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Publié le Mercredi 27 juin 2012 par admin  

Fondé en 2002, le groupe de Reggae / Rock the Drunk Souls est composé de membres d’origines et de cultures différentes.

Avec pour ambition de « faire penser autant que danser », ils nous proposent des compositions inspirées d’un patchwork d’influences qui se mélangent : tantôt festives et cuivrées, tantôt sombres.

« Un esprit Punk, une culture Rock, un son Reggae. »

A travers leur musique, ils véhiculent un message de tolérance et d’ouverture sur le monde, où gravité et humour cohabitent avec intelligence.

Leur aventure continue après le ZICMEUP TOUR 2008, puisqu’ils nous proposent aujourd’hui leur tout nouveau clip : Human Race.

Suivez l’actualité des Drunk Souls sur leur Site Officiel, ou sur leur page ZicMeUp !

Publié le Lundi 11 octobre 2010 par admin  

Show must go on ! !

Ou

Quel prix vaut vraiment un artiste ?

Chers amis,

Le monde du show business est la pure représentation de l’aléatoire. Est-ce bien utile d’employer un doux euphémisme ? Comme vous le savez, un jour tout vous sourit et puis, pendant de longues semaines plus rien ne va. Il faut s’accrocher, se battre, y croire. Comme le disait Churchill « We’ll never surender ». Non, ne jamais capituler !

Alors que je mettais une énergie folle, ces dernières semaines, à placer des spectacles chez les différents diffuseurs avec lesquels je suis en relation, aucune prestation n’était encore validée. Et puis tout à coup, vendredi j’ai reçu 3 réponses positives ! Deux dates pour Murray Head et une autre pour « The lost fingers », groupe québécois qui customise les tubes des années 80 en jazz manouche. Une vraie merveille.

Ces bonnes nouvelles, me permirent, vous l’imaginez, de passer un excellent week-end.

J’ai également beaucoup réfléchi à la valeur d’un artiste. Au cours des négociations, nous sommes amenés à manier des sommes qui peuvent parfois sembler indécentes, au regard de la crise économique dans laquelle notre pays est plongée et de la difficulté à vivre de nombre de nos concitoyens.

Comment se définit le prix de vente d’un spectacle ? Tout d’abord, il y a l’artiste, la vedette. Quelle est sa notoriété ? Tourne-t-elle beaucoup ? Quelle est sa capacité à fédérer un public ? Puis, il faut regarder le coût du plateau. Combien de musiciens ? Y a-t-il un décor (ça arrive) ? les transports et l’hébergement sont-ils compris ? De questions de producteur, en somme.

L’été dernier, un de mes amis rompu à l’exercice, avait organisé un show avec un chanteur célèbre des années 80. La courtoisie ne m’autorise pas à livrer son nom. Le concert était donné dans de belles arènes du sud de la France. La capacité d’accueil était en gros de 1000 personnes. Le prix des places à moins de 20 €. Combien pensez-vous que de tickets ont été vendus ? A peine plus d’une centaine ! ! A l’aide de subterfuges et stratagèmes bien connus du métier, l’enceinte fut pleine à craquer et les spectateurs contents de leur soirée. Quant au producteur, cette soirée lui restera en travers du compte en banque.

L’explication de ce bouillon financier est du aux prétentions démesurées de l’artiste. Lorsque des chanteurs ont connu une heure de gloire dans leur carrière et ont pu se vendre à des prix très élevés, ils ne comprennent pas, du moins pas tous, qu’à un moment ils ne valent plus le prix d’antan. Du reste, les acheteurs aujourd’hui, n’ont plus les mêmes « enveloppes » que par le passé. Les décideurs ne sont plus aussi généreux et certains spectacles doivent être « soldés » pour figurer dans les programmations.

Lorsque l’on est auteur-compositeur et interprète de ses propres chansons, on peut se permettre de ne pas faire beaucoup de scène. Nicolas Peyrac me confiait que ses tubes des années 70, lui permettait « de payer le loyer depuis 30 ans. Alors un concert de plus ou de moins… » Mais cette chance n’est pas donnée à tout le monde, surtout lorsque l’on débute.

Les premiers concerts qu’un jeune artiste donnera, seront bien souvent payés derrière un comptoir de bistrot, avec bières et steak frites en supplément. Mais, une fois que vous aurez franchi l’étape la plus ingrate et pourtant tellement formatrice des sombres estaminets à l’intérieur desquels vous jouerez pour un pilier et la femme du patron qui pense encore que Patrick Bruel est un chanteur de Rock’n roll, il vous faudra vous adapter au marché.

Si vous avez une petite notoriété, car un de vos single passe en radio et que vous êtes suivi sur le net par un nombre conséquent de fans qui se déplacent à chacun de vos concerts, alors vous pouvez prétendre à un cachet raisonnablement supérieur au minimum syndical. Sinon, n’espérez pas prendre un gros chèque. Ni les programmateurs, ni les spectateurs ne sont assez sots pour payer plus que de raison.

