Publié le Mardi 24 novembre 2009 par admin
(Olivier Vadrot, membre de la Team ZicMeUp, nous propose sa chronique hebdomadaire. Vous pouvez le retrouver sur son site www.oliviervadrot.com)
Dancing with myself ! !
Chers amis,
Je viens de lire un article très intéressant dans « Le parisien ». Celui-ci fait état des dernières sorties d’albums et, constat bien triste, la longue liste des CD uniquement faits de reprises effraie celui qui se bat pour l’emmergence de nouveaux talents. De Eddy Mitchell, qui revisite les « chansons du cinéma américain » en passant par Maurane et son « Nougaro », les linéaires des magasins ne laisseront une nouvelle fois que peu de place à de véritables découvertes…
Cette semaine, mon sujet sera axé sur l’aide que pourrait vous apporter la collaboration d’un nom connu à votre projet. Au passage, je remercie Vincent de m’avoir posé cette question. J’ai déjà eu l’occasion d’avoir quelques réflexions sur ce sujet par le passé. Je partage aujourd’hui avec vous mon point de vue.
Lors de mes débuts dans le monde de la communication artistique, un de mes contacts m’appelle et me fait l’article concernant Fabien Mettay, un de ses poulains. Ce jeune garçon, originaire de la région de Perpignan est, d’après la revue de presse que je reçois, une vedette locale. Il court de concert en concert et s’est forgé une réputation de bête de scène. Il enregistre, au studio Polygone de Toulouse, un premier album, de très bonne qualité. Sur celui-ci apparaît un duo avec Cali. Ce titre est placé loin dans la tracklist, donc j’en déduis que cette chanson n’est pas considérée comme le moteur de ce disque et que l’apport du nom célèbre accolé à l’inconnu, finalement, ne sert pas à grand chose.
J’ai décliné la proposition de travailler sur ce produit, pour des raisons d’un autre ordre qu’artistique.
La réflexion apportée par cette situation est la suivante. Un chanteur doit grandir seul. Se faire un nom. Créer sa propre image. Vouloir grandir dans l’ombre d’une star est illusoire. Il est nécessaire d’avoir des points de repère, des balises. Retourner de temps en temps aux sources, bien entendu. Il faut avoir en permanence en tête que les artistes installés, ne le sont jamais durablement, ils ont donc toujours à l’esprit de faire tout ce qu’il faut pour poursuivre leur carrière, pour rester dans la lumière et avoir les faveurs d’abord de leur maison de disque, puis du public et enfin des média.
Pourquoi un chanteur connu pousserait un inconnu à prendre sa place ? Car la question est là . Aider un confrère qui travaille exactement sur le même créneau musical, c’est éventuellement scier la branche sur laquelle on a mis du temps à s’asseoir. Malheureusement, contrairement à ce que l’on veut nous faire croire, dans le show business, il n’y a pas de place pour tout le monde. En disant cela, je ne veux absolument pas nier l’estime, le respect, voire peut-être même l’admiration, que peut avoir Cali pour Fabien Mettay. Nous le savons généreux et très souvent prêt à partager son micro avec autrui. Il faut voir au-delà de l’acte simple d’enregistrer une chanson. Est-ce que cela a aidé ce jeune artiste à devenir plus connu qu’avant ? Est-ce que cela lui a ouvert les portes de la renommée ? J’espère que Fabien vivra longtemps de sa musique, car elle n’est pas dénuée d’intérêt. Mais il y arrivera par son seul talent au travail.
Il ne faut pas croire que parce que tel artiste a un nom écrit en rouge sur le fronton des plus grandes salles, qu’il pourra, d’un simple claquement de doigts faire de vous une vedette. Si c’était le cas, les hit parades, seraient remplis de chansons enregistrées par le copain, du copain qui est numéro un.
Les décisions ne se prennent pas dans les studios d’enregistrement. Cet autre exemple vous en donnera la preuve.
Alors que je rentrai en voiture, d’un concert donné au Luxembourg, avec Fabrice Gratien, pianiste et réalisateur de Nicolas Peyrac, mais aussi de Mano Solo, il mit dans le lecteur CD un petit bijou de chanson française. J’ai malheureusement oublié le nom de l’artiste, qui d’ailleurs se moquait un peu de faire carrière dans la chanson. Fabrice m’avoua qu’ayant la possibilité d’avoir accès à tous les patrons de labels nichés dans les majors, il distribua joyeusement ce disque, certain que la qualité des textes, des musiques et de la réalisation feraient tilt dans l’oreille des décideurs. Il y eut quelques écoutes polies. A chaque fois la même réponse, vous savez, celle qui énerve ceux qui savent ce que cela sous entend : « Ouais, c’est bien réalisé… ». Et rien de plus. Cela voulait dire clairement : On ne mettra pas une bille sur cet artiste !
