Publié le Jeudi 28 janvier 2010 par sebastien
La 3ème édition du Tremplin N°1 du web est lancée : les présélections ont commencé sur le nouveau site exclusivement dédié au Tremplin : www.zicmeup-tour.com
Déjà plus de 1500 artistes et groupes se sont inscrits, dans l’une des 16 villes de demi-finales régionales.
Toutes les infos sur les lieux de sélections, l’inscription, les dotations, les partenaires, le réglement sont sur
www.zicmeup-tour.com

Publié le Jeudi 28 janvier 2010 par admin
Offerte en dotation aux artistes et groupes ayant terminés de la 1ère à la 12ème place du ZICMEUP TOUR 2009, la compilation accueillera également les 4 1ers du Tour 2008. Elle sera disponible dans un premier temps sur UpMyStore et en live lors de la tournée 2010.
L’occasion est belle de faire un retour sur les 2 premières éditions du Tremplin, pour de juger de la grande qualité des participants, visibles à présent du public et des professionnels de la musique, de l’audiovisuel et du spectacle.
Une playlist d’ artistes et groupes de grand talent :
MatizMetisse, Uni’s Trio, Swirl Crush, Lorene Devienne, D.O.M., Big Rock, Syl, Kael, Maude, F.H.O.B.I., Alex Toucourt, 12.56 Noir Sur Blanc, Boudu les Cop’s

Publié le Lundi 25 janvier 2010 par Olivier
(Olivier Vadrot, membre de la Team ZicMeUp, nous propose sa chronique hebdomadaire. Vous pouvez le retrouver sur son site www.oliviervadrot.com)
Tout va très bien madame la marquise ! !
Ou
Comment se persuader que le marché musical est bien portant
Chers amis,
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Comme beaucoup d’entre vous, je suis allé cette semaine au cinéma, découvrir le biopic de Joann Sfar consacré à Serge Gainsbourg. Je n’entrerai pas dans l’analyse du film, ni même n’en présenterai une critique. Je dirai juste que j’ai passé un bon moment, voilà tout.
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Toutefois, une chose a attiré mon attention et m’a largement intrigué : Quelle était le niveau de vente des albums de Gainsbourg ? Je veux dire de ces propres disques et non ceux qu’il écrivait pour d’autres chanteurs. Deux chiffres me semblent significatifs. Au cœur des années 70, alors que l’industrie musicale ne connaissait pas la crise, Il sort en 1976 « L’homme à tête de chou », puis en 1979 « Aux armes etc… ». Du premier il en vendra, à l’époque, 13 000 et du second plus d’un million. Heureusement, le temps a fait son œuvre et les chiffres sont très nettement remontés pour cette pièce majeure dans le parcours de ce créateur génial.
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Aujourd’hui alors que nous touchons presque le fond en terme de chiffres de vente, il y a des gens, ceux qui font partie des milieux autorisés, qui affirment que tout ne va pas si mal que ça et que la situation est quasiment sous contrôle. J’ai lu un article, sur le nouvelobs.com, qui reprenait les propos de David El Sayegh, le patron du SNEP : « Les chiffres de l’industrie musicale en 2009 sont très bons ».
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Je me suis donc précipité sur le site du syndicat des éditeurs phonographiques et j’ai consulté le document accessible en ligne. Sur les 9 premiers mois de 2009, le recul en terme de vente, « n’est que de – 9,3 % » (- 11,4 % CD, + 3,5% digital). En l’espace de 4 ans, le volume, en millions d’euros, est passé de 558 à 347, soit quasiment 40 % de perte de chiffre d’affaire. Si dans une telle situation on vous dit que tout va bien ou presque, il est tout de même permis de douter, les statistiques parlent d’elles-mêmes, non ?