J’ai déjà eu des échanges avec des artistes totalement inconnus, qui me demandaient de les « vendre » à plus de mille euros la prestation. J’ai tenté le coup, pour l’expérience, une fois. J’ai tout se suite compris. Lorsque le programmateur à l’autre bout du fil m’a fait la liste des chanteurs possédant déjà un « petit nom» qu’il pouvait recevoir pour ce prix là ou à peu de chose près, je n’ai pas insisté.

Il n’y a pas que les mots et la musique qui font la valeur d’un chanteur, il y a toute la machine économique qui tourne autour. Si demain, vous faites travailler toute une entreprise grâce à votre nom, vous pourrez alors vous permettre de demander de gros cachets. Mais tant que vous tournerez dans de petits lieux en présence d’un public fidèle certes, mais confidentiel, il faudra faire preuve d’humilité et accepter de prendre l’équivalent de ce que vous valez. Même si c’est peu, ce sera déjà bien. Il y a tellement d’artistes qui voudraient bien faire entrer quelques centimes dans leur chapeau. Si c’est dans le votre que cela tombe, je dis bravo !

Bonne semaine.

Olivier

Blog music business : www.oliviervadrot.com

Publié le Lundi 4 octobre 2010 par admin  

La question ! !

Ou

Comment répondre aux trois questions qu’un D.A vous posera

Chers amis,

J’ai eu la chance, au cours de la semaine qui vient de s’achever, de rencontrer de nombreuses personnes, toutes issues de milieux professionnels différents. A chaque fois, ce fut le même plaisir. J’apprends autant à l’intérieur qu’à l’extérieur de mon cercle de compétences. Mon réseau de contacts s’enrichit et le champ des possibles devient de plus en plus large. Je suis persuadé que ce tissu « d’amis » réels ou virtuels ne m’apportera que de bonnes choses.

Je vous invite aujourd’hui, chanteuses, chanteurs, auteurs, compositeurs, à vous poser les 3 questions récurrentes, que l’on entend en permanence dans les maisons de disques et auxquelles vous ne pourrez pas échapper : Qui êtes-vous ? Pour qui chantez-vous ? Avez-vous un tube ?

Reprenons. Vous, votre producteur ou un de vos amis qui serait lui-même copain avec un D.A, obtenez un rendez-vous dans un gros label. C’est la joie ! Enfin, je vais pouvoir présenter mon travail à un vrai professionnel, pensez-vous.

C’est avec un stress énorme et une boule grosse comme ça que vous vous présentez face à celui qui fera de vous une vedette. Enfin, peut-être pas tout de suite. Attendons un peu. Le monsieur qui vous reçoit est très pressé, il n’a que très peu de temps à vous accorder. Considérez que c’est quasiment une faveur qu’il vous fait que de prendre 5 minutes sur un planning hyper chargé.

Dans votre sac, vous avez une copie du CD 5 titres enregistrés avec de gros moyens et pour lequel vous avez dû emprunter quelques euros à votre famille ou taper dans vos économies. Vous sortez l’objet et le posez sur le bureau. Sans même y jeter un regard distrait et encore moins une oreille attentive, vous entendrez la première question : Qui êtes-vous ? Vous devez être capable de répondre précisément à cette demande. Si vous-même ne savez pas bien si vous êtes gothique, chanteur de variété ou rockeur, voire tout ça à la fois, vous êtes mal parti. Pensez en amont à « Qui suis-je quand je suis sur scène ?» Il faut que vous puissiez raconter votre « histoire », décrire votre univers. Ayez au moins une dominante forte dans votre personnalité artistique. « Je suis un chanteur de soul, dont les textes sont inspirés par la poésie du moyen-âge », « je suis un rappeur qui se bat pour la reconnaissance des droits de la femme ».

Puis viendra le corollaire de la démonstration précédente : « A qui s’adresse vos chanson ? » Répondre « A tout le monde », n’est pas forcément la meilleure des réparties à avoir. En maison de disques on parle de « cible », pas de « public ». Vous vous adressez à des jeunes filles de douze à dix-huit ans ou à de jeunes adultes d’une vingtaine d’années ou à des séniors, en mal de nostalgie et de chansons bien écrites et chantées comme avant, quand c’était mieux. Plus vous serez capable de définir votre auditoire, plus vous ferez gagner du temps à votre interlocuteur. Lui saura par son expérience si le but que vous cherchez à atteindre est réalisable ou non. Ceci avec des outils simples et pragmatiques. Vous souhaitez faire du R’n B pour personnes âgées ? Ok, on déjà essayé. Gros investissement, aucune rentabilité à l’arrivée. Au revoir monsieur.

Dernier point et non des moindres, avez-vous un tube, dans ce que vous nous proposez ? Si, sur vos cinq chansons, vous n’en avez aucune qui après une seule écoute ne reste dans l’oreille, vous pouvez passer votre chemin. Aujourd’hui, les majors cherchent en priorité à gagner le plus d’argent possible, le plus rapidement possible. Aussi, si votre projet artistique doit prendre des années pour se développer et éclater au bout du 5ème album, vous aurez beaucoup de mal à trouver une signature. Il faut au minimum avoir un, sinon deux titres très forts dans votre besace, sans quoi vous ne passerez pas à travers les mailles du filet.

