Lundi 28 juin 2010 par sebastien
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A l’issue d’une finale au niveau et à l’ambiance exceptionnels, c’est Michael Piangerelli (Belgique) qui remporte la 3ème édition du Tremplin ZICMEUP TOUR, devant le trio nancéen BloodyMary et le bordelais Tiou.
Les 32 artistes et groupes sélectionnés lors des 24 étapes de demi-finales et finales régionales se sont partagés la scène de l’Alhambra de Paris, ce 13 Juin 2010.
La note du jury de la Team ZICMEUP au grand complet combinée aux votes du public sur le site a décidé du classement final : il fallait un vainqueur, mais, de l’avis de tous, le niveau proposé était homogène et très élevé.
Tous les résultats du Tremplin, les dotations,les photos sont visibles sur zicmeup-tour.com.
Lundi 28 juin 2010 par Olivier
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Voilà l’été ! !
Ou
Avant de partir bronzer, faites le bilan de la saison passée
Chers amis,
« Voilà l’été, j’aperçois le soleil… », Vous connaissez tous ces quelques mots tirées de la célèbre chanson des Négresses vertes. Bien entendu, lorsqu’on entrevoit l’astre briller, on se dit de suite : « Voilà les vacances !». Aux abords des premiers jours de juillet, il est normal de se voir non loin d’un rivage, un cocktail Malibu à la main, en short kaki, rêvassant à l’année qui vient de s’écouler et se projetant dans celle qui arrive à grands pas.
Justement, avant de partir vous reposer l’esprit, je vous propose un dernier petit travail. Munissez-vous d’une feuille et d’un stylo. L’exercice ne vous prendra que quelques minutes.
Vous êtes prêts ? Je vous invite alors, à dresser le bilan de votre saison. Ecrivez lisiblement sur le papier, toutes les réalisations auxquelles vous avez participées. Vous allez me demander quel intérêt à cette pratique ? Vous aurez raison. Il se trouve que notre cerveau, et surtout notre subconscient, bien que sachant tout de nous, ont besoin sans cesse qu’on leur rappelle que nous existons, que nous brillons. Plus vous vous le direz et répéterez, plus l’estime de vous-même grandira et vous permettra d’accomplir vos rêves les plus fous.
Il ne faut jamais négliger ou sous-estimer la force du subconscient. Les gens qui se répètent à longueur de journée « Je suis un mauvais », « Personne ne m’aime », « Ce n’est pas pour moi »… finissent par se convaincre de la justesse de leur pensée et n’aboutissent jamais à rien. Si au contraire, vous savez tirer du moindre événement, aussi anodin soit-il, un aspect positif, alors vous grandirez et vous détacherez de ceux qui ne savent que pleurer sur leur sort. Croyez-moi, dans le monde du show business ils sont nombreux.
Alors ? Combien de concerts, de show case, d’interviews, de dédicaces, d’enregistrements cette année ? Comparez vos résultats à ceux de l’an passé. Est-ce mieux ou moins bien ? Si c’est mieux, bravo. N’hésitez pas à bien visualiser vos succès. Ayez toujours à portée de main ou de vue, un de vos CD, un journal dans lequel une interview est sortie, l’affiche d’une de vos prestations… Nourrissez-vous de toutes ces images et prenez conscience de votre potentiel, du chemin parcouru depuis que vous avez décidé de vous lancer. En revanche, si vos résultats sont moins bons, pas de panique. Posez-vous la question : Pourquoi ? Que s’est-il passé ? Comment faire pour résoudre le problème ? Ne vous laissez pas démonter par un échec. Cela arrive à tous les artistes, y compris les plus grands. Prenez le mal à la racine. N’hésitez pas à changer d’équipe, si celle-ci ne vous permet pas d’avancer comme vous le voudriez. Séparez-vous de vos musiciens, de votre manageur, de votre tourneur… Il faut savoir être radical, faire table rase du passé, pour pouvoir avancer. Je suis certain que dans cet état des lieux, vous trouverez toujours de petites lueurs qui entretiendront votre espoir et vous permettront de continuer de marcher sur la voie du succès.
Pour ma part, et de manière non exhaustive, je peux dire que cette année a encore été riche en « Evénements » : Organisations de plusieurs concerts pour : Nicolas Peyrac, Les Forbans, Georgette Lemaire, Francis Lalanne ou Caroline Loeb, participation à la grande tournée « Âge tendre », « Rencontres » : Steve et Heather, Jean-Jacques Chardeau, « Echanges » : avec, entre autre, Gérard Meys, l’éditeur de Ferrat, Gréco, Gainsbourg et j’en oublie, enfin « Enseignements » : La couverture dans ce milieu est petite et tout le monde voudrait bien être dessous. Ne vous laissez jamais déposséder du petit bout qui vous revient.
Et puis bien sûr, il y a la lecture toutes les semaines, des mails envoyés par les fidèles lecteurs de ce blog. Cela me remplit de joie et m’encourage à poursuivre le travail débuté il y a un an et demi à présent.
Je vous souhaite le meilleur pour ces deux mois d’été. Profitez bien de tous les instants que ce métier vous fera vivre.
