD peut-être ? Si vous en achetez encore). Je ne voulais pas finir 2009 sur une note négative, le temps à l’extérieur se charge très bien de nous saper le moral avec ses températures polaires. Non, c’est décidé, je finirai ce mois de décembre avec quelques mots qui, j’espère, vous permettront d’affronter 2010 avec une pêche d’enfer et une détermination à toute épreuve.

Il y a une dizaine d’années apparaissait sur nos écrans la Star Académy. Les plus jeunes trouvèrent cela formidable que de laisser une chance à de véritables inconnus de devenir de vraies vedettes. Le principe du télé-crochet n’était pourtant pas une découverte émanant des neurones ultra-performants des chercheurs de chez Endémol. Non, ce type de jeu existait il y a bien longtemps déjà.

Au cœur des années soixante il y avait de tels programmes. En France nous avons eu dès 1965, à l’ORTF, le Jeu de la Chance. Pour la première fois des téléspectateurs votaient pour leur artiste préféré. Au mois de novembre de cette année-là, la France découvrit d’une part Georgette Lemaire et d’autre part Mireille Mathieu. On connaît les carrières de chacune.

Je veux aujourd’hui vous emmener de l’autre coté de la Manche, en Angleterre. La BBC organisait elle aussi un concours, qui ressemble étrangement à celui qui a vu vaincre Susan Boyle « Britain’s got talent ». Des inconnus se présentent face à un jury et proposent leur travail, avec l’espoir d’être sélectionnés pour le tour suivant.

Hé bien, en 1965, un parfait inconnu nommé David Bowie, participa à ce jeu. A la surprise générale, il ne passa pas le premier tour et fut rejeté comme de nombreux autres. On lui reprocha un physique différent et surtout une voix pas très claire, quelque peu déraillante. On connaît la suite, d’abord Ziggy Stardust, puis une carrière solo exemplaire avec des millions de disques vendus à travers le monde.

En 1969 cette fois, un groupe de jeunes chevelus se présenta devant les sommités qui composaient le jury. Ils branchèrent leurs guitares électriques et entamèrent un morceau survitaminé et décoiffant. Eux non plus n’eurent pas le droit d’aller plus loin que cette simple présentation. Led Zepplin ce jour là aurait pu mourir de sa belle mort, pensant que ce métier n’était pas fait pour eux, mais voilà, ils se sont accrochés et quelques mois après ce passage infructueux, ils sortirent un album qui restera gravé dans les mémoires de tous ceux qui aiment le rock. Jimmy Page, Robert Plant et les autres connurent également la gloire après être passés à travers le tamis des sélections de ce jeu qui pensait séparer le bon grain de l’ivraie.

Vous ai-je dit que Jacques Brel, au début des années 50, participa à un concours au casino de Knoke-le-Zoute, tout seul avec sa guitare et qu’il finit bon dernier !

Nous avons, nous autres, un pouvoir tout relatif, lorsque nous participons à un jury et cela m’arrive sur le Zicmeup Tour, celui de couronner de jeunes talents et d’en oublier d’autres… Je ne sais qui à la BBC en 1965 et 1969 a gagné le concours. Je sais que chaque année les professionnels parient sur de nouvelles têtes, et c’est bien normal, mais sont-ce celles-ci que l’on retrouve en haut de l’affiche 10, 20 ou 30 ans plus tard ? Rien n’est moins sûr.

Je ne peux que vous inviter à vous inscrire à toutes les épreuves que vous rencontrerez. Celles-ci sont formatrices et, quoi qu’il advienne, vous feront progresser, c’est certain. D’expérience, je peux vous assurer que je suis resté en contact avec quelques groupes ou artistes qui n’ont pas pu gravir les marches des podiums, mais qui connaîtront leur heure de gloire à un moment ou un autre. Il ne faut pas craindre l’échec lorsque l’on se jette dans l’univers fracassant du show business. Il faut se dire que cela finira par sourire. Parfois cela peut prendre du temps, beaucoup de temps.

Je profite de cet article pour vous dire que j’ai pris énormément de plaisir à vous écrire toutes les semaines depuis presque un an maintenant et surtout que vos messages et commentaires m’ont particulièrement touchés. Moi aussi, je suis comme vous, j’ai besoin de recevoir votre feedback pour pouvoir progresser. Grâce à vous j’avance. Soyez-en remerciés.

Il me reste à vous souhaiter une belle fin d’année 2009.

Avec toute mon amitié.

Olivier

Lundi 14 décembre 2009 par admin  
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Bosse huit heures, bosse ! !

ou

Comment découvre-t-on un véritable show man

Chers amis,

Inutile de tourner autour du pot et de vous faire croire à des mensonges. Je dois bien l’avouer, je n’ai jamais regardé le moindre numéro de la Star Académie. Cela doit faire bientôt dix ans que ce programme existe et jamais celui-ci ne m’a intéressé. Qui a gagné l’édition numéro 1, 2, 3… ? Aucune idée. Si je me souviens bien, Olivia Ruiz y a participé mais sans aller jusqu’au bout. Quant aux autres…

Il y une dizaine de jours, Frédéric Féder, un de mes amis, animateur sur Nostalgie et professeur au Studec, me propose de l’accompagner au casino de Paris, afin d’assister au concert de Quentin Mosimann. Autant vous dire qu’avant sa proposition, ce nom ne me disait rien. Je l’avais sans doute lu une fois ou deux sur quelque site web, mais sans y prêter attention. Ne refusant jamais une occasion de découvrir de nouveaux talents, j’ai accepté avec grand plaisir de me rendre dans la salle mythique de la rue de Clichy.