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Je me souviens d’une époque où, lorsque je me rendais dans mon supermarché, je passais régulièrement au rayon CD, voir les nouveautés, découvrir quelques titres sur les bornes d’écoute, dénicher une affaire. Les disques étaient disposés sur trois rayons entiers. Aujourd’hui, l’espace réservé à la musique enregistrée, a fondu comme neige au soleil et ne représente plus qu’un demi rayon. Autant dire que si vous voulez le dernier titre entendu sur NRJ, Fun ou vu sur M6 et MTV, vous le trouverez sans aucun doute. En revanche les produits distribués par de petits indépendants…
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D’ailleurs une responsable des achats de CD d’un magasin Cultura me l’a dit clairement : « On ne travaille quasiment plus avec les indépendants. Seules les distributions des majors sont bien représentées. »
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Alors, vous allez me demander pourquoi cet étalage de chiffres et ce constat aujourd’hui ? A un moment, lorsque votre CD sera prêt, il vous faudra vous allier à un distributeur, pour que le public puisse trouver le disque en magasin. Si vous liez les deux informations que je vous donne : Chute massive des ventes + absence de petits distributeurs dans les enseignes de ventes, vous aurez de grosses difficultés à mettre en avant votre travail.
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Bien entendu la plupart des distributeurs vous diront qu’ils sont présents partout. Il est vrai que votre disque pourra se trouver dans un bac à la FNAC ou chez Virgin, mais en dehors de ces quelques points précis… De plus, vous pouvez être présents dans ces magasins, mais ce n’est pas pour cela que vous serez certain de vendre. Pourquoi ? Tout simplement parce que les meilleures places : en façade, en borne d’écoute, en présentoir sont réservées, comme d’habitude, aux gros distributeurs…
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Si par hasard, vous êtes signés chez un petit distributeur et que vous obtenez une notoriété foudroyante (ce que je vous souhaite sincèrement), alors là oui, vous prendrez votre place parmi les machines de guerre, tout simplement parce que vous rapporterez beaucoup d’argent.
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Le mètre carré en magasin a une valeur et celle-ci se rentabilise en vendant ce qui marche. Fini le temps où le chef de rayon pouvait mettre en avant ce qui lui plaisait et en faisait profiter ses clients. Diam’s, Pagny, De Palmas passent à la télé, alors on en vend. Les têtes raides, Leprest, Guidoni en sont absents, alors impossible ou très difficile de les acheter.
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Le point noir de cette histoire est que pour l’instant personne ne trouve ou ne propose de solution alternative, pour que les artistes puissent de nouveau vivre de la vente de leur travail. Ce n’est pas la maigre progression de la vente digitale qui peut laisser de l’espoir à la jeunesse. Hadopi ne changera rien. Pour ceux qui vendaient beaucoup auparavant peut-être, mais pour les petits ? Alors, la licence globale ? Qui sait…
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Olivier
Publié le Lundi 18 janvier 2010 par admin
(Olivier Vadrot, membre de la Team ZicMeUp, nous propose sa chronique hebdomadaire. Vous pouvez le retrouver sur son site www.oliviervadrot.com)
Les sectes ! !
Ou
Comment échapper aux vendeurs de rêves
Chers amis,
La semaine qui vient de s’écouler a été très fructueuse et remplie de rencontres très intéressantes, tant professionnellement qu’humainement. Je souhaite vivement que les 7 prochains jours ressemblent aux précédents et surtout qu’il en soit de même pour vous. Malgré tout, je suis certain que nous sommes le premier acteur de notre vie et de notre réussite.
Je suis en contact assez régulièrement avec Eric, un chanteur qui vit dans la région de Grenoble. Nous échangeons par mail, sur l’évolution de son travail. Il me demande mon avis. Modestement j’essaie de l’aider.
Je reçois de sa part, un message, il y a une dizaine de jours. Il me dit avoir été contacté par une société de communication « très intéressée par son profil » et qui souhaite entrer en relation avec lui assez rapidement. Avant toute chose Eric a la gentillesse de me demander mon avis sur la société qui lui a écrit. Je me renseigne sur le net et n’y découvre pas grand chose d’exceptionnel. Je conseille donc au chanteur convoité, d’aller dans un premier temps au rendez-vous fixé par cette agence et qu’il me tienne au courant de son entretien.