Nous nous retrouverons fin août, avec pleins de nouvelles choses à nous raconter.
Bonne semaine.
Olivier
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Lundi 21 juin 2010 par Olivier
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Dis-moi que tu m’aimes ! !
Ou
Toute critique est-elle bonne à dire
Chers amis,
21 juin fête de la musique ! J’apprends avec plaisir que de nombreuses communes de l‘ouest de la France souhaitent laisser la place à de vrais amateurs et non à de pseudo professionnels, sous payés, voire non payés. Pas de programmation. On vient, on se branche, on joue et on passe le relais aux copains. C’est très bien. Ce moment de la vie culturelle de notre pays doit être en priorité consacré à ceux qui n’ont pas la possibilité de s’exprimer en public tout le reste de l’année. Pour les autres, il y a 364 jours, au cours desquels il est possible de donner de vrais concerts.
Le sujet de cette semaine, consacré à la critique, m’a été involontairement soufflé par un de mes lecteurs. Il m’excusera par avance de ne pas citer son nom, car ses propos serviront à alimenter une chronique et non une polémique.
Vous êtes de plus en plus nombreux à m’envoyer de petits messages, dans lesquels vous me demandez de bien vouloir me rendre sur votre page web, afin d’écouter votre travail et de donner mon avis sur celui-ci. Je suis toujours très touché de voir à quel point vous me faites confiance.
J’essaie, dans la mesure du possible, d’honorer ces requêtes. Dès que j’ai du temps et l’esprit disposé à « écouter », je clique sur des liens. Je dois bien l’avouer, parfois mes oreilles ont bien du mal à aller jusqu’au bout du premier morceau placé dans le player, tant le travail présenté n’est pas de bonne qualité. Que faire dans pareil cas ? Est-il vraiment nécessaire de se fendre d’une réponse qui sera désobligeante ? Je ne le pense pas. Il est parfois des situations qui méritent plutôt le silence.
Un garçon m’a sollicité à plusieurs reprises. J’ai écouté et lui ai écrit ce que ses chansons m’inspiraient. Inutile d’entrer dans les détails.
Je reçus quelques temps plus tard une réponse cinglante. Il estimait que je n’avais pas le droit de donner l’avis que j’avais défendu sur son travail, que je me trompais et que mes critiques l’avaient choqué !
Je comprends que l’on puisse être déstabilisé, décontenancé, par un texte qui ne va pas dans le sens dans lequel vous pensiez que tous iraient. Mais de grâce, lorsque l’on se prête au jeu de la critique, il faut l’accepter dans son ensemble. Ne pas séparer bons et mauvais commentaires. Bonnes et mauvaises appréciations. En gros, il aurait fallu que j’apprécie, au plus au point, les chansons de ce monsieur, avec tous les défauts qu’elles portent, n’en rien dire, surtout pour ne pas froisser l’ego du créateur et le laisser poursuivre sa route avec dans sa poche un gentil papier disant qu’il était un grand poète, à deux pas des Brassens, Brel et Ferré…
Cette conception du polissage de poils d’artistes n’a pas cours chez moi. Je l’ai dit, écrit et répété, déjà des dizaines de fois, je ne possède pas la vérité, ni la science infuse de ce métier magique. Mon point de vue ne veut pas être le reflet du show business tout entier. Il n’engage que moi. Si on me demande mon avis, je le donne. On a le droit de ne pas être d’accord avec ce que je dis, mais on n’a pas le droit de me reprocher de l’avoir dit. Peut-être que je me trompe dans mon jugement. Seul l’avenir nous le dira.
Une chose est sûre, avec le temps et l’expérience, je fais tout de même un peu la différence entre un chanteur qui a la voix placée et un qui se cherche, un guitariste qui joue sans hésitation et un autre qui gratouille, un texte bien écrit et une suite de rimes pauvres, un artiste qui à la gniak et celui qui joue à l’avoir. Je précise de suite, ce n’est pas parce que vous semblez posséder toutes les qualités premières citées, que vous êtes assurés de parvenir en haut de l’affiche. Donnez une belle main d’atouts à quelqu’un qui ne sait pas jouer aux cartes et il perdra la partie à coups sûrs.
S’exposer à la critique c’est se mettre en danger, il est vrai. Il y a deux aspects à cet exercice. Le premier, celui que je défends, est le coté pragmatique : cette chanson est-elle bien écrite, bien composée, bien chantée, me touche-t-elle ? Voilà les questions essentielles auxquelles je tente de répondre. Bien entendu cette analyse est déconnectée de ce que je peux penser de l’artiste, en tant que personne qui chante. En d’autres termes, et c’est la seconde face de la critique, je ne mets pas d’affectif dans mon propos. L’affectif tend à brouiller les pistes et à déformer la vision objective que l’on peut avoir d’un sujet.
