Connexion

Fermer
Vous ne possédez pas encore de compte sur Zicmeup ? Inscrivez vous ici
My ZicMeUp Hits Artistes Concerts Concours Métiers Services
Avatar
Contacter
Originaire de : Nancy
France Meurthe-et-Moselle
Derniers sons :
Place dans les hits :

Biographie

D’abord, mes parents organisaient régulièrement des fêtes à la maison (des descargas). Mon père a toujours adoré chanter, et avec lui les descargas se terminent toujours de la même façon : il chante le même air, « Novia mia » (« Ma fiancée »), en se mettant à genoux par terre devant ma mère, tout en serrant ses mains entre les siennes, et elle fait toujours semblant d’être gênée et lui demande toujours de baisser la voix pour ne pas déranger les voisins à des heures si tardives. Et pour donner un cadre d’excellence au dernier verre de rhum de fin fête (celui dont on dit qu’il est bon pour la route) , on attaque une rumba traditionnelle avec les percussions de fortune, c'est-à-dire tout ce qui peut faire du bruit, les bouteilles de rhum, la table à manger, les bras des fauteuils et les chaussures contre le carrelage.

Plus tard, pendant mon service militaire, j’ai formé un duo avec un copain qui était très bon guitariste et ça nous a permis de temps en temps d’être libérés des tâches les plus dures pour faire des répétitions et pour participer à des festivals.



Avec mes premiers revers amoureux j’ai pris goût à la composition et sont apparues mes premiers chansons, toutes sur un rythme balade rock très à la mode à l’époque, et qu’aujourd’hui j’ai réarrangées en tempo de musique traditionnelle pour mon groupe Tumbao.



L’année 1984 a été très importante pour moi parce que j’étais en train de former un groupe amateur avec des collègues de travail, quand j’ai été écouté par quelqu’un qui m’a proposé de faire une audition pour un poste de ténor dans un chœur professionnel. J’ai été accepté et j’ai été tellement épanoui que j’ai arrêté de fumer dans les deux semaines qui ont suivi et que je me suis même mis à faire du sport. A l’époque je ne savais pas du tout lire la musique, mais le plaisir que j’éprouvais à participer ne serait-ce qu’aux répétitions avec de tels « maitres chanteurs » me motivait à passer de longues heures de travail pour apprendre à l’oreille et par chœur les airs de leur répertoire éclectique et extrêmement difficile, qui allait de Monteverdi aux compositeurs cubains de la vanguardia, en passant par Mendelssohn et les œuvres anonymes du folklore bulgare.

C’est avec mes copains du pupitre ténor qu’en 1992, j’ai créé un quartet vocal et instrumental, et nous avons décidé de jouer de la musique traditionnelle cubaine avec des arrangements tirés de notre expérience chorale. C’est là que commence mon expérience vraiment professionnelle. Nous nous sommes produits dans une infinité d’endroits, restaurants, hôtels, maisons de la culture, etc. Mais surtout, en 93, nous avons obtenu le statut de musicien professionnel, et nous avons intégré le catalogue de l’entreprise artistique cubaine « Adolfo Guzman » (du nom d’un compositeur cubain du 20° siècle), qui gère les orchestres et les chanteurs professionnels. Nous avons obtenu la lettre C dans l’évaluation, parce que nous n’avions pas de diplôme dans les disciplines artistiques, et donc nous avons été invités à suivre une formation à L’Ecole Supérieure d’Art pour la Formation Professionnelle. A partir de ce moment là, ma vie est devenue un peu folle, car je me produisais avec mes compagnons du quartet tous les soirs dans de différents lieux, et pendant la journée, nous nous retrouvions à l’école, et ça, trois ans durant. Nous avons eu la chance d’avoir une équipe de professeurs de grande qualité qui étaient des musiciens confirmés eux-mêmes et nous ont formés théoriquement, mais toujours à partir de leurs expériences, et plus important encore, en tenant compte de notre démarche artistique quotidienne. Tout ce que nous apprenions dans la journée, nous le mettions en pratique le soir. Tout, c'est-à-dire les techniques de respiration et d’émission de la voix que j’ai acquises avec mon vieux professeur de chant à la perruque effilochée, les leçons d’analyse musicale animées par notre chère Dame aux camélias, qui traitait les vieux disques vinyles avec la sensualité et la gourmandise qu’on réserve à un vieil amant, les cours de solfège de la belle Alice, les précieux conseils des spécialistes en répertoire, et le travail approfondi fait avec une grande actrice qui nous a aidé à sortir de notre peau et à trouver au plus profond de nous ce qu’il y a de mieux pour pouvoir l’offrir à notre public sur scène.