Publié le Lundi 26 avril 2010 par Olivier
Ou
Ce que l’on gagne vraiment avec le téléchargement
Chers amis,
Je tiens tout d’abord à vous remercier car, au fil des semaines, vous êtes de plus en plus nombreux à me suivre, à m’écrire, à m’encourager de continuer de vous informer. Tout comme pour un artiste qui sort un album et découvre des chiffres de vente de plus en plus importants, je goûte ce plaisir que de voir les statistiques hebdomadaires de consultation de mon blog croître et amplifier.
Je ne peux que vous inviter à faire passer le lien de cette page à tous vos amis et à toutes vos connaissances.
Pour ceux qui veulent suivre les informations mises en ligne en temps réel, j’ai ouvert une page sur Twitter : https://twitter.com/Olivier140869 N’hésitez pas à vous y abonner.
L’article de la semaine passée : “Savez-vous planquer vos sous”, traitait des collectes de fonds effectuées, et pas toujours bien redistribuées, par la SACEM et d’autres organismes du même genre. Ayant reçu plusieurs réactions suite à cette publication, j’ai souhaité vous proposer un nouveau post en forme de complément.
Vous êtes tous attirés, et c’est bien normal, par la vente en ligne de votre musique. Internet, outil génial et révolutionnaire permet à tout créateur de mettre à disposition de son public ses oeuvres, bonnes ou mauvaises, sans avoir à passer par le chaîne traditionnelle qui suit le mastering, à savoir, l’artwork, le pressage et surtout la distribution physique en magasin.
A grands coups de publicité sur vos pages Myspace, facebook et j’en oublie, vous voyez défiler de jolies publicités qui vous proposent de vendre votre musique sur plusieurs plateformes connues et reconnues. Je pense bien entendu à iTunes, Fnac.com, virginmega… Après avoir pris contact avec un fournisseur, peu importe lequel, vous serez référencé chez tous les marchands, vous attendrez les premiers chiffres de vente et les premières retombées économiques. C’est là que les choses se compliquent voire se ternissent.
Vous aurez remarqué, comme moi que, quel que soit le type de production, le prix de vente d’un titre est toujours de 0,99 € et votre album quel que soit le nombre de titres sera de 9,99 €.
Comment se répartissent les revenus ? Pour les auteurs-compositeurs et éditeurs, la part sur un single est de 0,07 € et sur un album de 0,70 €. Donc si vous n’êtes que l’un ou l’autre, vous toucherez qu’un tiers de 7 centimes. 0,025 € ! La gloire ! Cela devient intéressant financièrement à partir d’un million de téléchargements en dessous…
Bien entendu, la part la plus importante reviendra au producteur, qui lui touchera environ 50 % du prix vendu. Ce qui semble tout à fait justifié, car c’est lui qui a misé sur votre produit et a sorti des sous de sa poche. Il prend les risques, il est normal qu’en cas de réussite il reçoive son dû.
Il est vrai que je m’adresse plutôt à des jeunes artistes qui se débrouillent tous assez bien pour trouver les moyens nécessaires à la réalisation de leur projet, sans avoir à passer par de grosses structures de production. Si vous parvenez à gagner le gros lot et à empocher la quasi totalité des revenus afférents à votre mise, alors vous pourrez commencer à compter ce que vous aura rapporté votre production, déduction faite des investissements, bien entendu.
Une chose me surprend encore. C’est justement le prix de vente de la musique. Que vous ayez dépensé dans votre production beaucoup d’argent ou très peu, le prix sera toujours le même ! Un CD lambda enregistré en trio, en une semaine sera vendu 14,99 €. Un album enregistré aux USA, avec une dizaine de musiciens, pendant un mois, sera mis sur le marché physique à 15,99 € !