Il serait bon que ceux qui attendent des retours sur leur travail sachent faire la part des choses, Ô je sais que c’est très difficile comme exercice. Heureusement il y a parfois des auteurs, des compositeurs, des chanteurs qui prennent ce que vous leur donnez, même si cela leur fait mal à l’orgueil et savent utiliser la critique comme moteur. Ils n’appliquent pas forcément ce que vous leur avez dit, qu’importe, mais ils réfléchissent, tentent de faire mieux, en un mot avancent. Jamais ils ne s’abritent derrière un « Quand je joue cette chanson devant mes copains, elle passe vachement bien ! » Ce type de phrase marque la limite entre les professionnels et les amateurs. Allez, c’est votre jour. A vous de jouer !
Bonne semaine.
Olivier
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Lundi 14 juin 2010 par Olivier
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L’addition s’il vous plaît ! !
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21 juin dé-fête de la musique
Chers amis,
J’ai eu le grand plaisir d’assister, dimanche dernier, à la finale nationale du concours organisé par Zicmeup. Le niveau était très haut. 12 des 32 finalistes ont été récompensés. Les 20 partis bredouilles peuvent toutefois être fiers de leur prestation. Quand tout est bon, le résultat définitif se joue à quelques dixièmes près. La différence entre le premier et le dernier est infime. Le monde artistique est aléatoire. Sans vouloir être biblique, on peut aisément dire que peut-être un jour, les derniers seront les premiers. Perdre est difficile à encaisser mais absolument pas rédhibitoire. Comme l’a si bien dit Lâam, marraine de cette édition « Moi, je n’ai jamais rien gagné ». On peut tout de même dire que la demoiselle a fait jusqu’à présent un beau parcours, sans médaille, ni couronne.
Ceci m’amène à vous parler de cette fameuse « Fête de la musique » qui pointe comme chaque année, le bout de son nez. En l’espace de quelques jours, j’ai été contacté plusieurs fois par des organisateurs de plateaux pour l’événement nationale festif cité plus haut. De charmantes personnes, ayant obtenu mes coordonnées par l’intermédiaire de lieux dans lesquels j’avais organisé des show case pour les artistes avec qui je travaille, me firent des propositions de programmation.
Le patron d’un grand centre de loisirs en banlieue me dit qu’il souhaitait organiser des événements musicaux dans son établissement, afin de dynamiser son lieu désespérément vide. Bonne idée, lui dis-je. Quels sont vos moyens ? Je n’en ai aucun, eut-il l’outrecuidance de me répondre. Je fus quelque peu interloqué. « Vous ne pouvez pas mettre un centime sur la table et vous me demandez de faire venir des artistes professionnels, gracieusement, pour pouvoir remplir vos poches ! ! » Voilà quel était son raisonnement : « Vos artistes sont venus chez Cultura faire un show case sans cachet, aussi je pensais que l’on pourrait faire de même ici, avec une rémunération sur les ventes de CD ». Il me fallut lui expliquer qu’un show case dans un point de vente de disques, en période de promotion d’un album qui sort, fait partie de l’arsenal dont nous disposons afin de donner de la visibilité aux groupes. Puis vint le moment où je dus détailler ce qui revenait dans la poche de chacun après une vente en magasin. Gosso modo 33 % pour le producteur, 33 % pour le distributeur et 33 % pour le magasin. Divisez 15 € par 3 et voyez ce qu’il reste.
Ha ! oui, mais quand on fait un concert et que l’on vend « au cul du camion » tout va dans la poche du groupe. Il est vrai, mais combien de disques faut-il vendre pour gagner sa vie ? Si au cours d’une soirée, vous vendez 10 CD et empochez 150 €, partagez le magot entre les membres du groupe. Si vous êtes heureux de rentrer chez vous avec 30 ou 40 euro en poche, alors, il vous faudra faire 30 concerts par mois pour pouvoir vivre décemment.
Je comprends très bien que l’on puisse être content d’avoir de l’argent de poche, mais dans ce cas-là, on ne fait pas partie du monde professionnel. On reste un amateur. C qui n’est pas du tut blâmable.
Votre travail acharné mérite un vrai salaire. Aussi réfléchissez bien avant d’accepter de jouer pour rien. N’hésitez pas à négocier des contreparties. Une année, je suis allé en Corse, avec une chanteuse, pour la fête de la musique. Lorsqu’un voyage comme celui-ci est pris en charge à 100 % par l’organisateur, la donne n’est pas la même. Cela n’a rien à voir avec un plateau organisé par la médiathèque d’une obscure municipalité de Picardie, qui ne vous propose qu’un sandwich et une bière pas fraîche pour vous remercier d’être venu.
Plus les années passent et plus je pense que ce 21 juin est une « dé-fête » de la musique. Qui y gagne vraiment ? Comme bien souvent, ce sont les bistrotiers et les vendeurs de merguez.
Je m’étonnais par le passé de la réflexion d’un ami musicien qui me disait que du piano il en jouait tous les jours, alors ne pas y toucher ce jour-là lui faisait des vacances. Aujourd’hui, je comprends mieux.
Toutes ces demandes reçues ces derniers jours me laissent vraiment penser que dans notre pays l’activité musicale n’est pas considérée à sa juste valeur. Pour pouvoir faire entendre mon discours, il me fallut dire au patron du complexe de loisirs, que le cuisinier de son restaurant et l’ouvreur du cinéma, malgré les difficultés financières de la structure, ne viennent pas travailler gratuitement. Ils reçoivent bien une paye à la fin du mois. Pourquoi en serait-il différent avec les artistes ?