On ne peut communiquer, mettre en avant le nom d’un autre pour devenir soi-même une vedette ! Soit vous parlez de vous, soit vous n’existez pas ! Votre public vous attend, vous et pas un autre. Et si d’un seul coup votre béquille prenait le pas sur votre démarche ?
Il y a des disciplines qui nécessitent « la recommandation ». En entreprise la cooptation s’avère parfois un sport. Se choisir un mentor peut faciliter les choses. En matière artistique, il ne faut pas chercher la lumière des autres, pour essayer de se glisser dedans. Être au contact de ses condisciples est source de motivation. Aller voir ses pairs sur scène, écouter, décortiquer, tenter de comprendre pourquoi ce que vous voyez et entendez fonctionne, oui, mille fois oui. Mais vouloir prendre la roue de celui qui roule devant en espérant qu’il vous laissera passer, c’est nourrir un doux rêve qui n’a que très peu de chance d’arriver.
Soyez vous même !
Olivier
Www.oliviervadrot.com
Publié le Lundi 16 novembre 2009 par admin
(Olivier Vadrot, membre de la Team ZicMeUp, nous propose sa chronique hebdomadaire. Vous pouvez le retrouver sur son site www.oliviervadrot.com)
Le salaire de la peur ! !
Il y a des semaines au cours desquelles je reste face à mon bureau et ne vois personne. Je communique avec l’extérieur uniquement par téléphone, mail et SMS, ce qui entre nous est tout à fait extraordinaire. Le sans fil nous simplifie la vie et qui peut savoir que je tape sur mon clavier depuis le bord de la piscine de mon hôtel de Normandie ou depuis mon bureau parisien ?
Mais ces jours derniers j’ai beaucoup rencontré, déjeuné, discuté de vive voix et le bilan est que de nouveaux projets de collaboration sont à l’étude et disons le simplement, de l’argent rentrera.
J’ai demandé des rendez-vous à des gens avec qui je suis en relation depuis longtemps et vers qui je n’ai aucune difficulté à me tourner. Un appel direct sur un numéro personnel, un agenda en mains et hop une date est arrêtée.
Vous allez me dire, mais pourquoi nous raconte-t-il ses histoires de restaurants ?
Voici l’explication. Ma vie n’est pas extraordinaire. Ce que j’applique à mon domaine d’activité, vous devez aussi pouvoir l’appliquer au vôtre. Si je parviens à des résultats, c’est simplement en utilisant une recette basique du commerce : Pérenniser dans le temps la relation que j’ai avec mes clients.
Cela se traduit par : Le casino du Luxembourg avec lequel j’ai déjà monté plusieurs opérations (Francis Lalanne, Murray Head, Nicolas Peyrac…) est content de notre relation professionnelle, je me dois donc de lui apporter d’autres affaires aussi intéressantes que les précédentes. Si j’y parviens, je suis certain que tout se déroulera bien et que la confiance entre nous sera toujours aussi forte. De plus, c’est sans compter sur les commissions que je touche à chaque concert et qui font que j’ai tout intérêt à y retourner le plus souvent possible.
Un client est potentiellement une valeur à exploiter sur le long terme.
Je vous parle d’un casino qui organise des concerts avec des artistes de renom. Mais il en est de même pour des petits établissements de province. Et c’est là que je veux attirer votre attention.
Vous rêvez, et c’est légitime, de grandes scènes, de Zénith, de palais des sports ou de Stade de France ! Avant d’y arriver, il y a tout un long chemin à parcourir. Commencez par jouer dans le café-concert de votre village. Si vous y cartonnez, il n’y a aucune raison que la personne qui s’occupe de la programmation, ne vous fasse pas repasser par son plateau une autre fois.
J’ai fait cette expérience avec Balablan, au cours de la saison passée. Nous sommes partis de rien, en terme de concert. Comme je ne suis pas spécialisé dans le booking, il m’a fallu passer de nombreux coups de téléphone et envoyer un certain nombre de CD, avant qu’un lieu ne m’appelle et me propose de le recevoir. Ho ! joie !