Je me souviens d’une rencontre avec un producteur américain au Midem. Avant même que je parle de l’artiste que je défendais, en présentant son dernier album, j’entendis « C’est laquelle la hit song ? ». Alors inexpérimenté, je lui répondis que je laissais à son appréciation le choix de la chanson qui deviendrait Le Tube. Il prit mon disque, me donna sa carte et en bon américain une vraie accolade bien viril et ce fut tout…

Aujourd’hui, en ces temps difficiles, l’industrie musicale, n’a jamais aussi bien portée son nom. Elle cherche de moins en moins à construire dans le temps. Il lui faut frapper fort et en quelques semaines, voire quelques mois tout au plus, faire qu’un artiste devienne rentable !

On pourra me dire que ces moyens sont abjects et finalement ne laissent que peu de place à l’art et à l’humain. Souvenez-vous lorsque Bertrand Cantat interpelait son patron de l’époque Jean-Marie Messier : « Nous vivons sur la même planète, mais ne sommes pas du même monde ! », C’est vrai, mais malheureusement c’est ainsi.

Bonne semaine.

Olivier

Publié le Lundi 27 septembre 2010 par admin  

La mauvaise réputation ! !

Ou

votre image a une valeur, ne l’oubliez pas
Chers amis,
Dimanche soir, il m’a été donné d’assister, théâtre du Temple à Paris, à un spectacle tout à fait remarquable. « En toute intimité » interprété par Francis Lalanne. Une sélection de textes et de grandes chansons du répertoire français. Je sais que je prends des risques à évoquer cette représentation, mais vous le savez comme moi, sans risque point de victoire.

Au fur et à mesure que le show se déroulait, j’appréciais la voix du chanteur, chaude et bien en place. D’un seul coup, nous avions face à nous, non pas le trublion médiatique que l’on connaît, ni le provocateur sincère qui veut mettre son nez dans les comptes de l’Etat, mais un chanteur, tout simplement. Un chanteur qui vit ce qu’il chante et sait nous transmettre ses émotions. C’est, de mon point de vue, ce qu’il fait de mieux.

Comment est-il parvenu à créer cette image écornée, qu’il trimballe maintenant depuis de nombreuses années ? Il a suffit de quelques apparitions dans des émissions populaires, de grandes écoutes, et des propos pas toujours bien sentis, pour que la Vox populi se déchaîne et clou au pilori celui qu’elle aima autrefois.

Souvenez-vous également en 2007, des artistes qui ont soutenu le candidat Sarkozy au cours de l’élection présidentielle : Doc Gynéco, Faudel, Macias… Comme si ces chanteurs avaient pris fait et cause pour un affreux dictateur asiatique, se sont retrouvés conspués par une partie de leur propre public et ont dû annuler de nombreux galas prévus l’été suivant.

A l’inverse, nous avons la polémique autour des Rita Mitsouko. Sont-ils de droite ou de gauche ? Je me souviens d’avoir lu un article laissant entendre, par exemple, que le groupe se produisait parfois sur certaines scènes uniquement par opportunisme. Tu penses, il est bon d’être sur la photo qui sera reprise dans les journaux ! Souvenez-vous de ce concert donné en faveur d’une association de soutien aux immigrés. A l’issue du spectacle un seul groupe avait refusé d’apparaître sur le DVD, les Rita… Est-ce que cela suffit à discréditer un artiste ? Sans doute, car cette position a offert aux détracteurs du groupe une magnifique opportunité de dénigrement. Ajoutez à cela une amitié avec l’auteur sulfureux Maurice Dantec et des propos inquiets sur la montée des intégrismes et voilà comment la machine se met en marche. Même si cela a créé le trouble à un moment précis de la carrière du groupe, cela ne les a pas empêchés de connaître le succès que l’on sait.

On pardonne beaucoup à certains. Gainsbourg pouvait tout dire ou presque, cela passait. Coluche, n’en parlons pas. Jean-Marie Bigard, lui se permet une allusion sur les attentats du 11 septembre et c’est l’avalanche. D’ailleurs, la pièce de théâtre qu’il se préparait à jouer quelques jours plus tard, n’a jamais affichée complet. On attribue le désistement du public à sa petite phrase…

Les artistes, dans leur ensemble, ont un pouvoir immense. Ils peuvent créer des forces attractives ou répulsives, mais à tout moment leur carrière peut basculer sur un mot, une phrase incomprise ou mal rapportée par un média.

Il faut en permanence lors d’interview avoir à l‘esprit ce que l’on veut dire. Pourquoi est-on là ? Qu’a-t-on à défendre ? Ne pas se laisser entrainer sur des chemins creux, ni dans des ornières souillées. Le jeu des médias est souvent celui-là, vous faire déraper, vous amener à dire ce que vous ne vouliez pas exprimer, vous faire perdre votre sang froid.

Le clash médiatique fait partie du buzz. Il est malgré tout à manier avec une extrême prudence, car comme la lame, il peut être à double tranchant. Vous pensez que cela vous porte et en fait cela vous détruit.