Ne participez pas à la dévaluation de votre art. A force de jouer le jeu de ceux qui vous reçoivent, un jour, plus personne ne sera payer. L’industrie du disque est mal en point, il serait dommage qu’il en soit un jour de même pour le spectacle.
Bonne semaine.
Olivier
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Lundi 7 juin 2010 par Olivier
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Menteur, Menteur ! !
Ou
Comment conserver une image irréprochable
Chers amis,
Nous voici déjà à quelques jours de l’été. La saison touche à sa fin et je n’ai vu le temps passer. Il nous faut déjà penser et entrevoir la rentrée. Des propositions de spectacles tombent pour 2011. Le calendrier se remplit à vue d’œil. Il faudra courir à certaines périodes, être sur les routes, aller de villes en villes. Réjouissons-nous de ce programme, car dans nos métiers rester assis et inactif signifie bien souvent la disparition. La nature ayant horreur du vide, si vous n’êtes pas là, un autre prendra votre place. Pour revenir ensuite cela demandera beaucoup d’efforts.
Un autre point, sur lequel je souhaite mettre un peu de lumière cette semaine et qui, si on n’y prend pas garde peut être néfaste, est l’image de vous-même que vous donnez aux autres. Je ne parle évidemment pas de l’aspect physique ou vestimentaire. Non, je veux parler de l’éthique que vous portez en vous, celle que vous défendez.
Notre « Milieu » n’est pas si grand que cela. D’ailleurs notre univers professionnel se réduit bien trop souvent à ce satané « milieu ». A croire qu’au-delà du centre point de salut. Tout finit un jour (toujours devrais-je écrire) par se savoir. Si vous adoptez une attitude saine, respectueuse et honnête, alors cela se saura et votre notoriété ne pourra qu’en être renforcée.
A l’opposé de cela, si vous pensez que la roublardise, le mensonge et la malhonnêteté vous faciliteront l’accès au succès, alors vous vous trompez. Il est très difficile pour moi d’illustrer cet article sans citer de noms afin de ne pas porter atteinte à la pseudo respectabilité de quelques personnes. Je vais tenter tout de même l’exercice.
Le patron d’un label, avec lequel je travaillais il y a quelques temps, me fit la démonstration suivante : Plus le mensonge est gros, plus il sera pris au sérieux. Ce type de propos est utilisé habituellement par toutes les formes de dictatures et laisse en général de mauvais souvenirs.
Alors qu’il me présentait le prochain album sur lequel il souhaitait que je travaille, il me dit : « Pour en mettre plein la vue aux médias, je l’ai fait mixer et masteriser dans tel studio ». Je fus tout d’abord agréablement surpris, car en effet, le studio dont il me parlait avait une belle cote et en sortant de ses machines on était sûr d’avoir « le » son. Toutefois, une chose me travailla. Le prix à payer pour les séances est assez élevé et le label n’avait pas des moyens conséquents. Malheureusement il se trouvait que le garçon qui gérait le studio était un de mes amis, mais le boss de la maison de disque ne le savait pas…
Sentant que j’allais être le premier maillon de la chaîne à me faire mener par le bout du nez, je décrochais mon téléphone et appelait mon ami. Quelle ne fut pas ma surprise d’apprendre que jamais il n’avait eu à mixer, ni à masteriser l’album dont je lui parlais ! !
A ce moment-là s’en fut fini de mes rapports avec ce petit monsieur, qui croyait sans doute pouvoir devenir Barclay à la place de Barclay !
Cet épisode a jeté le discrédit sur cette personne. Aujourd’hui encore lorsque je vois passer des infos le concernant sur Internet, je ne peux m’empêcher de penser que toute sa communication est basée sur le mensonge. D’ailleurs sur le long terme cela n’a toujours pas payé. Il reste encore au bas de l’échelle, avec ses rêves de réussite et de gloire, en maudissant la terre entière parce qu’elle n’apprécie pas son travail.
Je vous incite vivement à ne pas mettre le doigt dans l’engrenage de l’enjolivement de la réalité, pour finir par tomber dans la fosse du mensonge. Vous n’en sortirez que perdant. Quitte à traîner une réputation autant que celle-ci soit positive et honorable. Savez-vous que seules 3 personnes sur 10 diront du bien de vous en cas de succès. En revanche 7 sur 10 n’hésiteront pas à dire du mal de vous en cas d’échec. « Parlez de moi en bien ou en mal qu’importe, du moment que l’on parle de moi » est un adage qui à mon sens à ses limites. Rester dans la sphère des discussions entre professionnels pourquoi pas, mais pas dans n’importe quelles conditions.
Des anecdotes comme celle-ci je pourrai vous en écrire des pages et des pages. Vous vous apercevriez très rapidement que ceux qui utilisent ces méthodes et procédés blâmables, ne font que très rarement le Une des journaux pour leur meilleur profil.
Une dernière chose. Ne dites jamais, que vous ne mentez jamais, car en disant cela il se pourrait bien que vous ayez menti.
Bonne semaine.