Avant cela j’ai pris quelques renseignements sur le garçon que j’allais voir, pour ne pas être totalement déconnecté de son actualité. Donc comme cité plus haut, ancien de la star Ac’, un double album composé de chansons originales et de reprises de la chanson française jazzifiées, une tournée qui s’achève justement à Paris le 11 décembre au soir, un nouvel album électro qui sortira le 25 janvier et une nouvelle tournée qui redémarre début février, avec en point de mire l’Olympia au mois de septembre 2010. Avec tout ça en tête j’étais bien équipé et en connaissais assez sur le sujet.

La salle était pleine à craquer de vrai public. Il n’y avait que très peu d’invités. En première partie nous avons eu droit à une jeune chanteuse issue de je ne sais plus quelle comédie musicale. Immédiatement nous avons été envahis d’un sentiment de malaise. Oui, cette demoiselle chante juste et a un joli timbre de voix, mais qui lui a dit de s’habiller comme cela ? Qui lui a dit de commencer son numéro en s’excusant d’être là ? Qui lui a dit de cacher ses jolis yeux derrière une frange qui la coupe de son public ? Je ne le dirai jamais assez, mais parfois le bon sens demeure ce qu’il y a de plus précieux quand on n’a pas d’imagination. Vous voulez vous looker mais ne savez pas comment, faites simple. Vous ne savez pas quoi dire au public face à vous, ne dites rien ou le minimum. Des mots simples et positifs. Montrez de l’énergie, ne soyez pas amorphes. Prenez du plaisir à chanter, nous en prendrons aussi. Si vous voulez être efficace, préparez-vous.

Puis est arrivé Quentin. Là, ce fut une véritable claque, un vrai show man est apparu. En ce qui concerne les chansons, je passe, car il est le premier chanteur que je croise qui ne possède aucun répertoire ! Ses titres personnels ne sont pas très intéressants, au regard de ce qu’il propose en terme de reprises. Mais là n’est pas mon propos.

Ce garçon entre sur scène, bien looké. On le sent à l’aise. Il prend l’espace scénique comme d’autres se vautrent dans un canapé moelleux. Il est là, chez lui, présent. Il fait le show. Il passe du piano, à la batterie, puis aux guitares, avant de venir à son micro. Il saute dans tous les sens, grimpe sur les enceintes, descend dans la salle, disparaît, puis réapparaît au balcon, disparaît de nouveau, chante et revient sur scène, fond en larmes lorsque apparaissent des centaines de roses dans les mains de ses fans, transforme le casino en véritable dance floor, termine son concert torse nu par un énergique solo de batterie. Une pêche communicative qui ne peut laisser personne indifférent.

Deux heures de show et les lumières s’éteignent. Le public sort. Nous jouissons du privilège de pouvoir demeurer dans le casino, afin de le féliciter chaleureusement. Valérie, une de ses productrices vient à nous. Nous échangeons quelques mots et faisons part de nos critiques. Au cours de ces minutes, je peux mesurer que, outre les talents que peuvent avoir naturellement les artistes, s’ils ne sont pas bien entourés et ne se mettent pas au travail, leur talent ne leur servira à rien.

Quentin et son équipe ne s’accorde qu’une petite semaine de pause, avant dès jeudi prochain de rentrer de nouveau en studio afin de répéter le prochain spectacle, qui ne démarrera qu’en février ! Pas le temps de s’endormir sur ses lauriers. Il faut déjà penser à la suite, mais y penser de manière active et non de façon rêveuse.

Rien dans ce milieu n’est jamais acquis. Il faut sans cesse remettre son ouvrage sur le métier. Si vous ne passez pas un maximum de temps sur votre instrument, à faire des gammes ou des vocalises, à chercher perpétuellement à être encore meilleur aujourd’hui qu’hier, alors il est à parier que vous serez vite essoufflé par le rythme à suivre pour arriver en haut de l’affiche.

Tout comme un sportif s’entraîne tous les jours pour monter sur la plus haute marche du podium, vous devez avoir la même combativité et la même persévérance qu’eux. Sinon, vous serez rattrapé par la voiture balais.

Musicalement

Olivier

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Lundi 7 décembre 2009 par admin  
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Toi, mon vieux copain ! !

Mon horoscope ce matin m’indique que, en tant que lion, j’en fait trop et qu’il faut lever le pied, sinon je cours le risque de m’épuiser… C’est bien la première fois que je trouve un message aussi négatif dans les étoiles. Si je le comprends bien, il me conseille, pour parvenir à atteindre mes objectifs, d’en faire le moins possible ! ! ! Je n’ai jamais lu un tel précepte dans aucun ouvrage traitant de la réussite professionnelle. Faites comme moi, dès demain, même si la tentation est forte, passez rapidement la page consacrée aux astres…

J’ai eu le grand plaisir la semaine passée, de présenter mon activité de blogueur sur l’antenne de Radio Néo. Depuis, le nombre de pages vues sur mon site me prouvent que la voie médiatique traditionnelle, radiophonique, a encore de beaux jours devant elle.

Bien entendu, j’ai reçu quelques messages « intéressés » de la part de quelques faux amis. Ils se découvrent toujours au mauvais moment.

Cela me renvoie à une discussion que j’ai eue il y a de cela deux ans en arrière. A cette époque je travaillais avec un garçon, sûr de son talent et de ses amitiés dans le show business. Il est vrai qu’il collectionnait un nombre de numéros de téléphone assez conséquent et appelait très facilement des animateurs télé ou radio, au beau milieu du jour ou de la nuit. Lors de nos premières rencontres, je dois avouer que je fus très impressionné par son annuaire.

J’entamais donc mon travail, de prise de contact avec les médias, de façon sereine, car je savais que je pourrais une fois assise une petite réputation de mon artiste auprès des radios régionales, attaquer les gros réseaux.

En l’espace de quelques semaines j’avais obtenu la diffusion d’un premier single sur une cinquantaine de stations, un peu partout en France. J’étais donc sur le bon chemin. Tout naturellement je me suis adressé à mon ami en lui demandant de faire jouer son réseau pour que sa carrière prenne un véritable tournant et décolle.