Quelques jours plus tard, Eric m’appelle et me trace dans les grandes lignes les points abordés au cours de sa rencontre. Bien entendu la société a littéralement craqué sur l’artiste. Elle compte faire de lui une future vedette de la scène française. Comment procéder ? Le développement est très simple : Tu nous donnes 1200 € et un de nos agents se rend au MIDEM fin janvier et présente ton travail au monde entier ! ! ! Ils ont de très bons contacts avec le Canada et le Japon, paraît-il.
« Qu’en penses-tu ? », me demanda-t-il ? Ma réponse fut assez simple : « Méfie-toi ». Je suis allé au MIDEM, il y a 3 ans. J’ai vu comment les professionnels de « l’édition » travaillent. Ils viennent du monde entier s’échanger des catalogues de titres, parlent beaucoup de la chute des ventes de CD, retrouvent de vieux copains qu’ils n’ont pas vu depuis l’an passé, boivent de bons coups, mais ne sont pas, ou plus, ou rarement, là pour dégoter la perle rare de la chanson.
Je demande à Eric s’il sera le seul de l’écurie de cette société à être présenté à Cannes ? Non, bien sûr. Les gentils communicants confectionneront un joli CD d’une dizaine d’artistes, avec une belle jaquette et une non moins jolie pochette plastique. Ce produit extraordinaire sera distribué au grès des rencontres internationales. C’est bien connu, le Japon raffole de nos chanteurs. Voyez les carrières de… comment s’appellent-ils… ? Vous ne voyez pas ? Moi, non plus.
Ce que je vois c’est juste la multiplication de 1200 € par la dizaine de chanteurs qui auront bien voulu cracher dans le porte-monnaie de ces gens-là . Ainsi, leur MIDEM sera payé (VHR inclus, bien entendu). Ils pourront se pavaner sur la croisette et s’enorgueillir, auprès de leurs fréquentations parisiennes, d’avoir vu de magnifiques couchers de soleil, tout en croisant Pascal Nègre et quelques vedettes américaines dans le hall du Carlton.
Le jour ou de manière répétée et confirmée, la chanson française sera à l’honneur du MIDEM et s’exportera à travers le monde sur simple présentation d’une compilation, alors là je dirai : oui, allez-y ! D’ailleurs à cet instant il n’y aura aucune raison de payer d’avance, puisque le combat sera gagné avant même d’avoir débuté.
Face à ce genre de propositions, je vous invite à rester très prudent. Le marché francophone, ne se détermine pas au bord de la Méditerranée. On sait plus ou moins comment il fonctionne. Alors, si quelqu’un vous vend l’internationale, alors que vous n’avez pas sorti de titre en France, que vous n’êtes signé nulle part, que vous n’avez pas d’éditeur, vous êtes en droit de vous poser quelques questions.
Attention, le principe de payer pour participer à une compilation qui sera présentée à des décideurs ou des médias, ne me choque pas en soi, tant que cela reste sur des montants acceptables. Quelques dizaines d’Euro, pas plus.
Il y a régulièrement des gens qui m’écrivent en me disant : « Oui, mais moi je connais quelqu’un pour qui ça a marché… ». Combien d’autres ont dépensé des sommes folles pour rien ? Combien d’artistes ont emprunté, ont vidé leur compte, se sont ruinés ?
Il faut toujours mettre en perspective les moyens engagés, face aux retombées que l’on peut obtenir. Il faut toujours se renseigner sur les possibilités et les réussites de celui qui veut vous soutirer de l’argent. Il faut toujours rester vigilants et ne pas céder facilement dès que l’on entend des mots tels que : MIDEM, TELE, RADIO…
Ne soyez pas tenté d’enrichir d’obscures officines qui ont pignon sur rue. Les sectes jouent sur les mêmes cordes sensibles : « T’es l’meilleur, t’es l’plus beau, file-moi tes ronds ! ». On sait comment sont fragiles et vulnérables les artistes. Ne tombez pas dans le panneau. Les temps sont durs, gardez vos sous et essayez de les dépenser à bon escient.