Olivier
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Lundi 24 mai 2010 par Olivier
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T’as le look Coco ! !
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Comment un concept esthétique détrône un concept artistique
Chers amis,
Est-ce l’arrivée tardive, mais bien réelle, d’un temps estival qui fait éclore les bonnes nouvelles, comme s’ouvrent les fleurs ? Il est bon de la croire. Alors que je compulsais le rapport trimestriel édité par le SNEP, je découvris que, pour la première fois depuis 2005, les ventes globales de musiques enregistrées ont augmenté de 8 % ! ! ! Oui, vous avez bien lu, 8 %. Ce chiffre possède en réalité plusieurs lignes. Si le marché de single poursuit sa chute (- 16 %), les albums et DVD ont connu une belle progression respective de + 4 % et + 8,7 %. Le téléchargement connaît également un beau début d’année. Si la téléphonie mobile perd du terrain (- 21,8 %), les achats en ligne (+ 50,5 %) , le streaming (+ 100 %) et les abonnements aux diverses plateformes (+26,9 %) permettent dans l’ensemble d’obtenir un beau score de presque 30 % d’augmentation par rapport à l’an passé.
Tout ceci est à surveiller de près, bien évidemment. Le rapport du deuxième trimestre sera riche d’enseignements. Avons-nous affaire à un épi phénomène ou est-ce un retournement du marché ? A suivre…
Cette semaine je voudrais vous parler d’un aspect particulier qui me semble parfois prendre le dessus sur l’artistique pur. Le concept !
Il y a actuellement en France, et à priori partout dans le monde, un effet Lady Gaga. Je ne connais pas du tout les chansons et la musique de cette personne. Toutefois, j’entends régulièrement parler autour de sa jeune carrière, des experts en communication, des publicitaires, des journalistes, des fans, des créateurs de mode… Tous s’accordent à évoquer le look, les vidéos, les interviews, les reportages papier, les apparitions télévisuelles, mais presque personne ne parle du contenu. Seuls les aspects extérieurs semblent attirer l’attention et faire tourner les moulins à paroles.
Outre le fait que cette charmante demoiselle possède une plastique irréprochable et une voix pas désagréable du tout, je demeure sceptique quant à son succès sur le long terme. D’autres avant elle ont su apparaître et se faire un nom via un « personnage », je pense en particulier à David Bowie et son célèbre Ziggy Stardust.
Peut-on sérieusement exister à travers un concept ? Alors que la plupart des artistes attendent des critiques et des retours sur ce qu’ils sont (textes, chant, mélodie, arrangements…), nous sommes en présence, avec ce phénomène, d’une désincarnation du succès. Ce n’est plus la chanteuse en tant que telle qui est au centre des discussions, mais tout ce qui tourne autour d’elle. Je n’entends que très peu de critiques artistiques. On dit que son style se situe entre Madonna et Mylène Farmer. Je n’ai pas suffisamment de connaissance pour juger. Mais lorsque ce type de constatation passe à l’arrière plan, on peut sérieusement se poser la question du bien fondé d’une telle démarche. Ne sommes-nous pas face à un pur produit marketing qui se moque de ce que le pot contient et qui s’attache davantage à l’emballage ?
Ce qui est le plus inquiétant, c’est que ce discours est de plus en plus répandu dans le milieu du disque. Aujourd’hui, si j’ai bien entendu certains propos, si vous n’arrivez pas avec un « concept » dans votre poche, vous n’aurez que peu de chances d’attirer l’attention sur vous ! Un disque ? Mais qu’est-ce que c’est un disque ? 12 chansons et après ?
Soan, vainqueur de la Nouvelle Star, l’an passé, l’a-t-il emporté sur son simple talent d’interprétation ou est-ce un mix de look, de propos et de provocation ? Sans doute un peu de tout ça. Je vous invite donc à creuser votre univers. Non pas jusqu’à vous identifier à l’un ou l’autre des artistes cités aujourd’hui, mais tout comme une chanson n’est pas terminée tant que l’on n’en a pas fait le tour, une personnalité se cherche et se travaille en permanence. Il semble urgent de nos jours de s’intéresser tout autant à l’intérieur qu’à l’extérieur.
Je vous rassure, on peut très bien réussir sans outrance. Il y a d’ailleurs même parfois des surprises. Souvenez-vous d’Alain Souchon débarquant sur les ondes des années 70, en s’excusant presque de venir nous déranger avec sa chansonnette. Voyez la carrière qu’il a réussie à bâtir, malgré cette quasi absence de charisme.
Une oeuvre se juge sur le temps. Lady Gaga sera-t-elle encore présente dans dix, quinze ou vingt ans ? Soan fera-t-il naître encore les polémiques dans 3 mois ? Je vous propose d’en reparler le moment venu.
Bonne semaine.
Olivier
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Mercredi 19 mai 2010 par sebastien
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La 3ème édition du Tremplin n°1 du web organisé par ZicMeUp ayant débuté le 6 Janvier se clôturera lors de la Grande Finale qui aura lieu à Paris le Dimanche 13 juin.