Les appels se sont enchaînés, par dizaines. J’étais souvent face à ce chanteur aux amitiés nombreuses. Nous passions de longues après-midi à contacter untel qui est sur RFM ou tel autre qui parle dans le micro de RTL. A chaque fois les échanges étaient courtois, chaleureux et sincères, mais à l’arrivée toujours le même discours : « Tu sais je pourrais te filer le petit coup de main, mais quand tu seras entré en playlist chez nous ou quand tu auras une grosse actu ». Moi, je voyais ces conversations comme de vrais échecs, car ils ne débouchaient sur rien de concret. Il y avait en permanence cette notion d’évitement, qui permet aux gens de presse de sembler être intéressés (peut-être le sont-ils sincèrement) par le sujet que vous leur apportez, mais qui finalement ne s’investissent pas.

Pourquoi ? Tout simplement parce qu’un animateur n’est pas un décideur, n’est pas le rédacteur en chef de son programme, n’est pas le patron qui définit la ligne éditoriale de son média. Un animateur est aux ordres de sa direction ! Avez-vous déjà vu d’illustres inconnus passer en vedette sur le plateau de Taratata ou de Chabada, le diamanche après-midi ? Moi pas. Est-ce que cela veut dire que Naguy et Daniella Lumbroso n’ont pas d’amis musiciens ? Certainement pas. D’ailleurs, je pense même qu’ils doivent être très sollicités. Non, cela veut simplement dire qu’à choisir et pour faire de l’audimat, ils préfèreront toujours programmer des valeurs sûres qui attireront le spectateur, plutôt que de faire la part belle à leurs copains.

Si vous avez la possibilité, regardez l’émission « Watt’s In », sur les chaînes régionales telles que Nantes 7, TV7, Wéo… Johann Perrier qui produit ce programme doit fournir chaque semaine quinze minutes d’interviews d’artistes. Toutes les majors (Sony, Warner, Universal, EMI) et autres gros labels indépendants, lui envoient régulièrement leurs nouveautés. Il n’a qu’à piocher, afin de concevoir sa liste d’invités. S’il lui prenait l’envie de ne réaliser que des émission consacrées uniquement à ses copains, il est à peu près certain que les acheteurs se détourneraient rapidement de son offre et iraient chercher ailleurs une production capable de fournir les minutes voulues. Voilà pourquoi, même quand son cœur balance pour un artiste émergent, mais sans notoriété, il préfèrera interviewer Pascal Obispo ou Enrique Iglésias.

Tout comme dans le milieu bancaire, dans le show business, bien souvent, on ne prête qu’aux riches…

Pour en revenir à mon ami et son carnet d’adresses long comme le bras d’un lanceur de javelot, je dirais que vous pourrez mettre à profit tous vos contacts lorsque vous serez établi et légitime à votre place. En attendant, dorlotez-les, chouchoutez-les, mais ne vous bercer pas trop d’illusions. Tant que vous en serez à chanter vos chansons, très bonnes sans aucun doute, dans des petits clubs et à auto-produire votre CD avec vos économies, les portes des grands médias resteront malheureusement fermées, même si vous passez vos vacances avec le patron de NRJ.

D’ailleurs, avec qui vais-je partir cet hiver ? Je vous enverrai une carte postale pour vous le faire savoir…

Musicalement

Olivier

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Jeudi 3 décembre 2009 par admin  
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Juste une mise au point ! !

Chers amis,

Il y a des semaines où les rencontres que nous sommes amenés à faire, nous dopent bien davantage que toutes les drogues qui peuvent exister. D’une part elles font du bien au moral et d’autres part il n’y a aucun effet secondaire néfaste. Que du positif, je vous dis.

Mercredi soir au Divan du monde, j’ai eu le grand plaisir de croiser quelques personnes que je n’avais pas vues depuis très longtemps et avec qui j’ai renoué le contact personnellement et professionnellement. Puis, j’ai fait la connaissance de nouveaux visages, de nouvelles voix et suis reparti avec un rendez-vous pour les jours prochains, qui promet de déboucher sur du travail.

Quant à samedi soir, après un magnifique concert de pur Rock’n roll distillé par mes amis des Forbans à l’Alhambra, j’ai échangé quelques cartes de visite et numéros de téléphone avec des invités. Contacts qui serviront, sans aucun doute très bientôt.

Cette semaine, au regard de ce que j’ai vécu ces jours derniers, je voulais vous livrer un secret. Le petit « truc » qui permet de toujours avoir le moral au beau fixe et Dieu sait lorsque l’on navigue dans le milieu du spectacle, que celui-ci a tendance à faire parfois le yo-yo !

Ecrivez régulièrement toutes les actions que vous avez entrepris et notez à coté les résultats obtenus. On ne se rend pas toujours compte, de manière objective ce que nous réalisons. Personnellement, je m’engage à présenter aux artistes avec lesquels je collabore, un compte-rendu écrit de mon action. Bien que j’informe régulièrement par téléphone ou par mail les intéressés, un récapitulatif remet en perspective le travail fourni.

Il m’est souvent arrivé en fin de semaine d’avoir la sensation de n’être pas parvenu à atteindre certains objectifs et d’avoir perdu du temps. Pourtant, le samedi matin, alors que j’ouvre mon traitement de texte et commence à y écrire que j’ai eu tel contact en ligne, que tel autre m’a fait un retour positif, qu’un nouveau programmateur radio m’a téléphoné pour avoir des infos et ainsi de suite, je prends alors conscience que finalement j’ai travaillé et que celui-ci donne des résultats.

Alors qu’un de mes artistes se morfondait, au cœur de l’été dernier, de n’avoir pas plus avancé que cela depuis un an que nous travaillions ensemble, je me suis dit qu’il n’avait pas en mémoire le chemin parcouru. J’ai donc établi « une liste » des radios, des interviews, des show case, des concerts, de l’argent générés par ceux-ci. Nous étions partis de rien. Un CD-R de 13 titres, une bio en pdf et c’est tout. Je peux vous assurer que le résultat a été, y compris pour moi, une véritable claque !