Il se trouve que la première prestation a été au-delà des espérances des patrons de la salle. Face à la qualité du show, c’est le calendrier à la main que nous nous sommes quittés avec une seconde date de programmée. Nous y sommes retournés 4 fois jusqu’à l’été dernier et avions 2 dates cet automne ! Multipliez le cachet X par 6 concerts et ajoutez-y les recettes des autres lieux dans lesquels le résultat fut le même. Au bout de quelques mois, vous pouvez être fier de votre parcours et commencez à ressentir ce que vivre de la musique veut dire. J’émets tout de suite les réserves de circonstance et vous accorde que ces cachets ne sont pas (toujours) déclarés et que cela ne fait pas de vraies carrières. Soit, mais il faut bien commencer.
Croire que l’on va venir vous chercher et vous offrir des budgets de plusieurs centaines d’euros alors que vous ne les valez pas, c’est rêver gentiment.
Combien de groupes m’ont dit avoir pu s’offrir de beaux cadeaux, de la Stratocaster originale à la voiture neuve (hé oui !), uniquement en thésaurisant les cachets du week-end ? Beaucoup.
Pour parvenir à cela, il ne faut pas avoir un ego surdimensionné et accepter des conditions, parfois un peu précaire. Il ne s’agit pas de tout prendre, mais d’en prendre un maximum. Parfois un plan scabreux peut déboucher sur quelque chose de beaucoup plus grand.
En voici encore un exemple. Je reçois un appel au printemps dernier, de l’ organisateur d’une fête à Clamecy. Connaissant Balablan, il me demande s’il ne peut venir donner une heure de concert, à un tarif défiant toute concurrence. Nous en discutons et contre le remboursement des frais kilométriques et un petit billet, Balablan accepte. Le concert fut si remarquable que je me permis quelques semaines plus tard de rappeler l’organisateur en lui proposant de prendre Balablan en première partie des Forbans, contre cette fois un cachet à la hauteur du talent de l’artiste et de l’événement. Le deal fut réalisé en quelques minutes, à des conditions très avantageuses pour tout le monde. Il n’est pas impensable de retrouver Balablan en concert dans cette région cette saison, tant son tour de chant est apprécié de ceux qui le reçoivent.
Avant de vouloir conquérir des dizaines de lieux (ce que je vous souhaite bien sûr), commencez par fidéliser des salles autour de votre projet. Allez-y, retournez-y, prenez résidence, installez-vous et engrangez les succès et la monnaie au passage, cela ne pourra pas vous faire de mal. Et puis, n’oubliez pas que malgré tout votre art est un travail et que celui-ci mérite un salaire !
Musicalement
Olivier
Publié le Lundi 9 novembre 2009 par admin
(Olivier Vadrot, membre de la Team ZicMeUp, nous propose sa chronique hebdomadaire. Vous pouvez le retrouver sur son site www.oliviervadrot.com)
Le premier pas ! !
Chers amis,
Dimanche dernier j’ai assisté à l’Alhambra de Paris, à un très beau concert de Steve et Heather. La country est vraiment un univers musical riche et beaucoup plus varié que l’on ne croit et sans le savoir, ou sans se l’avouer, nous avons tous un coté country ! Il n’est pas rare d’entendre, dans les émissions spécialisées, des titres de Bruce Springsteen ou de Shaina Twain diffusés entre Johnny Cash et Hank Williams.
Cette semaine, je voudrais attirer votre attention sur l’idée qu’un jeune artiste peut se faire de son premier pas dans le métier. Au cours d’un dîner, jeudi soir dans un cabaret parisien, nous avons abordé le sujet.
Je fus très surpris d’entendre un prétendant dire : « Pour débuter dans ce milieu, il faut faire une reprise ». Jean-Pierre Pasqualini, patron de « Platine Magazine » et moi-même, étions du même avis : Ce propos est une ineptie !
Comme je n’ai de cesse de le rappeler à tous ceux qui me demandent conseil : commencez par avoir une réflexion de bon sens ! Prenez l’histoire de la chanson française, celle que vous avez à portée d’oreille et que vous connaissez malgré tout sans doute le mieux. Jetez un rapide coup d’œil sur les titres qui se sont bien placés dans les charts divers. Faites le calcul du nombre de reprises arrivées en tête des Tops et déduisez-en si en enregistrer une est une bonne idée.