Musicalement.
www.oliviervadrot.com
Publié le Jeudi 14 janvier 2010 par admin
(Olivier Vadrot, membre de la Team ZicMeUp, nous propose sa chronique hebdomadaire. Vous pouvez le retrouver sur son site www.oliviervadrot.com)
Tu es de ma famille ! !
Ou
Avoir conscience de son identité musicale
Chers amis,
Voici une année qui démarre sur les chapeaux de roue. La France est un pays bien étrange. Le rythme de travail est ponctué par les périodes de vacances scolaires. Aussi, entre le 20 décembre et le 4 janvier, il ne faut pas espérer grand chose des contacts que l’on peut avoir. Mais, dès le 5 du même mois, cela n’arrête pas. Le téléphone sonne et les rendez-vous sont nombreux. Qui s’en plaindra.
Je suis très heureux de voir que mes activités se multiplient. En plus de l’écriture de mes articles et de leurs diffusions en ligne sur de nombreux sites, je tiens particulièrement à remercier l’équipe de Zicmeup, le site « accélerateur de talents », qui relaie mes papiers sur leur blog.
J’ai débuté janvier en participant par téléphone à une émission diffusée le mardi soir sur Radio Néo. « Le labo » propose aux jeunes artistes d’appeler et de faire découvrir en direct leur travail. J’ai entendu plusieurs intervenants au cours des deux heures de programme. Il y avait, entre autre, un jeune garçon qui pratiquait une musique typée, tendance cold wave, avec comme inspiration Cure ou New order. Des textes en anglais et une musique froide. Il était très heureux, et je le comprends, de nous annoncer qu’il avait des contacts à travers le monde, en particulier en Allemagne, aux USA et en Russie. Son album auto-produit se vendait confidentiellement, mais se vendait tout de même.
Vint ensuite Lola Baï, une jeune chanteuse prometteuse qui, à l’écoute de l’auditeur précédent, se laissa aller à rêver également à une diffusion internationale de ses chansons. Son style à elle, c’est la musique Pop, avec des paroles en français. « Oui, j’aimerais bien chanter en anglais », dit-elle à l’antenne « Et pourquoi pas partir à l’étranger ».
Autant je pense que Lola a une forte probabilité de réussir dans notre pays, autant je suis quasi certain, mais peut-être que je me trompe, elle n’en a pratiquement aucune de réussir en dehors de nos frontières et des pays francophones. Quand je parle de réussir, je veux dire autre chose que d’organiser quelques concerts dans des alliances françaises à Berlin ou Oslo.
La raison en est toute simple. La communauté musicale à laquelle vous appartenez vous offrira des possibilités. En dehors de celle-ci, point de salut, sans moyen énorme, et encore. Je m’explique.
Dans le premier cas cité, le groupe joue une musique originale, peut répandue dans notre pays et qui ne passe quasiment pas sur nos ondes. Il en est de même dans à peu près tous les autres pays d’Europe. Mais, dans chaque Etat, de nombreux jeunes sont à l’écoute d’une telle musique et ils n’hésitent pas à aller sur le Net découvrir des groupes qui viennent de loin et qui leur apporte ce qu’ils ne peuvent trouver chez eux. Ainsi un groupe français, peut tout à fait devenir fameux à l’autre bout de la terre, si plusieurs fans se mettent à acheter des disques et diffuser leurs compositions, voire même les inviter à venir jouer sur scène.
Il y a longtemps de cela, alors que je n’envisageais même pas de faire partie de ce milieu, j’accompagnais EPK, un groupe qui jouait une musique semblable à celle dont je parle. Nous partions le week-end un peu partout en France donner des concerts, dans des MJC ou des caves obscures. Il y avait toujours un public fidèle et fan de ces ambiances.
Je fus fort surpris de découvrir qu’à Reims, au Mans ou à Marseille, les spectateurs connaissaient les chansons, l’histoire du groupe et avaient acheté les albums via internet (ils en ont écoulé environ 500, sans passer par un distributeur ou un label). Il en était de même à Prague et Moscou.