Vous êtes persuadé de ne pas décoller, de stagner ? Etablissez cette liste. D’une part vous obtiendrez une satisfaction à laquelle vous ne vous attendiez pas et d’autre part vous inspirerez sans aucun doute le respect de ceux auprès de qui vous pourrez vous en prévaloir.

Je me souviendrai longtemps de réflexions entendues lors de certains concerts de Balablan. Celles-ci portaient justement sur le nombre de dates de représentations données au cours des mois précédents. En effet, la liste était conséquente et pouvait en faire rêver plus d’un, y compris parmi les professionnels qui savent la difficulté de trouver du travail dans ce milieu.

On dit souvent : « qu’importe le but à atteindre, l’important est le chemin parcouru ». C’est vrai, mais pour en avoir pleinement conscience, il faut de temps en temps s’arrêter et regarder derrière soi, pour voir d’où l’on vient. Cet exercice d’introspection objective fait un bien fou, car il n’y a qu’en ayant une pensée positive que l’on peut obtenir des résultats positifs.

Si vous pensez en permanence que vous n’êtes pas sur le bon chemin, que vous ne progressez pas, que les autres vont plus vite que vous, que vous n’y arriverez pas, alors oui effectivement, il vaut mieux tout arrêter et ne pas vous entêter dans une voie qui visiblement n’est pas faite pour vous. Mais lorsque apparaissent tous les résultats qui vous ont fait grandir et avancer, alors là, plus rien ne peut vous empêcher de continuer et d’aller le plus loin possible.

Attention, vous avez noté que je parle « d’objectivité ». Cela veut bien dire qu’il ne s’agît pas de s’endormir en se disant : « puisque j’ai fait la première partie de De palmas, je suis une vedette et tout est gagné ! ». Là, vous allez droit dans le mur.

Dopez-vous à la pensée positive. Regardez toujours la salle à moitié pleine et les fauteuils bien remplis. Evitez de vous attarder sur les strapontins désespérément vides. Faites cette mise au point personnelle. Vous n’en avancerez que mieux.

La route est si longue que je la pense infinie. Alors, pensez régulièrement à votre point de départ, vous n’en goûterez que mieux les pas accomplis.

Musicalement

Olivier

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Mardi 24 novembre 2009 par admin  
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Dancing with myself ! !

Chers amis,

Je viens de lire un article très intéressant dans « Le parisien ». Celui-ci fait état des dernières sorties d’albums et, constat bien triste, la longue liste des CD uniquement faits de reprises effraie celui qui se bat pour l’emmergence de nouveaux talents. De Eddy Mitchell, qui revisite les « chansons du cinéma américain » en passant par Maurane et son « Nougaro », les linéaires des magasins ne laisseront une nouvelle fois que peu de place à de véritables découvertes…

Cette semaine, mon sujet sera axé sur l’aide que pourrait vous apporter la collaboration d’un nom connu à votre projet. Au passage, je remercie Vincent de m’avoir posé cette question. J’ai déjà eu l’occasion d’avoir quelques réflexions sur ce sujet par le passé. Je partage aujourd’hui avec vous mon point de vue.

Lors de mes débuts dans le monde de la communication artistique, un de mes contacts m’appelle et me fait l’article concernant Fabien Mettay, un de ses poulains. Ce jeune garçon, originaire de la région de Perpignan est, d’après la revue de presse que je reçois, une vedette locale. Il court de concert en concert et s’est forgé une réputation de bête de scène. Il enregistre, au studio Polygone de Toulouse, un premier album, de très bonne qualité. Sur celui-ci apparaît un duo avec Cali. Ce titre est placé loin dans la tracklist, donc j’en déduis que cette chanson n’est pas considérée comme le moteur de ce disque et que l’apport du nom célèbre accolé à l’inconnu, finalement, ne sert pas à grand chose.

J’ai décliné la proposition de travailler sur ce produit, pour des raisons d’un autre ordre qu’artistique.

La réflexion apportée par cette situation est la suivante. Un chanteur doit grandir seul. Se faire un nom. Créer sa propre image. Vouloir grandir dans l’ombre d’une star est illusoire. Il est nécessaire d’avoir des points de repère, des balises. Retourner de temps en temps aux sources, bien entendu. Il faut avoir en permanence en tête que les artistes installés, ne le sont jamais durablement, ils ont donc toujours à l’esprit de faire tout ce qu’il faut pour poursuivre leur carrière, pour rester dans la lumière et avoir les faveurs d’abord de leur maison de disque, puis du public et enfin des média.

Pourquoi un chanteur connu pousserait un inconnu à prendre sa place ? Car la question est là. Aider un confrère qui travaille exactement sur le même créneau musical, c’est éventuellement scier la branche sur laquelle on a mis du temps à s’asseoir. Malheureusement, contrairement à ce que l’on veut nous faire croire, dans le show business, il n’y a pas de place pour tout le monde. En disant cela, je ne veux absolument pas nier l’estime, le respect, voire peut-être même l’admiration, que peut avoir Cali pour Fabien Mettay. Nous le savons généreux et très souvent prêt à partager son micro avec autrui. Il faut voir au-delà de l’acte simple d’enregistrer une chanson. Est-ce que cela a aidé ce jeune artiste à devenir plus connu qu’avant ? Est-ce que cela lui a ouvert les portes de la renommée ? J’espère que Fabien vivra longtemps de sa musique, car elle n’est pas dénuée d’intérêt. Mais il y arrivera par son seul talent au travail.