Bien sûr, on objectera que Lâam a vendu près d’un million de singles du titre : « Chanter pour ceux… » de Michel Berger. Et après ? Combien sont-ils à avoir réalisé cet exploit ? Peu, très peu. Dans un premier temps cela pouvait s’apparenter à « un coup », mais l’album qui est sorti ensuite était de très bonne qualité et contenait d’excellentes chansons. Il ne restait plus ensuite qu’à dérouler une carrière, mais les choses étant parfois beaucoup plus compliquées qu’on ne le pense, Lâam a connu des hauts et des bas.
Si je tente d’expliquer que reprendre des titres déjà connus et implantés dans l’inconscient collectif est une pauvre idée pour se lancer, elle peut en revanche apporter une image fédératrice, pour un public qui découvre « en live » un artiste et permet d’identifier l’univers du chanteur. Lorsque Balablan reprend en concert du Gainsbourg et du Salvador, nous voyons de quelle école de la chanson il est issu. Les reprises servent à cristalliser une identité, pas à la fabriquer.
Mais que demande-t-on aux artistes ?
Un chanteur se présente face au public pour y présenter son monde, avec ses mots et ses musiques. L’intérêt de ce métier est que chacun peut évoquer le même sujet en utilisant des mots et des mélodies différentes. Ces chansons forment votre personnalité artistique.
Même si vous n’êtes qu’interprète, avec des auteurs autour de vous, vous allez sans cesse chercher à mettre sur vos cordes vocales les mots que d’autres sauront mieux exprimer, mais que vous revendiquerez. N’hésitez pas d’ailleurs à renvoyer vos faiseurs de chansons à leurs tables de travail, parfois malheureusement un mot, un vers ou une expression peuvent faire chavirer le texte entier dans la catégorie des rebus.
On se nourrit de ce qui a déjà été fait, c’est certain, mais ce n’est pas une raison suffisante pour ne vouloir s’adonner qu’à cet exercice de reprise. Dans les années 60, la jeunesse prenait énormément de plaisir à chanter les succès d’Elvis Presley, Buddy holly, Carl Perkins et tant d’autres, allant jusqu’à imiter les postures, les coiffures, les costumes… Ils devenaient des clones. Combien de temps a-t-il fallu pour que les Johnny Hallyday, Eddy Mitchell et Dick Rivers, pour ne parler que d’eux, trouvent et assument leur identité ? Des années ! Quant aux autres ? Disparus…
Aujourd’hui, ceci n’est plus envisageable. On ne peut plus se permettre d’enregistrer des covers à longueur d’année, pour enfin un jour se dire « Et si je faisais mon œuvre ! Celle que j’ai vraiment envie de chanter ! ». tout va trop vite et le temps est compté. Si vous voulez monter sur scène pour défendre ce que vous avez vraiment dans le ventre, alors il vous faudra creuser, gratter, chercher au plus profond de vous ce qu’il y a de meilleur à produire sous forme de chanson.
Si votre seul désir, et celui-ci est blâmable, est de monter sur une scène pour vous aveugler une fois dans votre vie de lumière, vous étourdir de son et vous bercer d’applaudissements, hé bien vous faites fausse route. Ce sera mettre beaucoup d’efforts pour un bonheur furtif qui vous laissera avec le temps plus d’amertume que de joie.
Le show bizness est un fantasme. Et comme tel, une fois vécu il est décevant.
Chanteur en revanche est un vrai métier, qui demande beaucoup de travail pour parvenir à l’obtention d’un résultat.
Je finirai par une comparaison. Les élèves des Beaux-arts copient, recopient les tableaux des maîtres qui les ont précédés, mais une fois franchie et maîtrisée cette étape, ils se retrouvent face à la toile blanche et sont amenés à y projeter leur propre monde. On ne découvre pas un peintre qui présente « trait pour trait » une reproduction de la Joconde ! On l’ignore.
Soyez les peintres de votre vie et imaginez votre monde tel que vous le voulez et non comme il a déjà été dépeint !
Musicalement
Olivier
Publié le Lundi 2 novembre 2009 par admin
(Olivier Vadrot, membre de la Team ZicMeUp, nous propose sa chronique hebdomadaire. Vous pouvez le retrouver sur son site www.oliviervadrot.com)
Hygiaphone ! !
Chers amis,
Je rentre d’un week-end de travail, en Bretagne. J’accompagnais Georgette Lemaire, pour deux concerts donnés au Trousse chemise, petite salle de Langan, située à quelques kilomètres de Rennes. Outre la qualité des représentations, ce qui m’a le plus marqué est l’accueil que nous avons reçus.