Il serait peut-être temps de revoir la rémunération et les prix de vente de la musique. Cela fait des années que j’en entends parler et rien ne se fait. Il est incompréhensible de trouver en téléchargement tous les produits, back catalogue ou nouveautés, au même tarif. Il semblerait judicieux de proposer des prix plus élevés pour des titres qui viennent de sortir et des prix réduits pour des chansons ou albums ayant déjà été amortis depuis bien longtemps.
Cette modulation tarifaire permettrait aux plus jeunes, arrivant sur le marché, de ne pas être découragés en recevant le relevé de leurs ventes et de continuer de croire que l’on peut gagner sa vie en vendant sa musique.
Bonne semaine.
Olivier
www.oliviervadrot.com
Publié le Lundi 19 avril 2010 par Olivier
Ou
Comment les organismes collecteurs de fonds s’enrichissent sur le dos des artistes
Chers amis,
Avec l’arrivée du printemps et des beaux jours qui l’accompagnent, c’est également une belle fin de saison artistique qui se présente pour moi. Nouveau contrat, nouveaux concerts ! J’espère que pour vous aussi, le vent souffle dans le bon sens.
A propos de vent, je suis resté cloué au sol, non pas à cause des fumées venues d’Iceland, mais bel et bien par la faute d’un rapport, émanant d’une commission composée de membres de la cours des comptes, qui est chargée de vérifier les chiffres de nos organismes collecteurs de fonds, pour les auteurs compositeurs (SACEM ; SACD ; ADAMI…).
J’appris, comme vous sans doute, le faramineux montant des rémunérations des principaux dirigeants de ces structures. Pensez que les 10 plus gros salaires de la SACEM touchent en moyenne de 364.000 €/an ! !
Je n’ai pas pour habitude d’écrire des articles polémiques, vous le savez, si vous me lisez régulièrement. Mais parfois, il est bon de participer au bruit médiatique, pour dénoncer des situations difficilement acceptables.
http://www.lepoint.fr/actualites-medias/2010-04-10/revenus-comment-la-sacem-se-goinfre/1253/0/442942
Lorsque je découvre ces chiffres, me viennent à l’esprit deux situations caractéristiques de ce que vous avez sans doute, vous aussi, déjà vécu.
Un musicien américain avec lequel je travaille me demande, il y a quelques temps, de l’accompagner à la SACEM, car au cours des deux dernières années, il a joué de nombreuses fois en France, a participé à plusieurs émissions de radios, a été en playlist, multi diffusé sur des chaînes du câble… Pas une grosse vedette, certes, mais tout de même. A chacune de ses prestations il fallait remplir les différents documents relatifs à la SACEM, ses chansons étant écrites par une auteur française, il semblait tomber sous le sens que de les déposer dans son propre pays (ce qui d’ailleurs ne posa jamais de problème).
Lors de notre visite chez les collecteurs, documents officiels dans un beau dossier, on nous expliqua qu’on ne trouvait aucune trace des passages de cet artiste sur nos ondes et par conséquent aucun centime ne pourrait lui être versé. On nous conseilla de ne plus nous déplacer et de faire les démarches par téléphone. C’est ce que naïvement nous fîmes. Avez-vous déjà entendu un téléphone sonner dans le vide pendant des jours et des jours, sans jamais personne qui décroche ?
Le deuxième exemple me vient d’une amie qui tient un café restaurant dans Paris. Dès son ouverture, alors qu’aucun client n’avait franchi le pas de sa porte, elle avait déjà dû faire un chèque à la SACEM pour avoir le droit diffuser de la musique dans son établissement. Je précise de suite que je trouve cela tout à fait normal. La machine fonctionne bien d’un coté.
Les établissements collecteurs savent bien aller chercher l’argent là où il se trouve. En revanche, terriblement compliqué est le chemin qui mène l’artiste jusqu’au versement de son dû.
Qu’une entreprise gagne de l’argent, même beaucoup d’argent, ne me choque pas outre mesure, si elle se trouve sur un secteur concurrentiel fort et faisant courir de gros risques à ses investisseurs. Mais lorsqu’il s’agît de se baisser pour ramasser les cotisations, sans reverser équitablement à ceux à qui cet écot revient, me semble peu honnête.