Il ne faut pas croire que parce que tel artiste a un nom écrit en rouge sur le fronton des plus grandes salles, qu’il pourra, d’un simple claquement de doigts faire de vous une vedette. Si c’était le cas, les hit parades, seraient remplis de chansons enregistrées par le copain, du copain qui est numéro un.

Les décisions ne se prennent pas dans les studios d’enregistrement. Cet autre exemple vous en donnera la preuve.

Alors que je rentrai en voiture, d’un concert donné au Luxembourg, avec Fabrice Gratien, pianiste et réalisateur de Nicolas Peyrac, mais aussi de Mano Solo, il mit dans le lecteur CD un petit bijou de chanson française. J’ai malheureusement oublié le nom de l’artiste, qui d’ailleurs se moquait un peu de faire carrière dans la chanson. Fabrice m’avoua qu’ayant la possibilité d’avoir accès à tous les patrons de labels nichés dans les majors, il distribua joyeusement ce disque, certain que la qualité des textes, des musiques et de la réalisation feraient tilt dans l’oreille des décideurs. Il y eut quelques écoutes polies. A chaque fois la même réponse, vous savez, celle qui énerve ceux qui savent ce que cela sous entend : « Ouais, c’est bien réalisé… ». Et rien de plus. Cela voulait dire clairement : On ne mettra pas une bille sur cet artiste !

On ne peut communiquer, mettre en avant le nom d’un autre pour devenir soi-même une vedette ! Soit vous parlez de vous, soit vous n’existez pas ! Votre public vous attend, vous et pas un autre. Et si d’un seul coup votre béquille prenait le pas sur votre démarche ?

Il y a des disciplines qui nécessitent « la recommandation ». En entreprise la cooptation s’avère parfois un sport. Se choisir un mentor peut faciliter les choses. En matière artistique, il ne faut pas chercher la lumière des autres, pour essayer de se glisser dedans. Être au contact de ses condisciples est source de motivation. Aller voir ses pairs sur scène, écouter, décortiquer, tenter de comprendre pourquoi ce que vous voyez et entendez fonctionne, oui, mille fois oui. Mais vouloir prendre la roue de celui qui roule devant en espérant qu’il vous laissera passer, c’est nourrir un doux rêve qui n’a que très peu de chance d’arriver.

Soyez vous même !

Olivier
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Lundi 16 novembre 2009 par admin  
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Le salaire de la peur ! !

Il y a des semaines au cours desquelles je reste face à mon bureau et ne vois personne. Je communique avec l’extérieur uniquement par téléphone, mail et SMS, ce qui entre nous est tout à fait extraordinaire. Le sans fil nous simplifie la vie et qui peut savoir que je tape sur mon clavier depuis le bord de la piscine de mon hôtel de Normandie ou depuis mon bureau parisien ?

Mais ces jours derniers j’ai beaucoup rencontré, déjeuné, discuté de vive voix et le bilan est que de nouveaux projets de collaboration sont à l’étude et disons le simplement, de l’argent rentrera.

J’ai demandé des rendez-vous à des gens avec qui je suis en relation depuis longtemps et vers qui je n’ai aucune difficulté à me tourner. Un appel direct sur un numéro personnel, un agenda en mains et hop une date est arrêtée.

Vous allez me dire, mais pourquoi nous raconte-t-il ses histoires de restaurants ?

Voici l’explication. Ma vie n’est pas extraordinaire. Ce que j’applique à mon domaine d’activité, vous devez aussi pouvoir l’appliquer au vôtre. Si je parviens à des résultats, c’est simplement en utilisant une recette basique du commerce : Pérenniser dans le temps la relation que j’ai avec mes clients.

Cela se traduit par : Le casino du Luxembourg avec lequel j’ai déjà monté plusieurs opérations (Francis Lalanne, Murray Head, Nicolas Peyrac…) est content de notre relation professionnelle, je me dois donc de lui apporter d’autres affaires aussi intéressantes que les précédentes. Si j’y parviens, je suis certain que tout se déroulera bien et que la confiance entre nous sera toujours aussi forte. De plus, c’est sans compter sur les commissions que je touche à chaque concert et qui font que j’ai tout intérêt à y retourner le plus souvent possible.

Un client est potentiellement une valeur à exploiter sur le long terme.

Je vous parle d’un casino qui organise des concerts avec des artistes de renom. Mais il en est de même pour des petits établissements de province. Et c’est là que je veux attirer votre attention.

Vous rêvez, et c’est légitime, de grandes scènes, de Zénith, de palais des sports ou de Stade de France ! Avant d’y arriver, il y a tout un long chemin à parcourir. Commencez par jouer dans le café-concert de votre village. Si vous y cartonnez, il n’y a aucune raison que la personne qui s’occupe de la programmation, ne vous fasse pas repasser par son plateau une autre fois.

J’ai fait cette expérience avec Balablan, au cours de la saison passée. Nous sommes partis de rien, en terme de concert. Comme je ne suis pas spécialisé dans le booking, il m’a fallu passer de nombreux coups de téléphone et envoyer un certain nombre de CD, avant qu’un lieu ne m’appelle et me propose de le recevoir. Ho ! joie !

Il se trouve que la première prestation a été au-delà des espérances des patrons de la salle. Face à la qualité du show, c’est le calendrier à la main que nous nous sommes quittés avec une seconde date de programmée. Nous y sommes retournés 4 fois jusqu’à l’été dernier et avions 2 dates cet automne ! Multipliez le cachet X par 6 concerts et ajoutez-y les recettes des autres lieux dans lesquels le résultat fut le même. Au bout de quelques mois, vous pouvez être fier de votre parcours et commencez à ressentir ce que vivre de la musique veut dire. J’émets tout de suite les réserves de circonstance et vous accorde que ces cachets ne sont pas (toujours) déclarés et que cela ne fait pas de vraies carrières. Soit, mais il faut bien commencer.