Pour l’occasion, c’est l’Alhambra, « Scène de toutes les musiques », qui accueillera les 32 finalistes sélectionnés lors des 24 étapes précédentes par les votes du public et les notes de la Team ZicMeUp, sur le site et en Live.
Un cadre prestigieux pour l’évènement de cette première partie de l’année sur ZicMeUp : tous les styles, toutes les régions seront représentés, les artistes et groupes donneront le meilleur d’eux-mêmes devant le public et le jury de professionnels au grand complet !
Alors, n’hésitez pas à soutenir vos artistes préférés pour leur permettre d’accéder à cette scène de renom et de gagner les nombreuses dotations mises en jeu. Ils comptent sur vous !


Lundi 17 mai 2010 par Olivier
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Frankenstein ! !
Ou
Comment les chercheurs se sont piégés eux-mêmes
Chers amis,
Le temps est tellement triste et désespérant que pour me dégourdir les neurones, je me suis amusé ce week-end à ouvrir un livre d’initiation à la langue latine. Ayant quelques restes de mes années de lycées je redécouvrais avec plaisir ces locutions aujourd’hui disparues. Une d’elles attira tout particulièrement mon attention « Disco ». La traduction me fit pâlir : « Apprendre ». J’étais bien loin d’imaginer que cette racine avait pu donner des dérivées qui finiraient par arriver dans nos oreilles sous forme de disque.
« Apprendre » donc. C’est ce que je fis au cours de ce long week-end qui n’en finissait pas de s’étirer. J’ai acheté un livre intitulé « La crise du disque » (ed Les carnets de l’info). Cet ouvrage fourmille d’explications sur ce que nous vivons actuellement. Cette crise qui dure et dont personne n’est capable, à ce jour, d’en entrevoir la fin.
Mais avant de voir le bout du tunnel, il est intéressant de faire un tout petit peu d’histoire, en remontant, pas si loin que ça, dans le temps.
Le développement du format CD date de la fin des années 70 et fait son apparition au début des années 80. Tout le monde était heureux. Voilà enfin le produit dont on avait besoin : Petit, léger, et surtout inusable. Finis les rayures et craquements. Un son parfait allait couler dans nos oreilles et pour longtemps.
Oui, mais voilà, à la même époque l’informatique se développe. Les disques durs avaient des capacités de stockage proche de la taille du cerveau de poule. Il fallait donc augmenter la taille des mémoires, mais également trouver une formule pour comprimer au maximum les informations, afin qu’elles transitent en masse dans les tuyaux et nous arrivent sans perte dans nos nouveaux computers.
Pour cela un consortium a été créé dans les années 90 : MPEG (Moving Picture Expert Group). Des industriels de l’électronique tels que Philips, Thomson, France Télecom ou TDF se mirent à chercher ensemble. Et c’est ainsi que naquit le format MP3. Un fichier audio pouvait être divisé par 10, sans aucune perte de qualité ou presque et voyager sur le réseau avec fluidité. Aucun de ses fameux chercheurs ne se doutaient qu’ils venaient de mettre au monde la créature qui allait en quelques années mettre à mal le cinéma et à genoux l’industrie du disque.
Nous sommes avec cette découverte en présence du docteur Frankenstein. Le pauvre scientifique ne pensait pas que ses manipulations allaient donner un tel désastre.
Les informaticiens grands et petits se sont emparés de cette nouvelle technologie et l’ont mise sur le réseau. En moins de temps qu’il n’en fallu pour les dénoncer, les sites et plateformes de peer to peer se sont développées, on se souvient tous de Napster et adieu les ventes de CD en masse, les chiffres d’affaires records et disques d’or à la pelle. Le gratuit devenait la norme et le pillage un jeu de société.
Tout le monde était perdant, je parle de l’industrie de la musique, pas des fournisseurs d’accès à Internet ou des publicitaires. Les artistes voyaient les ventes de disques fondre comme neige au soleil et les maisons de disques leurs investissements sans retour. Je rappelle que le chiffre d’affaire global du monde musical a été divisé par 2 en moins de dix ans. Je vous invite à imaginer ce qu’il se passerait en France, si les industriels de l’automobile fermaient la moitié des usines. On serait proche d’une révolution.
Que se passe-t-il aujourd’hui ? Comment faire pour rectifier le tir ? A vrai dire personne ne le sait vraiment. Les majors, afin de préserver des chiffres corrects à présenter à leurs actionnaires, permettent aux opérateurs web ou de téléphonie d’avoir accès à l’intégralité de leur catalogue. Pour cela les fournisseurs doivent payer des sommes considérables. Le produit de ces licences est-il bien redistribué aux ayants droits ? Les artistes d’Universal touchent-ils un pourcentage sur ces nouveaux modes de consommation de la musique ? Comment être certain de la véracité des chiffres de téléchargement ? Il y a tellement de sites sur lesquels on peut acheter de la musique. Et les nouveaux talents dans tout ça ? J’ai l’impression qu’ils sont un peu oubliés, non ?
Albert Einstein savait les ravages que pourrait provoquer une bombe atomique. Les membres du MPEG n’en ont pas eu conscience à temps. Dommage.
Je retourne « cogiter ». Face à tous ces problèmes, il y a de quoi en perdre son latin, n’est-ce pas ?