Nous savons tous aujourd’hui que l’industrie musicale a fondu de 50 % en quelques années. Que les revenus des dirigeants de ces sociétés augmentent fait preuve d’un cynisme à nul autre pareil. Les auteurs compositeurs touchent de moins en moins et les patrons de plus en plus. Cela s’appelle un hiatus, non ? Malheureusement, nous n’entendons jamais personne se plaindre ouvertement dans les médias de cette situation.
Tant que vous ne serez pas diffusés, à de nombreuses reprises, sur les grands et gros réseaux nationaux (TF1, NRJ, M6, Fun…) n’espérez pas vivre de vos revenus SACEM. Tant que vous n’aurez pas une personne introduite dans la place, capable de vous aider à fouiller dans la paperasse institutionnelle, vous n’aurez que très peu de chance de récupérer un Kopek de vos diverses prestations.
Continuez tout de même de remplir tous les documents vous ouvrant des droits, car on ne sait jamais, un jour peut-être lorsque vous serez d’énormes vedettes, vous pourrez faire valoir ces papiers.
Bonne semaine.
Olivier
www.oliviervadrot.com
Publié le Lundi 12 avril 2010 par Olivier
Ou
Comment émerger d’un océan bien Net
Chers amis,
Un des points positifs du blog, que je tiens depuis maintenant un peu plus d’un an, est qu’il m’a permis d’entrer en contact avec des musiciens, mais également et à ma grande surprise avec des étudiants en communication qui m’ont gentiment demandé de bien vouloir répondre à leurs questions, ce que je me suis empressé de faire, car moi aussi lorsque j’étais plus jeune j’aurais apprécié qu’un aîné prenne du temps pour m’éclairer quelque peu sur ce monde merveilleux qu’est le show business.
J’ai reçu il y a peu le mémoire d’une de ces jeunes demoiselles. A la lecture de son travail, par ailleurs de grande qualité, j’y ai relevé un point qui confirme ce que je pressens depuis longtemps, mais qui m’effraie également pour toute la jeunesse qui souhaite vivre de son art.
Internet aujourd’hui a pris une place prépondérante dans la présentation, la diffusion, voire même la sélection des nouveautés. Je ne me plaindrai certainement pas cette évolution technologique qui fait de chacun de nous une vedette en puissance. Plus personne de nos jours ne peut se revendiquer être un nouveau Van Gogh. Vous peignez, vous sculpter, vous composer, vous créez, en quelques clics vous vous retrouvez sur le marché mondial avec la possibilité d’être vu, entendu et découvert à l’autre bout de la planète.
C’est justement ce vide abyssal qui m’inquiète pour vous. Par le passé, la sélection des artistes se faisait quasi naturellement, par élimination spontanée. Vous aviez une chanson, mais pas de magnétophone pour en faire une maquette, aucune chance d’être entendu des labels. Vous possédiez le matériel, encore fallait-il savoir où envoyer votre travail, à qui l’adresser, être sûr que celui-ci arriverait bien sur le bureau de la personne en question, attendre un retour, une lettre “Après avoir écouté attentivement votre maquette, nous sommes au regret de vous annoncer que vous ne correspondez pas à la ligne éditoriale de notre maison et bla bla bla…”, si ou vous étiez retenu, il fallait monter à la capitale et ainsi de suite… Seuls ceux ou presque qui faisaient le pied de grue devant les portes des directeurs artistiques finissaient pas obtenir un rendez-vous, cela ne voulait pas dire avoir un contrat, mais déjà entrer dans le bureau d’un responsable de maison de disque était un résultat tout à fait enviable.
Aujourd’hui en France, on ne compte pas moins de 150 000 pages Myspace Music !