Se servir de la provocation pour intéresser les médias, puis au-delà les spectateurs, est un jeu dangereux que je vous déconseille. Vous risqueriez d’y laisser des plumes. « Parlez de moi, en bien ou en mal, mais parlez de moi ! » On connaît ce refrain. Il n’est pas certain qu’être la risée d’une partie d’un pays fasse de vous un artiste recommandable et surtout vendable ! N’oubliez pas, de votre renommée dépend aussi votre valeur !

Sans aller jusqu’à se policer et être en permanence sur la défensive, il faut savoir jusqu’où on peut aller et ne point trop en dire.

Bonne semaine

Olivier

Blog Music Business : www.oliviervadrot.com

Publié le Lundi 20 septembre 2010 par admin  

J’attendrai ! !

Ou

Pour réussir, il faut savoir patienter

Chers amis,

Il y a tout juste 4 ans, en septembre 2006 à la fête de l’Huma, je découvrais Madjo, sur la scène « Zébrock ». Cette jeune artiste, seule sur le plateau uniquement accompagnée de sa guitare et sa voix chaude et sensuelle, nous offrit un tour de chant de 45 minutes. Qui est-elle ? d’où vient-elle ? Questions sans réponses à l’époque. Cette semaine, sur France Inter, j’entends un extrait de son premier album, sorti quelques jours plus tôt.

Je me précipite sur le net. Oui, c’est bien la Madjo de La Courneuve. Elle aura mis 4 ans à sortir son disque, dans de bonnes conditions.

Qu’a-t-elle fait pour en arriver là ? Elle a beaucoup travaillé, écumé les bars et cafés, les petites scènes obscures, les petits festivals de province, jusqu’au jour où son bagage étant au point, elle put franchir le cap qui sépare le monde des débutants, des amateurs, des professionnels.

Ho ! bien entendu, la partie est loin, très loin d’être gagnée. Ce n’est pas avec un CD tout neuf et un passage au « Fou du roi » que l’on fait une carrière, mais tout de même.

Je me souviens de ce week-end de 2006. J’avais passé trois jours au pied de la scène mise à disposition de l’association de Seine Saint-Denis, qui met en valeur les talents émergents du département, et avais vu défiler une dizaine d’artistes, dont certains comme Agnès Bihl, déjà en route vers la reconnaissance du public et Syrano qui installait petit à petit son univers dans notre monde.

Que deviennent Lola Laffont et Marjolaine ? Qui a entendu les nouveaux albums de La canaille et de Sheeduz ? Même si ces artistes poursuivent leur chemin, celui-ci demeure confidentiel.

Au-delà du simple acharnement à réussir ce que l’on veut, il doit y avoir également à un moment, une résonnance large auprès du public, afin d’obtenir le succès. Bien entendu, vous pouvez devenir la vedette de votre quartier ou de votre commune, mais cela ne suffira pas à faire de vous un professionnel qui vivra de son talent. Il faut aller plus loin, étendre son emprise sur les auditeurs, sur les spectateurs.

L’éclosion au grand jour de cette nouvelle jeune chanteuse, amène tout de même un constat. Il y eut d’abord un CD 4 titres, sorti il y a plus d’un an, chez Casablanca records. Puis une signature chez Mercury et voilà le disque qui est produit par de belles pointures : Sylvain Lafargue et mixé à New York par Mark Plati. Epargnons-nous le détail des moyens promotionnels mis en place. Une fois trouvé le tourneur qui va bien, la voilà partie sur une bonne voie, non ?

Je rencontre beaucoup d’artistes qui souhaitent d’abord enregistrer vite, très vite un premier disque. Si le support est indispensable pour démarcher radios, presse, organisateurs de concerts, il n’est pas utile d’y mettre des moyens financiers démesurés. Quand on sait ce que coûte une journée de studio, on se dit qu’il vaut mieux parfois conserver un peu de ressources.

Je maintiendrai, jusqu’à ce que la réalité me prouve que je me trompe, que c’est sur scène avant tout qu’un chateur ou qu’un groupe se crée. Jamais sur un disque.

Je comprends que l’on puisse avoir envie de vendre des CD à l’issue de concerts. Cela fait toujours du bien de repartir avec quelques billets en poche, mais il ne faut pas compter uniquement sur le disque pour sortir.

Actuellement, je travaille avec Chardeau, chanteur animé d’une folie créatrice impressionnante. Il vient de sortir « Résilience », un 5ème album, d’une qualité de production exceptionnelle. Entouré de pointures tels Jerry Goodman ou Basile Leroux, il nous offre de belles pages musicales. 5 disques et presque pas de scène en France ! Peu nombreux malheureusement sont ceux qui connaissent Chardeau, à commencer par le milieu des diffuseurs qui ne comprend pas comment on peut produire autant, sans avoir le support du public pour avancer ! L’amour de la musique et une imagination débordante, associés à un peu de moyens suffisent.

Même si le temps vous semble être un ennemi, ne précipitez pas les choses. Ayez confiance, y compris lorsque vous êtes au creux de la vague. Prenez patience. L’exemple de Madjo est fort d’enseignement à ce sujet. Creusez votre sillon, préparez le terrain et semez ensuite. Je suis certain que vous finirez par récolter les fruits de votre travail.