Cet univers musical ne compte qu’un seul grand magazine papier qui fait la part belle à ces groupes. EPK avait eu droit à un article dans celui-ci. Régulièrement ils étaient contactés pour participer à des compilations qui étaient diffusées au-delà de nos frontières. Cela leur a valu une réputation internationale. Cette réputation est bien entendu, à leur niveau, mais existe tout de même.
Pour en revenir à Lola Baï, quelle est la communauté à laquelle elle appartient ? Celle des chanteurs français qui jouent une musique qui ressemble à celle de milliers d’autres chanteurs français. Un petit quelque chose en plus, il est vrai, mais pas assez identifiable ou original pour que des auditeurs à l’autre bout de la planète se disent « Ho ! ça c’est génial ! J’achète tout de suite. » Malheureusement, peut-être.
Avez-vous déjà écouté la bande FM norvégienne ou tchèque ? Et de vous dire : « ce que j’entends c’est Top, j’achète ! » Comme moi, jamais sans doute…
Il est important de savoir de quelle famille on veut être. Si vous jouez du hard rock, de la country ou du rap, alors là oui, vous pouvez diriger votre communication en direction des quelques médias qui seront susceptibles de vous diffuser. Les radios ou télés qui se disent généralistes, en fait ne le sont pas. Elles sont « variétés » et ventre mou, rien de plus. Elles préféreront plutôt diffuser Calogéro que Satan Joker (pour rester dans le hard rock). Donc il est inutile de nous demander, à nous les communiquant, de faire pression sur Michel Drucker, pour qu’il passe un bon morceau de Punk, le dimanche après-midi. Cela risquerait de faire grincer quelques dentiers…
Devenez des vedettes dans votre univers. Inondez les médias qui peuvent parler de vous, faites-vous connaître si ce n’est déjà fait. Ayez un véritable statut incontournable. Il faut qu’à chaque fois que l’on parle de votre style musical, on vous cite comme référence. Cela peut prendre du temps, cela dépend du nombre de radios, webradios, magazines, émissions de télé, salles de concerts… Ne négligez rien, du plus petit fanzine, à la plus grosse radio, du petit café-concert au grand festival, tout est bon à prendre. Si vous êtes sur une niche cela devrait être plus simple. En fait tout dépend de la taille de la niche.
Bonne semaine.
Olivier
Publié le Jeudi 14 janvier 2010 par admin
<a href=”http://www.zicmeup.com/blog/wp-content/uploads/2009/10/olivier-vadrot-photo.jpg”><img class=”alignright size-medium wp-image-771″ title=”olivier-vadrot-photo” src=”http://www.zicmeup.com/blog/wp-content/uploads/2009/10/olivier-vadrot-photo.jpg” alt=”" width=”117″ height=”174″ /></a>
(<em>Olivier Vadrot, membre de la Team ZicMeUp, nous propose sa chronique hebdomadaire. Vous pouvez le retrouver sur son site</em> <a href=”http://www.oliviervadrot.com” target=”_blank”> www.oliviervadrot.com</a>)
Let it be ! !
ou
Comment les Beatles sont devenus les Beatles
Chers amis,
Voici venu le temps des vœux en ce début d’année. Bien entendu, je ne peux que vous souhaiter le meilleur pour vous, ainsi qu’à tous ceux qui vous sont chers et vous entourent.
Traditionnellement en janvier, viennent avec la galette des rois et son trop plein de sucres rapides et de mauvaise graisse, les bonnes résolutions. Je veux parler des vraies et de non de celles qui prennent fin dès le 2 janvier au soir.
Rêvons que 2010 sera l’année de la sagesse et de la prise de conscience que seul on ne peut avancer bien loin.