Croire que l’on va venir vous chercher et vous offrir des budgets de plusieurs centaines d’euros alors que vous ne les valez pas, c’est rêver gentiment.

Combien de groupes m’ont dit avoir pu s’offrir de beaux cadeaux, de la Stratocaster originale à la voiture neuve (hé oui !), uniquement en thésaurisant les cachets du week-end ? Beaucoup.

Pour parvenir à cela, il ne faut pas avoir un ego surdimensionné et accepter des conditions, parfois un peu précaire. Il ne s’agit pas de tout prendre, mais d’en prendre un maximum. Parfois un plan scabreux peut déboucher sur quelque chose de beaucoup plus grand.

En voici encore un exemple. Je reçois un appel au printemps dernier, de l’ organisateur d’une fête à Clamecy. Connaissant Balablan, il me demande s’il ne peut venir donner une heure de concert, à un tarif défiant toute concurrence. Nous en discutons et contre le remboursement des frais kilométriques et un petit billet, Balablan accepte. Le concert fut si remarquable que je me permis quelques semaines plus tard de rappeler l’organisateur en lui proposant de prendre Balablan en première partie des Forbans, contre cette fois un cachet à la hauteur du talent de l’artiste et de l’événement. Le deal fut réalisé en quelques minutes, à des conditions très avantageuses pour tout le monde. Il n’est pas impensable de retrouver Balablan en concert dans cette région cette saison, tant son tour de chant est apprécié de ceux qui le reçoivent.

Avant de vouloir conquérir des dizaines de lieux (ce que je vous souhaite bien sûr), commencez par fidéliser des salles autour de votre projet. Allez-y, retournez-y, prenez résidence, installez-vous et engrangez les succès et la monnaie au passage, cela ne pourra pas vous faire de mal. Et puis, n’oubliez pas que malgré tout votre art est un travail et que celui-ci mérite un salaire !

Musicalement

Olivier

Lundi 9 novembre 2009 par admin  
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Le premier pas ! !

Chers amis,

Dimanche dernier j’ai assisté à l’Alhambra de Paris, à un très beau concert de Steve et Heather. La country est vraiment un univers musical riche et beaucoup plus varié que l’on ne croit et sans le savoir, ou sans se l’avouer, nous avons tous un coté country ! Il n’est pas rare d’entendre, dans les émissions spécialisées, des titres de Bruce Springsteen ou de Shaina Twain diffusés entre Johnny Cash et Hank Williams.

Cette semaine, je voudrais attirer votre attention sur l’idée qu’un jeune artiste peut se faire de son premier pas dans le métier. Au cours d’un dîner, jeudi soir dans un cabaret parisien, nous avons abordé le sujet.

Je fus très surpris d’entendre un prétendant dire : « Pour débuter dans ce milieu, il faut faire une reprise ». Jean-Pierre Pasqualini, patron de « Platine Magazine » et moi-même, étions du même avis : Ce propos est une ineptie !

Comme je n’ai de cesse de le rappeler à tous ceux qui me demandent conseil : commencez par avoir une réflexion de bon sens ! Prenez l’histoire de la chanson française, celle que vous avez à portée d’oreille et que vous connaissez malgré tout sans doute le mieux. Jetez un rapide coup d’œil sur les titres qui se sont bien placés dans les charts divers. Faites le calcul du nombre de reprises arrivées en tête des Tops et déduisez-en si en enregistrer une est une bonne idée.

Bien sûr, on objectera que Lâam a vendu près d’un million de singles du titre : « Chanter pour ceux… » de Michel Berger. Et après ? Combien sont-ils à avoir réalisé cet exploit ? Peu, très peu. Dans un premier temps cela pouvait s’apparenter à « un coup », mais l’album qui est sorti ensuite était de très bonne qualité et contenait d’excellentes chansons. Il ne restait plus ensuite qu’à dérouler une carrière, mais les choses étant parfois beaucoup plus compliquées qu’on ne le pense, Lâam a connu des hauts et des bas.

Si je tente d’expliquer que reprendre des titres déjà connus et implantés dans l’inconscient collectif est une pauvre idée pour se lancer, elle peut en revanche apporter une image fédératrice, pour un public qui découvre « en live » un artiste et permet d’identifier l’univers du chanteur. Lorsque Balablan reprend en concert du Gainsbourg et du Salvador, nous voyons de quelle école de la chanson il est issu. Les reprises servent à cristalliser une identité, pas à la fabriquer.

Mais que demande-t-on aux artistes ?

Un chanteur se présente face au public pour y présenter son monde, avec ses mots et ses musiques. L’intérêt de ce métier est que chacun peut évoquer le même sujet en utilisant des mots et des mélodies différentes. Ces chansons forment votre personnalité artistique.

Même si vous n’êtes qu’interprète, avec des auteurs autour de vous, vous allez sans cesse chercher à mettre sur vos cordes vocales les mots que d’autres sauront mieux exprimer, mais que vous revendiquerez. N’hésitez pas d’ailleurs à renvoyer vos faiseurs de chansons à leurs tables de travail, parfois malheureusement un mot, un vers ou une expression peuvent faire chavirer le texte entier dans la catégorie des rebus.

On se nourrit de ce qui a déjà été fait, c’est certain, mais ce n’est pas une raison suffisante pour ne vouloir s’adonner qu’à cet exercice de reprise. Dans les années 60, la jeunesse prenait énormément de plaisir à chanter les succès d’Elvis Presley, Buddy holly, Carl Perkins et tant d’autres, allant jusqu’à imiter les postures, les coiffures, les costumes… Ils devenaient des clones. Combien de temps a-t-il fallu pour que les Johnny Hallyday, Eddy Mitchell et Dick Rivers, pour ne parler que d’eux, trouvent et assument leur identité ? Des années ! Quant aux autres ? Disparus…

Aujourd’hui, ceci n’est plus envisageable. On ne peut plus se permettre d’enregistrer des covers à longueur d’année, pour enfin un jour se dire « Et si je faisais mon œuvre ! Celle que j’ai vraiment envie de chanter ! ». tout va trop vite et le temps est compté. Si vous voulez monter sur scène pour défendre ce que vous avez vraiment dans le ventre, alors il vous faudra creuser, gratter, chercher au plus profond de vous ce qu’il y a de meilleur à produire sous forme de chanson.

