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Olivier Vadrot (14/12/09) : Bosse huit heures, bosse ! !

Lundi 14 décembre 2009 par admin  
classé dans interviewes, news profession, team ZicMeUp


(Olivier Vadrot, membre de la Team ZicMeUp, nous propose sa chronique hebdomadaire. Vous pouvez le retrouver sur son site www.oliviervadrot.com)

Bosse huit heures, bosse ! !

ou

Comment découvre-t-on un véritable show man

Chers amis,

Inutile de tourner autour du pot et de vous faire croire à des mensonges. Je dois bien l’avouer, je n’ai jamais regardé le moindre numéro de la Star Académie. Cela doit faire bientôt dix ans que ce programme existe et jamais celui-ci ne m’a intéressé. Qui a gagné l’édition numéro 1, 2, 3… ? Aucune idée. Si je me souviens bien, Olivia Ruiz y a participé mais sans aller jusqu’au bout. Quant aux autres…

Il y une dizaine de jours, Frédéric Féder, un de mes amis, animateur sur Nostalgie et professeur au Studec, me propose de l’accompagner au casino de Paris, afin d’assister au concert de Quentin Mosimann. Autant vous dire qu’avant sa proposition, ce nom ne me disait rien. Je l’avais sans doute lu une fois ou deux sur quelque site web, mais sans y prêter attention. Ne refusant jamais une occasion de découvrir de nouveaux talents, j’ai accepté avec grand plaisir de me rendre dans la salle mythique de la rue de Clichy.

Avant cela j’ai pris quelques renseignements sur le garçon que j’allais voir, pour ne pas être totalement déconnecté de son actualité. Donc comme cité plus haut, ancien de la star Ac’, un double album composé de chansons originales et de reprises de la chanson française jazzifiées, une tournée qui s’achève justement à Paris le 11 décembre au soir, un nouvel album électro qui sortira le 25 janvier et une nouvelle tournée qui redémarre début février, avec en point de mire l’Olympia au mois de septembre 2010. Avec tout ça en tête j’étais bien équipé et en connaissais assez sur le sujet.

La salle était pleine à craquer de vrai public. Il n’y avait que très peu d’invités. En première partie nous avons eu droit à une jeune chanteuse issue de je ne sais plus quelle comédie musicale. Immédiatement nous avons été envahis d’un sentiment de malaise. Oui, cette demoiselle chante juste et a un joli timbre de voix, mais qui lui a dit de s’habiller comme cela ? Qui lui a dit de commencer son numéro en s’excusant d’être là ? Qui lui a dit de cacher ses jolis yeux derrière une frange qui la coupe de son public ? Je ne le dirai jamais assez, mais parfois le bon sens demeure ce qu’il y a de plus précieux quand on n’a pas d’imagination. Vous voulez vous looker mais ne savez pas comment, faites simple. Vous ne savez pas quoi dire au public face à vous, ne dites rien ou le minimum. Des mots simples et positifs. Montrez de l’énergie, ne soyez pas amorphes. Prenez du plaisir à chanter, nous en prendrons aussi. Si vous voulez être efficace, préparez-vous.

Puis est arrivé Quentin. Là, ce fut une véritable claque, un vrai show man est apparu. En ce qui concerne les chansons, je passe, car il est le premier chanteur que je croise qui ne possède aucun répertoire ! Ses titres personnels ne sont pas très intéressants, au regard de ce qu’il propose en terme de reprises. Mais là n’est pas mon propos.

Ce garçon entre sur scène, bien looké. On le sent à l’aise. Il prend l’espace scénique comme d’autres se vautrent dans un canapé moelleux. Il est là, chez lui, présent. Il fait le show. Il passe du piano, à la batterie, puis aux guitares, avant de venir à son micro. Il saute dans tous les sens, grimpe sur les enceintes, descend dans la salle, disparaît, puis réapparaît au balcon, disparaît de nouveau, chante et revient sur scène, fond en larmes lorsque apparaissent des centaines de roses dans les mains de ses fans, transforme le casino en véritable dance floor, termine son concert torse nu par un énergique solo de batterie. Une pêche communicative qui ne peut laisser personne indifférent.

Deux heures de show et les lumières s’éteignent. Le public sort. Nous jouissons du privilège de pouvoir demeurer dans le casino, afin de le féliciter chaleureusement. Valérie, une de ses productrices vient à nous. Nous échangeons quelques mots et faisons part de nos critiques. Au cours de ces minutes, je peux mesurer que, outre les talents que peuvent avoir naturellement les artistes, s’ils ne sont pas bien entourés et ne se mettent pas au travail, leur talent ne leur servira à rien.

Quentin et son équipe ne s’accorde qu’une petite semaine de pause, avant dès jeudi prochain de rentrer de nouveau en studio afin de répéter le prochain spectacle, qui ne démarrera qu’en février ! Pas le temps de s’endormir sur ses lauriers. Il faut déjà penser à la suite, mais y penser de manière active et non de façon rêveuse.

Rien dans ce milieu n’est jamais acquis. Il faut sans cesse remettre son ouvrage sur le métier. Si vous ne passez pas un maximum de temps sur votre instrument, à faire des gammes ou des vocalises, à chercher perpétuellement à être encore meilleur aujourd’hui qu’hier, alors il est à parier que vous serez vite essoufflé par le rythme à suivre pour arriver en haut de l’affiche.

Tout comme un sportif s’entraîne tous les jours pour monter sur la plus haute marche du podium, vous devez avoir la même combativité et la même persévérance qu’eux. Sinon, vous serez rattrapé par la voiture balais.

Musicalement

Olivier

www.oliviervadrot.com


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