En province les gens vous reçoivent les bras ouverts et avec chaleur. Toujours à disposition et prêts à dégainer toute une gamme de solutions au moindre problème.
Il y a une dizaine de jours nous étions avec Balablan dans une salle parisienne. A l’arrivée du groupe en fin d’après-midi, c’est l’équipe des musiciens de la seconde partie qui l’a reçu. Distribution de deux tickets chacun pour une consommation au bar et à la fin du show, une poignée de main molle, qui laissa entendre qu’il n’y aurait aucun partage des recettes, le bistrotier n’ayant pas fait son minimum de chiffre d’affaire (un peu trop élevé à mon goût). Voilà pourquoi, une nouvelle fois, je me dis que sont bienheureux ceux qui peuvent vivre de leur art, loin des grandes agglomérations mangeuses de talents.
Je reviendrai je pense à cet aspect des choses dans un autre article. Aujourd’hui, il me semble important d’attirer l’attention des jeunes artistes sur le potentiel d’aides qu’ils peuvent trouver tout autour d’eux et auxquelles ils ne pensent pas forcément.
Au printemps dernier, je suis allé voir une jeune demoiselle appelée Lune. Elle donnait un concert sur une péniche, au pied de la grande bibliothèque. A la fin du show nous avons un peu discutés. Je l’ai retrouvée participant au concours Zicmeup, en mai dernier. Cette fois-ci nous avons pris un peu plus de temps et elle m’a raconté comment elle était parvenue à décrocher une série de dates dans de belles salles de la capitale (Le Zèbre, La bellevilloise…).
Il lui a suffit de remplir de nombreux dossiers de demandes de subventions auprès de différents organismes, pour récolter quelques centaines d’Euro par-ci, quelques milliers d’autres par là .
Bien que vivant dans un pays dit capitaliste, je peux vous assurer que l’Etat, ainsi que de nombreuses structures, aident les jeunes créateurs. Je vous entends déjà me dire : « Oui, il y a des aides, mais ce sont toujours les mêmes qui les ont !». A ceci je répondrai une chose : Oui, ceux qui obtiennent des aides les ont demandées…
Le ïatus est que l’on demande aux artistes d’effectuer un travail de secrétariat, tout en étant créatifs. C’est mission impossible et voilà pourquoi tant d’eux ne trouvent pas la force de remplir les petites cases de tous les documents récupérés. Mais, avec un peu de volonté et peut-être en étant entouré d’une équipe cohérente, ce travail peut-il devenir fructueux.
Je vous invite à vous rendre sur tous les sites web des diverses structures : SACEM, ADAMI, FCM, SCPP… cherchez les rubriques de propositions de subventions, ouvrez, lisez, trouvez le numéro de téléphone de l’antenne la plus proche de chez vous, prenez rendez-vous avec une personne et non avec un serveur vocal, présentez votre projet et vous verrez il y a de grandes chances pour que vous obteniez de l’aide.
Attention toutefois à ne pas croire qu’après avoir lu mon article, tous les artistes bénéficieront de l’argent public ! Il faut bien entendu que votre projet soit cohérent, qu’il ait un aspect professionnel. Il vous faudra sans doute justifier d’une structure, au minimum une association, au mieux un label, mais également de facture de studio, de pressage, de location de salle pour un show case, de fiches de paie pour les musiciens…
Les aides existent. Elles sont données à ceux qui possèdent un cadre structuré. Là , peut-être commence pour vous la galère. Très souvent également, l’argent que vous pouvez recevoir, n’est versé qu’en contre-partie de la présentation d’une facture ou d’un contrat. C’est-à -dire que vous devez avancer les frais et vous faire rembourser à une certaine hauteur ensuite. Vous devez donc avoir des petits reins solides dès le départ pour pouvoir assumer les engagements en cas de non versement des sommes demandées.
J’ai connu par le passé des compagnies de théâtre qui ne fonctionnaient que comme cela. Elles présentaient des projets à toutes les commissions et attendaient le verdict. Si aucune aide ne venait, elles abandonnaient les projets, fussent-ils magnifiques.
Dans la musique, on ne peut travailler ainsi. La chanson est un art vivant, de l’instant. Il est impensable de demander à un auteur-compositeur d’écrire des chansons et lui dire : « Si l’argent ne vient pas tu laisses ton œuvre dans un tiroir. »
Le plus difficile c’est de faire le premier pas. Une fois que vous êtes en marche, rien ne peut plus vous arrêter, à part vous, bien sûr.
Musicalement
Olivier



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