Il y a une dizaine de jours de cela, sous le sapin de Noël, attendait sagement une biographie des Beatles. Je l’avais tout spécialement choisie pour faire plaisir à mon fils qui est fan de ce groupe. Bien entendu, j’ai profité des quelques jours de congés pris pour les fêtes, pour compulser l’ouvrage. Aimant ouvrir ce type de livre à n’importe quelle page, le hasard m’amena au chapitre consacré à Brian Epstein.
Ce jeune garçon, obscur disquaire de Liverpool sans grand charisme, entend parler des Beatles. Il se rend à plusieurs concerts de ceux-ci et décide rapidement des les prendre en management. A cette époque les garçons étaient tellement dans le vent que leur attitude scénique ne satisfaisait pas du tout Epstein. C’est lui qui leur a demandé de ne plus fumer, boire, manger du chewing-gum en scène, de parler aux copains du premier rang pendant les spectacles, d’être polis avec les organisateurs de concerts…
Malgré le caractère rebelle que l’on attribue à ces jeunes et plus particulièrement à John Lennon, ceux-ci se plièrent aux injonctions du manager. A coup de notes dactylographiées Brian Epstein faisait ses recommandations. Les Beatles, pas encore signés en maison de disque et pas tout à fait au complet, Ringo Starr n’arrivera que quelques mois plus tard, comprirent qu’ils devaient faire confiance à leur aîné, car lui avait le regard extérieur qui leur manquait pour pouvoir avancer. Ce fut dans la bonne direction.
On sent bien à la lecture de ces pages, que Mac Cartney et les autres, avaient besoin que quelqu’un prennent en main leur destinée. Ni Brian Epstein, ni Georges Martin n’ont enlevé quoi que ce soit aux Fab four. Non, au contraire, ils ont permis une sublimation de ce qu’ils avaient en eux, à savoir un talent fou et une mine d’inspiration presque inépuisable.
Combien j’en ai vu qui, pour chercher leur voie(x), jouent en scène avec des artifices. En fait ceux-ci cachent plus qu’ils ne dévoilent. Il ne sert à rien de vouloir « jouer » une image qui n’est pas la bonne, qui n’est pas la vraie. Monter sur scène une cigarette au bec ou une bouteille à la main, hormis par souci de mise en scène, n’apporte rien à votre personnalité et peut même donner l’effet inverse de celui voulu.
Si jamais un jour, une personne avisée venait à vous demander de modifier un petit quelque chose dans votre attitude scénique : « Tiens-toi mieux », « Regarde le public », « parle moins », « parle plus », « travaille ta voix » ou dans votre rapport aux médias : «Sois plus précis dans tes explications », « Ne cite jamais untel ou untel, mais plutôt tel autre », « N’hésite pas à renvoyer la balle si celle-ci arrive trop vite », faites confiance à cette personne.
Ne pensez pas que vous maîtrisez tout, vous avez des failles et c’est normal. Le miroir de vous-même ne vous renvoie pas l’image véritable de ce que vous êtes. Vous ne voyez de vous que ce que vous voulez voir.
Il ne s’agît en rien de faire de vous des pantins dont les ficelles seraient tirées par on ne sait qui. Le but est de vous aider à prendre votre vraie dimension. Dans l’ombre de ceux qui réussissent, il y a toujours une femme ou un homme ou un groupe de personnes qui poussent vers l’avant. On ne les connaît pas toujours, on n’a jamais vu leur visage, ni entendu leur voix et pourtant sans eux certains artistes n’existeraient pas. Qu’aurait été la carrière de Léo Ferré chez Barclay sans Richard Marsan ? et celle de Gainsbourg chez Philips sans Philippe Lerichomme ?
Il n’est pas facile de donner sa confiance, surtout dans ce monde merveilleux du show business ou chacun est prêt à manger sur le dos de son camarade pour recevoir un peu de gloire éphémère. Mais si vous trouvez la bonne personne alors lâchez du lest et laissez-vous entraîner vers la gloire.
Je vous renouvelle tous mes vœux de réussite pour cette année 2010.
Musicalement
Olivier



Archive: janvier 2010
