Bonne semaine.

Olivier

www.oliviervadrot.com

Publié le Lundi 13 septembre 2010 par admin  

Un coup pour rien ! !

Ou

Comment dépenser son argent à bon escient

Chers amis,

La semaine qui vient de s’écouler a été comme prévue, bien chargée et personne ne s’en plaindra. Parmi les nouveautés évoquées sur mon blog fin août, mais non encore révélées, je peux à présent vous donner un indice : Les articles que vous lisez régulièrement, vous pourrez bientôt les écouter ! Je finalise ce projet et vous en reparle très vite.

L’article de cette semaine m’a été inspiré à la suite d’une discussion avec un ami, producteur d’un jeune talent.

Juin 2010, le téléphone sonne. Je décroche. La voix de Samuel, reconnaissable entre mille grâce à son accent nimois, se fait entendre. Après avoir fait un rapide tour d’horizon de nos activités respectives, il me dit : « Ho, tu ne sais pas l’opportunité que j’ai ? Un de mes copains, responsable du marketing chez NRJ, me propose de diffuser un spot promo pour l’album de Fred tout le mois d’août, sur la région PACA. Qu’en penses-tu ? »

« Que bien ! », lui répondis-je. Il est vrai que la cote d’Azur en cette période de l’année est plutôt bien fréquentée. On peut légitimeme

Publié le Lundi 6 septembre 2010 par admin  

Paye-t-on la musique à son juste prix ?

Chers amis,

Voilà une saison qui démarre sur les chapeaux de roue ! Concerts, rendez-vous et projets ont ponctué la semaine qui vient de s’écouler. On évoque déjà des dates de spectacle pour l’été 2011 ! Pas le temps de s’ennuyer ces jours-ci. C’est très bien ainsi et je vous souhaite tous de connaître le même degré d’activité. Cela fait énormément de bien à l’esprit.

Cette semaine je voudrais aborder avec vous, le vrai prix de la musique.

En plein cœur de l’été, alors que Paris était dépeuplée, je suis allé deux fois dans la même semaine au cinéma. Le premier film que j’ai vu était une comédie policière américaine, comportant de gros moyens techniques et des effets spéciaux à foison. Pour un jour gris de juillet, ce fut parfait. Ma seconde sortie fut réservée à un film d’animation projeté en 3D, lunettes obligatoires et effets garantis. Mais, Ô surprise, à la caisse on m’a demandé un sus de 2 €, afin d’être équipé correctement et de pouvoir apprécier le spectacle à sa juste valeur.

Pourquoi m’a-t-on fait payer d’une part des lunettes, mais pas les feux d’artifice d’autre part ? Etrange, non ?

Vous aurez remarqué, comme moi, que quel que soit le type de production que vous désirez voir, le prix de la séance de cinéma est toujours le même. Un film intimiste sera à un tarif équivalent à une super production hollywoodienne.

Qu’en est-il de la musique ? Trop souvent, j’entends de jeunes artistes, auto-produits, parler du prix qu’ils ont payé pour obtenir leur 500 CD, pressés pas cher en Inde ou je ne sais où, avec aucun moyen de contacter un SAV quelconque en cas de problème. Imaginons que le prix de revient d’un disque soit de 3 €. Vous vous rendez chez un distributeur qui vous demandera ce que vous souhaitez gagner sur chaque galette. Sachant que la répartition est en gros de 33 % pour le producteur, 33 % pour le distributeur et de 33 % pour le vendeur, vous ne pouvez décemment pas demander plus de 5 €, sinon votre CD sera mis en vente à un tarif prohibitif et vous n’en vendrez aucun ou presque.

Vous vous retrouvez ainsi dans les bacs aux cotés de Bruce Springsteen et de Pascal Obispo aux alentours de 15 €.

J’ai retourné le problème à l’envers et me suis posé la même question pour un autre secteur industriel. Prenons l’automobile, par exemple. Lorsque vous achetez une voiture, dans le prix vous payez toute la chaîne de production : Recherche et développement, designers, constructeurs, usine, sous-traitant, vendeurs… Ce qui fait que plus vous avez un produit haut de gamme, plus vous payez cher. Ceci ne choque personne ou seulement ceux qui ne peuvent pas s’acheter de luxueuses berlines allemandes. Pourrait-on imaginer un prix unique et trouver des BMW au même prix que des Tata ? Non, bien sûr.

Le disque est en pleine crise, ça on le sait depuis plusieurs années à présent. Le CD ne sera bientôt plus qu’un objet publicitaire dont les artistes auront besoin comme d’autres de cartes de visite, nous dit-on.