Si votre seul désir, et celui-ci est blâmable, est de monter sur une scène pour vous aveugler une fois dans votre vie de lumière, vous étourdir de son et vous bercer d’applaudissements, hé bien vous faites fausse route. Ce sera mettre beaucoup d’efforts pour un bonheur furtif qui vous laissera avec le temps plus d’amertume que de joie.

Le show bizness est un fantasme. Et comme tel, une fois vécu il est décevant.

Chanteur en revanche est un vrai métier, qui demande beaucoup de travail pour parvenir à l’obtention d’un résultat.

Je finirai par une comparaison. Les élèves des Beaux-arts copient, recopient les tableaux des maîtres qui les ont précédés, mais une fois franchie et maîtrisée cette étape, ils se retrouvent face à la toile blanche et sont amenés à y projeter leur propre monde. On ne découvre pas un peintre qui présente « trait pour trait » une reproduction de la Joconde ! On l’ignore.

Soyez les peintres de votre vie et imaginez votre monde tel que vous le voulez et non comme il a déjà été dépeint !

Musicalement

Olivier

Lundi 2 novembre 2009 par admin  
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Hygiaphone ! !
Chers amis,

Je rentre d’un week-end de travail, en Bretagne. J’accompagnais Georgette Lemaire, pour deux concerts donnés au Trousse chemise, petite salle de Langan, située à quelques kilomètres de Rennes. Outre la qualité des représentations, ce qui m’a le plus marqué est l’accueil que nous avons reçus.

En province les gens vous reçoivent les bras ouverts et avec chaleur. Toujours à disposition et prêts à dégainer toute une gamme de solutions au moindre problème.

Il y a une dizaine de jours nous étions avec Balablan dans une salle parisienne. A l’arrivée du groupe en fin d’après-midi, c’est l’équipe des musiciens de la seconde partie qui l’a reçu. Distribution de deux tickets chacun pour une consommation au bar et à la fin du show, une poignée de main molle, qui laissa entendre qu’il n’y aurait aucun partage des recettes, le bistrotier n’ayant pas fait son minimum de chiffre d’affaire (un peu trop élevé à mon goût). Voilà pourquoi, une nouvelle fois, je me dis que sont bienheureux ceux qui peuvent vivre de leur art, loin des grandes agglomérations mangeuses de talents.

Je reviendrai je pense à cet aspect des choses dans un autre article. Aujourd’hui, il me semble important d’attirer l’attention des jeunes artistes sur le potentiel d’aides qu’ils peuvent trouver tout autour d’eux et auxquelles ils ne pensent pas forcément.

Au printemps dernier, je suis allé voir une jeune demoiselle appelée Lune. Elle donnait un concert sur une péniche, au pied de la grande bibliothèque. A la fin du show nous avons un peu discutés. Je l’ai retrouvée participant au concours Zicmeup, en mai dernier. Cette fois-ci nous avons pris un peu plus de temps et elle m’a raconté comment elle était parvenue à décrocher une série de dates dans de belles salles de la capitale (Le Zèbre, La bellevilloise…).

Il lui a suffit de remplir de nombreux dossiers de demandes de subventions auprès de différents organismes, pour récolter quelques centaines d’Euro par-ci, quelques milliers d’autres par là.

Bien que vivant dans un pays dit capitaliste, je peux vous assurer que l’Etat, ainsi que de nombreuses structures, aident les jeunes créateurs. Je vous entends déjà me dire : « Oui, il y a des aides, mais ce sont toujours les mêmes qui les ont !». A ceci je répondrai une chose : Oui, ceux qui obtiennent des aides les ont demandées…

Le ïatus est que l’on demande aux artistes d’effectuer un travail de secrétariat, tout en étant créatifs. C’est mission impossible et voilà pourquoi tant d’eux ne trouvent pas la force de remplir les petites cases de tous les documents récupérés. Mais, avec un peu de volonté et peut-être en étant entouré d’une équipe cohérente, ce travail peut-il devenir fructueux.

Je vous invite à vous rendre sur tous les sites web des diverses structures : SACEM, ADAMI, FCM, SCPP… cherchez les rubriques de propositions de subventions, ouvrez, lisez, trouvez le numéro de téléphone de l’antenne la plus proche de chez vous, prenez rendez-vous avec une personne et non avec un serveur vocal, présentez votre projet et vous verrez il y a de grandes chances pour que vous obteniez de l’aide.

Attention toutefois à ne pas croire qu’après avoir lu mon article, tous les artistes bénéficieront de l’argent public ! Il faut bien entendu que votre projet soit cohérent, qu’il ait un aspect professionnel. Il vous faudra sans doute justifier d’une structure, au minimum une association, au mieux un label, mais également de facture de studio, de pressage, de location de salle pour un show case, de fiches de paie pour les musiciens…

Les aides existent. Elles sont données à ceux qui possèdent un cadre structuré. Là, peut-être commence pour vous la galère. Très souvent également, l’argent que vous pouvez recevoir, n’est versé qu’en contre-partie de la présentation d’une facture ou d’un contrat. C’est-à-dire que vous devez avancer les frais et vous faire rembourser à une certaine hauteur ensuite. Vous devez donc avoir des petits reins solides dès le départ pour pouvoir assumer les engagements en cas de non versement des sommes demandées.

J’ai connu par le passé des compagnies de théâtre qui ne fonctionnaient que comme cela. Elles présentaient des projets à toutes les commissions et attendaient le verdict. Si aucune aide ne venait, elles abandonnaient les projets, fussent-ils magnifiques.