Ne vous sentez-vous pas un peu perdu dans ce maelström ? Comment faire émerger de nouveau talents dans cet océan sans fond ? Qui peut avoir la capacité, la connaissance, la suffisance même, de pouvoir dire : « Cet artiste est vraiment bien, quant à celui-ci, je ne préfère pas me prononcer. A mon avis il n’ira pas bien loin. »
Je vois, je suis, depuis plusieurs années des chanteuses et des chanteurs, sur le net. Je regarde leur actualité, les salles de concert dans lesquelles ils jouent, les festivals auxquels ils participent, les radios qui les reçoivent, les magazines qui offrent des interviews (contre un peu d’achat d’espace publicitaire. Hein ? mais non je n’ai rien dit). Parfois je suis agréablement surpris, parfois je ne comprends pas les choix des médias.
Je mesure, après quelques années passées aux cotés de jeunes chanteurs, à quel point la différence ne se fait pas complètement sur la qualité des produits, mais aussi et surtout sur la capacité d’un artiste à résister aux pressions du temps, à ne pas baisser les bras, à ne pas abdiquer face au découragement que peut induire la défection d’un musicien ou d’un sponsor, aux jours qui s’écoulent entraînant avec eux leurs lots d’impératifs matériels auxquels il faut faire face.
Quoi qu’il en soit, il faut du temps pour sortir la tête de l’eau. Paris ne s’est pas fait en un jour, un artiste ne se fabrique pas en jetant des notes sur un site web, en attendant que le temps passe et qu’une bonne âme se charge de faire de lui une vedette. Ce point de vue, souvent défendu par les plus mauvais d’entre vous parfois, n’appartient qu’au monde des fadaises.
Ne misez pas tout sur le Net. Ce canal ne reste qu’un outil, puissant certes, mais un outil tout de même parmi tant d’autres pour mettre en avant votre travail. Il n’est pas la clé de tout.
Ce que je dis pour la musique vaut également pour mes écrits. Il y a 10 ans, jamais je n’aurais pu partager mes points de vue et opinions avec vous, sans le Net. Il m’aurait fallu taper aux portes des journaux, des magazines, des fanzines, des feuilles de choux, pour peut-être trouver une oreille attentive. A présent, seuls mes lecteurs sont à même de m’inciter à continuer. Sans eux, plus de blog et un blog sans lecteurs c’est un peu un chanteur sans auditeurs. Il n’existe pas.
La France est le pays qui possède le plus de blogs par habitant. J’accepte donc le fait d’être, à l’instar de ceux que je défends, noyé dans la masse.
Peut-être faudrait-il que, chacun à notre manière, nous trouvions d’autres moyens de faire parler de nous ?
Bonne semaine.
Olivier
www.oliviervadrot.com
Publié le Lundi 5 avril 2010 par Olivier
Ou
Que restera-t-il de rien ??
Chers amis,
Je rentre de plusieurs jours de tournée, au cours desquels j’ai eu le grand bonheur de découvrir quelques Zénith français. Le spectacle “Âge tendre”, que je suis, n’est fait que de bonheur et de joie. Je souhaite vraiment à chacun de pouvoir vivre un jour, le rêve que vous portez en vous. Il est communément admis de dire qu’un fantasme ne doit jamais se réaliser, car bien souvent la réalité est en deçà de l’image que l’on s’est fabriquée. Pour ce qui me concerne, c’est bien le contraire. Mon rêve était bien loin de ce que je vis actuellement, pour mon plus grand bonheur.
L’article de cette semaine porte sur la transmission des connaissances.
En arrivant chez moi samedi matin, j’ouvre ma boite mail et lis le courrier arrivé dans la nuit. Un de ces messages m’annonçait que le dernier disque de Damien Saez était déjà en vente et que je pouvais visualiser le clip sur tel site. Comme j’apprécie cet artiste, je me suis empressé de cliquer sur le lien et de découvrir les images de « J’accuse », son nouveau single. Juste à côté de l’écran était écrit « Pour télécharger l’album, cliquez ici ». Un instant j’ai hésité et finalement n’ai pas acheté en ligne. Pourquoi ? Je possède tous ses disques physiques et ne trouvais pas élégant d’un seul coup de n’avoir plus que des fichiers numériques dans un ordinateur.