Bonne semaine.
Olivier
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Lundi 10 mai 2010 par Olivier
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Ou
Comment participer à un concours avec un bon esprit
Chers amis,
L’exercice d’écriture pour blog est une activité qui à la longue s’apparente à de la production journalistique. La vie est cyclique et les événements nous ramènent parfois toujours au même point, au même moment. Tout comme nous avons le droit à nos articles sur les ventres plats et comment bronzer sans soleil avant de partir en vacances, j’ai également quelques marronniers dans mon tiroir. Cette semaine, je ne dérogerai pas à la règle et traiterai d’un sujet déjà essoré à plusieurs reprises, mais qu’importe, il faut frapper de nombreuses fois sur le clou afin qu’il s’enfonce correctement.
La semaine passée, comme tous les ans depuis trois ans, j’ai assisté, en tant que juré, à la sélection pour la finale régionale, du grand concours national, organisé par le site web Zicmeup « accélérateur de talents ».
Au-delà du fait de retrouver des amis que je ne vois que trop rarement, il nous a été donné d’entendre plus d’une soixantaine de jeunes artistes, tous désireux de remporter le titre qui leur ouvrira entre autre, les portes d’un studio professionnel et leur permettra ainsi d’enregistrer quelques titres dans des conditions techniques optimales.
Comme d’habitude dans ce type de concours, le meilleur côtoie le moins bon, mais cela fait partie du jeu… Une nouvelle fois deux points ont attiré mon attention. En premier lieu, je ne parviens toujours pas à m’expliquer le choix de certains concurrents. Lorsque l’on vous donne un espace d’expression il faut l’utiliser au maximum, en étant le plus efficace possible. Ne vous perdez pas en conjectures et en réflexions qui n’apporteront rien à votre prestation. Choisissez le titre le plus percutant de votre répertoire et foncez !
Un titre percutant ne veut pas dire obligatoirement « gros son », « hurlement dans le micro » ou « tenue en scène excentrique ». Non, cela veut dire « Titre interprété avec toute votre énergie, avec vos tripes ». Pour preuve, le premier jour, une jeune chanteuse s’est présentée avec son clavier et un percussionniste. Une bonne partie de la chanson a été chantée « A cappella ». Succès garanti. Elle est sélectionnée pour la finale. Il y avait une telle intensité dans son interprétation que l’ensemble du jury a craqué.
Il faut se préparer pour ces concours comme on se prépare pour n’importe quel concert. Des gens qui savent chanter, il y en a beaucoup. Des artistes qui peuvent être capables de vivre de leur art, il y en a très peu. Si vous voulez faire partie de ce petit cercle, il vous faut travailler. Le jour où vous vous présenterez sur le plateau, vous serez prêts et votre sélection ne souffrira aucune critique.
Le second point, qui m’a particulièrement mis en colère, est la mauvaise foi de quelque candidat, qui se pensant supérieur, mais n’étant pas sélectionné pour la finale a cru bon venir me demander des explications concernant son éviction. De prime abord je trouve cette démarche plutôt intelligente. Pourquoi ai-je échoué ? Cette question nous devrions tous l’avoir à l’esprit lorsque malheureusement nous ne parvenons pas à obtenir ce que nous voulons.
Mais voilà, après quelques minutes de discussion le ton interrogateur devient accusateur. Ce chanteur, vexé de son échec, a déversé son fiel sur le jugement de l’ensemble des membres du jury. Ce jeune homme remettait en cause notre capacité de jugement. « Comment pouvez-vous juger en quatre minutes ? », « Ha, vous avez le temps d’entendre si une chanson est bien écrite ou pas ! », « C’est quoi un critère objectif ? ». Je ne m’étendrai pas sur chaque point soulevé. Bien entendu il y a toujours de la subjectivité dans le jugement. L’art n’est pas de la mathématique. Je peux bien entendu commettre une erreur, mais lorsque les membres d’un même jury notent, sans concertation aucune, à peu de chose près de la même façon un candidat, les doutes quant à la prestation ne sont pas vraiment permis. Alors remettre en cause les votes…
Soyez bons perdants. Un concours ne veut rien dire. C’est un « one shot » qui se termine bien pour quelques-uns, qui se finit moins bien pour d’autres. Encore faudra-t-il que les vainqueurs d’hier aient la capacité à nous faire vibrer lors de la finale. Là, nous verrons ceux qui ont la capacité à devenir de vrais artistes.
Une carrière se construit dans le temps, sur le long, très long terme. Je n’aurai de cesse de rappeler que lorsque Jacques Brel participa à son premier concours de chant à Knokke-le-Zoute, il finit bon dernier.
Bonne semaine.
Olivier
Lundi 3 mai 2010 par Olivier
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Comment perdre bêtement des affaires
Chers amis,
J’ai repris cette semaine, la route. Cela faisait plus de trois semaines que j’étais sédentaire. Je commençais à avoir des fourmis dans les neurones. Un train m’amène jusqu’à La Rochelle et là je retrouve mes copains chanteurs et musiciens. Nous passons une nouvelle fois une journée de pur bonheur. Le bonheur c’est une drogue ! Ceux qui ont déjà vécu la vie de tournée comprendront de quoi je parle. Pour les autres, je ne peux que leur souhaiter vivement de connaître ces sensations le plus vite possible.