Le disque se vend beaucoup trop cher ! Ha bon ? Voici quelques tarifs glanés ici ou là, auprès de mes camarades (petits) producteurs : Une semaine de studio 3 000 €. Une semaine de Mixage 3 000 €. Une journée de mastering 1 000 €. Pressage de 1 000 CD = 2 000 €. Un attaché de presse : 3 000 €. Un clip 1 500 €. Des encarts publicitaires : 1 500 €… Une fois que vous avez dépensé vos 15 000 € et que votre distributeur vous propose 5 € par CD vendu, lorsque le stock sera écoulé, vous n’aurez gagné que 5 000 €…

Au moment de la sortie de son dernier album « J’accuse », Damien Saez faisait remarquer qu’en tant que producteur de ce disque, il faudrait qu’il en vende au minimum 150 000 exemplaires, pour commencer à gagner le moindre centime. A ce jour il doit avoir fait la moitié du parcours. En tant qu’auteur compositeur interprète et sans doute éditeur, son banquier n’a pas trop d’inquiétude à avoir…

Sur les plateformes de téléchargement le problème est identique. Tous les titres sont à 0,99 €. Une nouveauté ou une chanson sortie d’un back catalogue, même tarif !

Votre travail, chers amis artistes, a un prix. Il ne me choquerait donc pas qu’une nouvelle chanson vendue à l’unité le soit à un prix plus élevé et à l’inverse un titre gold le soit à moitié prix.

L’uniformisation tarifaire pousse à fabriquer de la musique « sous–produite », afin de faire des économies d’échelle et de pouvoir gagner, encore, un peu d’argent sur les ventes physiques. Jusqu’à quand ?

Bonne semaine.

Olivier

Publié le Lundi 30 août 2010 par admin  

We are the champions

Ou

« Pour réussir, il faut savoir s’entourer »

Chers amis,

C’est avec un immense plaisir que je vous retrouve, en cette fin août, sur le blog Zicmeup. Deux mois se sont écoulés depuis mon dernier article. 60 jours de repos, mais aussi et surtout de réflexion sur le monde merveilleux du show business et de travail à l’élaboration de cette nouvelle saison. Des nouveautés viendront compléter l’offre que je propose actuellement. Mais, patience, je vous en dirai plus au cours du mois de septembre.

Juillet et août ont été deux mois pleins d’actualité et d’événements sportifs. Cela n’aura échappé à personne. Celui qui voulait passer au travers des annonces de médailles et podiums a dû bien faire des efforts, tant chaque jour un flot de bonnes nouvelles tombait dans nos oreilles attentives et heureuses enfin de voir la France briller dans les stades. La saison avait bien mal démarrée avec le ballon rond, mais athlètes et nageurs ont brillamment relevé le niveau.

Au-delà des performances pures, je dois bien confesser que je n’ai vu aucune course de natation, ce qui a attiré mon attention furent les discours tenus par l’ensemble des vainqueurs. Toutes leurs interventions étaient ponctuées des mêmes termes, des mêmes mots : Travail, Positif, Plaisir, Esprit d’équipe. Expressions enregistrées aux abonnés absents en Afrique du sud…

Antonin Arthaud disait que les comédiens sont des sportifs de l’affectif. Qu’en est-il des musiciens ? En vérité, ceux-ci sont à rapprocher des acteurs. Ils sont des vecteurs d’émotion. Vecteurs placés dans un milieu et ce milieu placé dans un monde.

Vous savez, si vous lisez régulièrement mes contributions, que je place le travail avant toute autre chose dans le processus de réussite. Celui-ci ne peut se développer et s’épanouir que dans un esprit positif. Je ne parle pas ici de la création de chansons ou de composition musicale. Les affres et les tourments des auteurs font partie entière de la voie créatrice. L’absinthe de Verlaine, les Gitanes de Gainsbourg et la came d’Hendrix en sont le parfait reflet.

Je souhaite attirer votre attention sur l’étape qui suit la naissance d’une œuvre. Pour cela vous devrez vous entourer de musiciens pour monter sur scène, de techniciens pour enregistrer, mixer, masteriser, presser votre CD, d’un régisseur pour vos spectacles, d’un manageur pour gérer l’ensemble de ce qui n’est pas à proprement parler artistique, d’un webmaster pour vos différents sites sur le net, d’un éditeur pour faire vivre vos chansons, d’un tourneur, d’un attaché de presse…

Choisissez bien les personnes avec lesquelles vous allez collaborer. Une carrière ne se fait pas en quelques semaines. Vous serez donc amenés à côtoyer tous les membres de votre équipe sur le long terme. Si vos choix ne sont faits que par pure amitié, sans le professionnalisme qui sied à certaine fonction, vous irez dans le mur. Ne faites pas plaisir à votre cousin qui sous prétexte d’avoir un gros autoradio, se prend pour un véritable ingénieur du son. Il risque de ruiner votre concert et votre réputation par la même occasion.

A l’inverse, si vous ne vous entourez que de pointures qui vous proposent un travail de qualité, mais avec lesquelles la communication est difficile, vous obtiendrez sans aucun doute de bons résultats, mais à la longue des tensions naîtront.

Trouver le bon équilibre entre plaisir et travail est une chose bien compliquée. J’ai connu des groupes tellement rigides à l’ouverture à autrui qu’ils ont fini par disparaître. Tu penses, on ne change pas une équipe qui perd !