Dans la musique, on ne peut travailler ainsi. La chanson est un art vivant, de l’instant. Il est impensable de demander à un auteur-compositeur d’écrire des chansons et lui dire : « Si l’argent ne vient pas tu laisses ton œuvre dans un tiroir. »

Le plus difficile c’est de faire le premier pas. Une fois que vous êtes en marche, rien ne peut plus vous arrêter, à part vous, bien sûr.

Musicalement

Olivier

Mercredi 28 octobre 2009 par admin  
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Sur la scène !!

Il paraît, dit-on dans les milieux autorisés, que depuis que la crise du disque existe, celle de la scène a disparue et que les artistes vivent mieux de leurs concerts que de leurs droits sur la vente des albums.

Samedi soir, dans l’émission « Le pont des artistes », sur France Inter, JP Nataf, ex chanteur du groupe « Les innocents » a précisé que : « seuls une trentaine de groupes arrivent à vivre de leurs concerts. Pour tous les autres c’est très difficile. Plus encore qu’à l’époque où nous avons commencés. » Petit rappel, leur plus gros succès date du début des années 90, il y a presque 20 ans !

Sachant que les ventes de CD s’écroulent de jours en jours, l’ensemble de la profession se replie sur la scène. L’économie de la musique ne dérogeant pas aux règles économiques en général, plus l’offre est grande, moins les prix sont élevés et plus la qualité se dilue dans le néant.

Plus on met de produits sur le marché, moins on a de chance de les vendre. C’est le paradoxe du commerce. Le seul gagnant est celui qui est au bout de la chaîne et qui tient les rênes du marché. Que ce soit un tourneur, un distributeur ou un producteur, leur but aujourd’hui est d’avoir le plus d’offre à proposer aux consommateurs. Si j’ai dans mon catalogue 50 artistes et que je les vends chacun une seule fois, je gagne 50 fois. En revanche, l’artiste lui ne gagne qu’une seul fois.

Le monde de la musique est une vaste partie de poker où en permanence il faut faire des paris sur l’avenir. A l’opposé d’une science exacte, l’artistique est fondé sur quelques règles élémentaires : avoir une mélodie et une voix à peu près juste. Je dis cela en pensant de suite à Bobby Lapointe ou Renaud qui sont loin d’être des exemples à suivre en termes de qualité de chant… Le reste est uniquement basé sur de l’aléatoire.

Je suis assez bien placé, malheureusement, pour savoir que ce ne sont pas toujours les meilleurs produits que l’on retrouve dans les charts. Le discours est pourtant toujours le même : « Tu vas voir, c’est trop bon, ça va casser la baraque ! » et puis, rien…

Pour en revenir à la scène, je dirais que cette semaine j’ai assisté dépité à un concert à l’OPA Bastille. Balablan jouait ce soir-là sur le même plateau que Altam, un groupe stéphanois. Ni eux, ni nous n’avions ménagé notre peine pour faire de la publicité sur cet événement. Tous les sites webs et boites mails de nos amis et fans avaient été abreuvés de messages, des affiches avaient été collées et des flyers distribués. Nous étions en tout et pour tout une dizaine dans la salle…

Beaucoup d’énergie et surtout d’espoir mis en vain dans ce concert. La prestation quant à elle fut bonne pour les deux groupes. A cela je dois rendre hommage, car quelle que soit la jauge, la plupart des artistes donnent des concerts de grande qualité. C’est tout à leur honneur.

Il y a sur Paris des centaines de spectacles tous les soirs, des plus grandes salles de concert aux plus petites caves sordides. Comment parvenir à faire son trou dans cet univers ? En fuyant très certainement la capitale et les grandes villes.

Ensuite se pose le problème de la motivation des troupes. Êtes-vous prêts à faire des kilomètres, pour donner un concert et recevoir en échange quelques euros ? Tout compte fait, à l’arrivée, il ne reste pas souvent grand chose à se mettre dans la poche. Une fois, deux fois… Si les choses ne bougent pas vite (et c’est souvent le cas) l’envie vous quitte peu à peu et vous finissez par lâcher l’affaire. C’est triste pour vous, mais ne vous en faites pas, la nature ayant horreur du vide, un autre groupe viendra prendre votre place.

Vous devez en permanence savoir avec qui vous travaillez dans votre équipe, quel est le degré de motivation de vos comparses, quel est le moteur de votre volonté. Bien souvent les jeunes artistes pensent qu’une carrière se fait en un jour et qu’il suffit de quelques concerts en MJC pour devenir des vedettes. Si cela a pu arriver à quelques-uns (les noms ne me viennent pas d’ailleurs), ce n’est pas le cas pour l’ensemble de ceux qui ont réussi. Jouer devant des salles vides, vous devez savoir que cela va vous arriver. C’est à l’aune de ces épreuves que vous pourrez mesurer votre capacité à avancer.

Bien entendu, c’est démotivant de ne pas faire le plein lors de chaque représentation. Tout le monde souhaite, et moi le premier lorsque je trouve des dates à mes artistes, que le public se déplace en nombre. Mais faut-il pour autant baisser les bras et ne pas poursuivre le combat si l’adversaire vous semble plus fort ? Je ne le crois pas. Il faut se remettre en cause et se poser les bonnes questions. Il est évident que se prendre le mur à chaque concert finit par laisser des traces sur la peau de n’importe quel rockeur, même portant un perfecto bien épais.

Puisque nous sommes loin de la science, il faut avoir foi en vous, mais sans aveuglement. Croire de manière lucide et objective en votre étoile, nous en avons tous une qui brille quelque part. Appliquer des règles simples et travailler toujours avec persévérance, en vous disant que le but que vous souhaitez atteindre n’est pas si éloigné que cela de votre réalité.

Allez, en scène ! !

Olivier Vadrot

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