Mais la vie professionnelle n’est pas faite que de joie. Il m’arrive, comme à tout ceux qui travaillent en indépendant, de manquer des affaires. L’important est de savoir pourquoi on est passé à coté d’un contrat. Que c’est-il passé pour que je m’entende dire « non » ?
Comme je considère que l’échec fait partie du chemin à parcourir et que je ne veux pas donner l’impression que tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes, j’ai décidé aujourd’hui, de partager les deux expériences négatives rencontrées ces dernières semaines et d’en tirer les conséquences.
J’ai organisé début mars un concert pour Caroline Loeb, au Luxembourg. Je découvre quelques jours plus tard sur sa page facebook, qu’elle recherche une personne pour assurer sa régie sur certaines dates du mois de mai. Sachant ce que représentait cette tâche, je lui envoie un mail, lui proposant mes services. Il m’arrive parfois d’assurer ce job. Etant restée sur une bonne impression, de l’organisation que j’avais mise en place pour elle, je pensais que cela suffirait pour qu’elle me rappelle et que j’obtienne ce contrat. Il n’en fut rien. Quelqu’un d’autre l’accompagnera au cours de ses déplacements.
Que m’a-t-il manqué pour décrocher ce poste ? De décrocher mon téléphone ! Tout simplement. Ayant son numéro de portable, je n’avais qu’à l’appeler afin de lui proposer mes services. Mon appel aurait eu davantage d’impact que mon mail, j’en suis sûr. Cela ne m’aurait pas assuré d’une victoire, mais j’aurais eu bien plus de chances de la convaincre de vive voix. Le télémarketing est plus performant que l’emailing…
Autre exemple. Travaillant sur la tournée « Âge tendre et tête de bois », il m’arrive de recevoir des appels d’artistes qui me demandent directement ou indirectement de parler d’eux aux producteurs du spectacle. C’est ainsi que Charlotte Julian me téléphone début avril et me fait part de son envie de rejoindre la troupe. Je comprends à mots couverts qu’il lui serait agréable que je serve d’entremetteur. Je ne donne pas suite à notre conversation, pensant « j’en toucherai deux mots à Michel algay, à la Rochelle à la fin du mois. Il n’y a pas d’urgence ».
Vendredi, alors que je déjeunais en compagnie de Françoise, la femme de Michel, je lui glisse dans la conversation, la demande de Charlotte. Quelle ne fut pas ma surprise de l’entendre me répondre : « Ho ! Mais c’est fait ! C’est signé pour Charlotte. Michel l’a rappelée il y a quelques jours ».
Si seulement j’avais téléphoné à Michel immédiatement après mon échange avec Charlotte, en lui proposant de l’intégrer à son plateau l’an prochain, je me serai mis en position de négociateur pour cette artiste. Mais j’ai tardé et l’affaire a été conclue directement entre la chanteuse et le producteur. Tant mieux pour elle. Tant pis pour moi…
Quel enseignement tirer de ces mésaventures ? Ne jamais hésiter à faire ce que l’on sait que l’on doit faire ! Si vous connaissez les tenants et les aboutissants d’une affaire, ne perdez pas votre temps à vous dire, je verrai ça demain. La nature a horreur du vide, dit-on. Je ne vous explique même pas ce qu’il en est dans le show business. Vous êtes là, on pense à vous, vous n’y êtes pas, un autre prendra votre place, c’est certain.
Bien entendu, après avoir lu cet article, ne vous précipitez pas sur n’importe quelle proposition sous prétexte de ne pas perdre l’affaire. Si cela se passait mal, je m’en sentirais coupable. Je veux simplement attirer votre attention sur le fait que parfois, il ne faut pas préjuger de ses capacités, de ses connaissances de ses contacts. Vous n’êtes jamais « le seul » dans la place. Si une opportunité s’offre à vous, mesurez-en bien toute la teneur. Peut-être pouvez-vous rendre réponse sur-le-champ, sans attendre.
Je me souviens d’un jour de l’été 2008. J’appelai Gérard Blanc car je venais de recevoir une proposition de gala. Bien qu’il eut déjà une option sur la date avancée, il me demanda de lui en dire plus. Après lui avoir présenté l’affaire je lui parlai des conditions financières. Celle-ci était un peu moins intéressante que la première offre. Toutefois, le promoteur était disposé à payer de suite l’intégralité du cachet. Dans l’instant Gérard accepta. Surpris par sa soudaine prise de décision, il me dit : « dans ce métier les choses vont tellement vite, sont tellement incertaine, que lorsqu’une bonne affaire se présente, il faut la saisir. Si je ne dis pas oui de suite, le promoteur appellera un autre artiste et ce gala nous passera sous le nez ».
Une nouvelle fois, ces anecdotes nous prouvent que le pragmatisme et la réactivité sont les moteurs d’une réussite quasi assurée.
Bonne semaine.
Olivier






