Si, par hasard, vous mettez le doigt sur le point faible, sur ce qui vous empêche d’avancer. Il n’est pas utile d’entrer en guerre avec tout votre entourage. Faites part de votre réserve à la personne en question, avec des éléments factuels à l’appui. Il ne s’agît pas de « virer » un membre sans argument. Tentez de trouver des solutions amiables. Peut-être y a-t-il un moyen de résoudre le problème, sans débordement, sans exclusion, en privilégiant l’échange et la discussion. Si toutefois le poids était trop lourd, alors il ne faut pas hésiter à remplacer un membre par un nouveau. Le monde du show business est rempli de gens qui ne veulent que travailler, alors pourquoi s’en priver !

Une fois votre équipe complète, n’hésitez pas à organiser des rencontres, sans instrument, sans console, sans ampli, juste autour d’un verre. Partagez des bons moments, pas forcément artistiques, cela ne pourra que participer à renforcer l’esprit qui vivra au sein de votre groupe. Ainsi, avec un mental positif, vous aborderez les difficultés du métier avec force et détermination. Je suis certain que, dans ces conditions, vous irez plus loin que vous ne l’imaginez.

Bonne semaine.

Olivier

www.oliviervadrot.com

Publié le Lundi 28 juin 2010 par admin  

Voilà l’été ! !

Ou

Avant de partir bronzer, faites le bilan de la saison passée

Chers amis,

« Voilà l’été, j’aperçois le soleil… », Vous connaissez tous ces quelques mots tirées de la célèbre chanson des Négresses vertes. Bien entendu, lorsqu’on entrevoit l’astre briller, on se dit de suite : « Voilà les vacances !». Aux abords des premiers jours de juillet, il est normal de se voir non loin d’un rivage, un cocktail Malibu à la main, en short kaki, rêvassant à l’année qui vient de s’écouler et se projetant dans celle qui arrive à grands pas.

Justement, avant de partir vous reposer l’esprit, je vous propose un dernier petit travail. Munissez-vous d’une feuille et d’un stylo. L’exercice ne vous prendra que quelques minutes.

Vous êtes prêts ? Je vous invite alors, à dresser le bilan de votre saison. Ecrivez lisiblement sur le papier, toutes les réalisations auxquelles vous avez participées. Vous allez me demander quel intérêt à cette pratique ? Vous aurez raison. Il se trouve que notre cerveau, et surtout notre subconscient, bien que sachant tout de nous, ont besoin sans cesse qu’on leur rappelle que nous existons, que nous brillons. Plus vous vous le direz et répéterez, plus l’estime de vous-même grandira et vous permettra d’accomplir vos rêves les plus fous.

Il ne faut jamais négliger ou sous-estimer la force du subconscient. Les gens qui se répètent à longueur de journée « Je suis un mauvais », « Personne ne m’aime », « Ce n’est pas pour moi »… finissent par se convaincre de la justesse de leur pensée et n’aboutissent jamais à rien. Si au contraire, vous savez tirer du moindre événement, aussi anodin soit-il, un aspect positif, alors vous grandirez et vous détacherez de ceux qui ne savent que pleurer sur leur sort. Croyez-moi, dans le monde du show business ils sont nombreux.

Alors ? Combien de concerts, de show case, d’interviews, de dédicaces, d’enregistrements cette année ? Comparez vos résultats à ceux de l’an passé. Est-ce mieux ou moins bien ? Si c’est mieux, bravo. N’hésitez pas à bien visualiser vos succès. Ayez toujours à portée de main ou de vue, un de vos CD, un journal dans lequel une interview est sortie, l’affiche d’une de vos prestations… Nourrissez-vous de toutes ces images et prenez conscience de votre potentiel, du chemin parcouru depuis que vous avez décidé de vous lancer. En revanche, si vos résultats sont moins bons, pas de panique. Posez-vous la question : Pourquoi ? Que s’est-il passé ? Comment faire pour résoudre le problème ? Ne vous laissez pas démonter par un échec. Cela arrive à tous les artistes, y compris les plus grands. Prenez le mal à la racine. N’hésitez pas à changer d’équipe, si celle-ci ne vous permet pas d’avancer comme vous le voudriez. Séparez-vous de vos musiciens, de votre manageur, de votre tourneur… Il faut savoir être radical, faire table rase du passé, pour pouvoir avancer. Je suis certain que dans cet état des lieux, vous trouverez toujours de petites lueurs qui entretiendront votre espoir et vous permettront de continuer de marcher sur la voie du succès.

Pour ma part, et de manière non exhaustive, je peux dire que cette année a encore été riche en « Evénements » : Organisations de plusieurs concerts pour : Nicolas Peyrac, Les Forbans, Georgette Lemaire, Francis Lalanne ou Caroline Loeb, participation à la grande tournée « Âge tendre », « Rencontres » : Steve et Heather, Jean-Jacques Chardeau, « Echanges » : avec, entre autre, Gérard Meys, l’éditeur de Ferrat, Gréco, Gainsbourg et j’en oublie, enfin « Enseignements » : La couverture dans ce milieu est petite et tout le monde voudrait bien être dessous. Ne vous laissez jamais déposséder du petit bout qui vous revient.