Lors de la sortie du troisième album de Saez : « Debie », je promenais ce CD sur toutes les platines de la maison et de la voiture. Ce disque était devenu, l’espace de quelques semaines, le plus important de la discothèque familiale. Nous prenions du plaisir à en décortiquer le livret, lire les paroles des chansons, apprécier la qualité des photos, à regarder le DVD qui l’accompagnait ou tout simplement à toucher le boîtier.
Si aujourd’hui je télécharge 10 titres et que ceux-ci son mélangés à des centaines d’autres dans ma playlist, est-ce que cela n’aura pas tendance à uniformiser ma discothèque ? La dématérialisation affadit le plaisir. Ecouter de la musique c’est autant un bonheur auditif que visuel, que tactile.
Il m’est déjà arrivé d’entrer chez des gens et de remarquer qu’il n’y avait aucun livre, aucun disque, aucune trace de culture dans les pièces de l’appartement. Cette sensation m’a mis mal à l’aise. Ces gens étaient-ils pauvres culturellement ? Je n’ai pas la réponse à cette question, mais ce que je sais, c’est que lorsque vous avez à portée de main des livres, des films, des disques, votre corps et votre esprit travaillent plus et mieux que lorsque vous devez dire à un enfant : « Tu veux écouter les Stones ? Va sur deezer ». Je n’ai pas le moyen de le prouver, mais je sais que le rapport à la culture n’est pas du tout le même que l’on soit face à une œuvre physique ou face à un ordinateur.
Si vous fréquentez les musées, je suis certain que vous comprenez ce que je veux dire. Pour les parisiens qui me lisent, je vous invite à aller faire un tour au Palais de Tokyo et d’y regarder attentivement les peintures de Modigliani. La taille, les couleurs, les nuances que vous y trouverez ne vous seraient pas apparues sur l’écran du dernier mac. J’en suis certain.
Compte tenu de ces réflexions, je me demande à l’heure où le disque physique est quasiment donné pour mort, ce que nous pourrons donner en héritage à nos enfants ? Bien entendu l’accès illimité à des catalogues musicaux donne la possibilité d’écouter et de découvrir une quantité infinie d’œuvres, mais est-ce vraiment en ayant l’opportunité de gaver nos oreilles de sons que celle-ci se forme ?
Une petite anecdote, concernant le téléchargement pour finir. Je côtoie depuis quelques semaines, Jean Lahcène, producteur de nombreux titres qui ont connu de gros succès commerciaux, avec Bonnie Tyler par exemple. Aujourd’hui, il est l’heureux réalisateur d’un titre qui est entré en diffusion sur Fun radio. Ce morceau est bien entendu téléchargeable depuis toutes les plates formes officielles. Il était tout content de me dire qu’en deux semaines d’exploitation, il avait eu environ 700 download.
Je me suis permis de faire un rapide calcul. A 0,99 € la chanson, moins toutes les parts qu’il faut rétrocéder aux différents intervenants, il doit rester dans sa poche à peu près 0,20 €. C’est-à -dire que ses 700 téléchargements vont lui rapporter à peu près 150 € ! Si cela fait encore rêver, alors je n’y comprends plus rien…
Un jour je pense que nous offrirons à nos descendants une clé USB sur laquelle nous serons fiers de pouvoir dire : « Tiens, sur ce support, tu as les 500 disques les plus importants de l’histoire de la musique, les 1000 livres à avoir lus et les quelques 5000 œuvres picturales à connaître ». Le tout sur quelques dizaines de grammes.
Allez, je cours dans un magasin acheter le dernier disque de Saez et vous dirai ce que j’en pense dans un prochain article.
Bonne semaine.
Olivier
www.oliviervadrot.com.



Archive: avril 2010