Et puis bien sûr, il y a la lecture toutes les semaines, des mails envoyés par les fidèles lecteurs de ce blog. Cela me remplit de joie et m’encourage à poursuivre le travail débuté il y a un an et demi à présent.

Je vous souhaite le meilleur pour ces deux mois d’été. Profitez bien de tous les instants que ce métier vous fera vivre.

Nous nous retrouverons fin août, avec pleins de nouvelles choses à nous raconter.

Bonne semaine.

Olivier

www.oliviervadrot.com

Publié le Lundi 21 juin 2010 par admin  

Dis-moi que tu m’aimes ! !

Ou

Toute critique est-elle bonne à dire

Chers amis,

21 juin fête de la musique ! J’apprends avec plaisir que de nombreuses communes de l‘ouest de la France souhaitent laisser la place à de vrais amateurs et non à de pseudo professionnels, sous payés, voire non payés. Pas de programmation. On vient, on se branche, on joue et on passe le relais aux copains. C’est très bien. Ce moment de la vie culturelle de notre pays doit être en priorité consacré à ceux qui n’ont pas la possibilité de s’exprimer en public tout le reste de l’année. Pour les autres, il y a 364 jours, au cours desquels il est possible de donner de vrais concerts.

Le sujet de cette semaine, consacré à la critique, m’a été involontairement soufflé par un de mes lecteurs. Il m’excusera par avance de ne pas citer son nom, car ses propos serviront à alimenter une chronique et non une polémique.

Vous êtes de plus en plus nombreux à m’envoyer de petits messages, dans lesquels vous me demandez de bien vouloir me rendre sur votre page web, afin d’écouter votre travail et de donner mon avis sur celui-ci. Je suis toujours très touché de voir à quel point vous me faites confiance.

J’essaie, dans la mesure du possible, d’honorer ces requêtes. Dès que j’ai du temps et l’esprit disposé à « écouter », je clique sur des liens. Je dois bien l’avouer, parfois mes oreilles ont bien du mal à aller jusqu’au bout du premier morceau placé dans le player, tant le travail présenté n’est pas de bonne qualité. Que faire dans pareil cas ? Est-il vraiment nécessaire de se fendre d’une réponse qui sera désobligeante ? Je ne le pense pas. Il est parfois des situations qui méritent plutôt le silence.

Un garçon m’a sollicité à plusieurs reprises. J’ai écouté et lui ai écrit ce que ses chansons m’inspiraient. Inutile d’entrer dans les détails.

Je reçus quelques temps plus tard une réponse cinglante. Il estimait que je n’avais pas le droit de donner l’avis que j’avais défendu sur son travail, que je me trompais et que mes critiques l’avaient choqué !

Je comprends que l’on puisse être déstabilisé, décontenancé, par un texte qui ne va pas dans le sens dans lequel vous pensiez que tous iraient. Mais de grâce, lorsque l’on se prête au jeu de la critique, il faut l’accepter dans son ensemble. Ne pas séparer bons et mauvais commentaires. Bonnes et mauvaises appréciations. En gros, il aurait fallu que j’apprécie, au plus au point, les chansons de ce monsieur, avec tous les défauts qu’elles portent, n’en rien dire, surtout pour ne pas froisser l’ego du créateur et le laisser poursuivre sa route avec dans sa poche un gentil papier disant qu’il était un grand poète, à deux pas des Brassens, Brel et Ferré…

Cette conception du polissage de poils d’artistes n’a pas cours chez moi. Je l’ai dit, écrit et répété, déjà des dizaines de fois, je ne possède pas la vérité, ni la science infuse de ce métier magique. Mon point de vue ne veut pas être le reflet du show business tout entier. Il n’engage que moi. Si on me demande mon avis, je le donne. On a le droit de ne pas être d’accord avec ce que je dis, mais on n’a pas le droit de me reprocher de l’avoir dit. Peut-être que je me trompe dans mon jugement. Seul l’avenir nous le dira.

Une chose est sûre, avec le temps et l’expérience, je fais tout de même un peu la différence entre un chanteur qui a la voix placée et un qui se cherche, un guitariste qui joue sans hésitation et un autre qui gratouille, un texte bien écrit et une suite de rimes pauvres, un artiste qui à la gniak et celui qui joue à l’avoir. Je précise de suite, ce n’est pas parce que vous semblez posséder toutes les qualités premières citées, que vous êtes assurés de parvenir en haut de l’affiche. Donnez une belle main d’atouts à quelqu’un qui ne sait pas jouer aux cartes et il perdra la partie à coups sûrs.

S’exposer à la critique c’est se mettre en danger, il est vrai. Il y a deux aspects à cet exercice. Le premier, celui que je défends, est le coté pragmatique : cette chanson est-elle bien écrite, bien composée, bien chantée, me touche-t-elle ? Voilà les questions essentielles auxquelles je tente de répondre. Bien entendu cette analyse est déconnectée de ce que je peux penser de l’artiste, en tant que personne qui chante. En d’autres termes, et c’est la seconde face de la critique, je ne mets pas d’affectif dans mon propos. L’affectif tend à brouiller les pistes et à déformer la vision

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