
Le Quotidien (16 Octobre 2007)
"By Grégory Cimatti / Le Quotidien 16.10.07, Luxembourg
Minipli, maxiplaisir
Excentrique, le groupe Minipli innove par une musique expérimentale, voire minimaliste. Son côté impulsif plaît et son originalité apporte un vent de fraîcheur bienvenu au pays.
Décidément, même sur scène, Minipli n'est pas un groupe comme les autres.
Un trio singulier, pour une musique qui l'est autant. Appréciant l'école dadaïste et le mélange des genres, le trio propose un son à contre-courant, dépouillé et pourtant très riche. S'il fallait un terme qu'il fallait coller à la peau du groupe Minipli, c'est bien « spontanéité ». Avec eux c'est le naturel qui prime, depuis leurs retrouvailles, en décembre dernier, jusqu'à la première galette, toute fraîche, sortie il y a de ça un mois, et intitulé Love is for the Fishis. Et quand le trio se torture les méninges, c'est pour corriger les angles d'une musique à contre-courant. Pour le reste, il fait confiance à ses intuitions, dans une réflexion qui part de l'estomac.
Fiffi, Wichl et Nippless ont bien eu raison de s'accrocher à cette idée née dans l'adolescence, quand les premiers émois avec la musique donnent des ailes et des envies. Seulement, là, on ne voulait pas s'arrêter au stade de l'utopie, et quand le hasard a mis à nouveau ces camarades de longue date sur la même route, personne n'a manqué l'occasion. « On s'est toujours dit qu'un jour on ferait un groupe », explique Wichl. Et il a suffi qu'un d'entre eux pianote sur un synthétiseur pour que la magie opère. « D'emblée, il en est sorti quelque chose de surprenant, fort d'une grande énergie. Et ça, ce n'était vraiment pas prévu au programme… (rires) ».
La troupe se jette alors dans la brèche, s'octroyant des plages hebdomadaires pour les répétitions et découvrant un style plutôt inexploité, dû à leur maîtrise plus qu'approximative de leurs instruments. « Au départ, on a fait dans la classique, avec une guitare, une batterie et une basse, confie Wichl. Et comme personne n'avait véritablement joué avant, le résultat était pour le moins…surprenant. Le côté expérimental de notre son est arrivé de sorte. On n'a jamais voulu se démarquer ».
Et pourtant, dans un univers local dominé par le métal brut ou la pop gentillette, il faut bien reconnaître que Minipli sort des sentiers battus. Difficile de lui coller une étiquette en dehors, peut-être, de celle de groupe « minimaliste ». Pas – ou peu – de mélodies parlantes, ni d'orchestrations solides, mais des bribes de sons, agrémentés de claviers omniprésents, de chants psychédéliques (du poême au jeu de mots) et de bruits divers. Tentative de définition par Wichl. « Notre musique est un grand mélange des sonorités du XXe siècle. On mixe tout ça et on en fait notre propre sauce ».
Au point de l'intellectualiser, presque involontairement. Alors, Minipli, est-ce un groupe qu'on écoute en mâchouillant une branche de ses lunettes ? « Disons qu'on s'accroche à l'idée d'intuitif. Du coup, certaines chansons sont difficiles à digérer. Mais on ne l'a pas fait exprès. On va dire que cette musique, c'est le miroir de notre excentricité ». Normal, alors, de citer, dans la foulée, l'école dadaïste, véritable référence pour ce trio bizarroïde. « Seulement, nous, on préfère parler de fusion que de destruction, dans un esprit d'éclectisme musical ».
Un an après sa naissance, Minipli apporte ainsi un grand vent de fraîcheur dans le petit microcosme national. En un mois, son nouvel album s'est vendu à plus de 200 exemplaires et, au vu de sa discrétion, c'est déjà une réussite. Le Grand-Duché s'ouvrirait-il sur d'autres tendances ? « Ici, il y a de la place pour de musiques différentes. Le Luxembourg est entré dans le nouveau millénaire. Mieux vaut tard que jamais ». Et avec ce trio déjanté, il risque de faire un sacré bon en avant."
Woxx (05 Octobre 2007)
"by Luc Caregari/Woxx 05.10.07, Luxembourg
Normalement, le minimalisme est un art réfléchi, précis et précieux. C'est l'art de gagner plus en faisant moins. Mais ce n'est pas le cas de ce trio. Si la musique de Minipli est - nomen est omen - minimaliste, la façon dont les dix chansons de leur premier album "Love is for the fishis" sont arrangées est plus intuitive que planifiée. Elle suivent de bien curieux itinéraires, à l'instar de "Fuego": d'abord purement électro, elle virevolte dans un rock'n'roll basique et fort et puis s'écrase dans de faux chants indiens. Ainsi, tout l'album est parsemé de surprises et de volte-faces, mais jamais on a l'impression qu'il y ait un plan quelconque dans ce chaos ordonné ... de façon minimale. Tandis que l'instrumentation - batterie, basse, guitare et synthés - frôle un dilettantisme sympa, ce sont les chants à deux voix qui dominent et guident souverainement à travers les vents et marées de ce premier disque rafraîchissant."
disagreement.net (10 Octobre 2007)
"by www.disagreement.net 10.10.07, Luxembourg
After their pre-Summer limited CD-EP, Minipli are now back with their first full-length album Love Is For The Fishis. In a local scene that becomes more and more crowded by noisy rock and metal bands, this three-piece managed to build up their own and not too small fan following with their minimalist post-wave sound. Anyone can probably play simplistic music, but Minipli go much further and combine different influences into an original sound which incorporates electronic, folk and rock elements. The self-referential opener ( Love to come) may not be the best way to start an album, as there is just too little happening there. But the three following tracks (Fuego!, Lynchian Movie, Difficile On The Water) console with a more dynamic approach. The single Bobby-Ray is an archetypical folk song that takes its momentum from the shared vocals that create a goose bump atmosphere. La Shit is again a more experimental track, before Electric Brainstorm is showing Minipli from its rock side. Wichl & The Loops is a small intro, before Washing The Money is another highlight with a coolly pumping bass guitar. Les Anges Losanges ends the album with a longer track that features some trippy retro techno elements.
Minipli are first of all a live band. Seeing them on stage with their weird clothes on, swapping instruments and performing their minimalist yet often catchy songs is an experience you shouldn't miss. On CD, their more dynamic material works of course better, but Love Is For The Fishis is still an appealing album that can proudly declare to be the first of its kind ever to be released in their home country. Half an hour is maybe a little on the short side, but therefore there are no fillers, some really great material and a cover photograph that's so cute I would like to cuddle it. "
fracture-magazin (16 Octobre 2007)
"by www.fracture-magazin.de 16.10.07, Germany
Bei Minipli handelt es sich um eine Band aus Luxemburg, deren Debütalbum soeben erst erschienen ist. Wir müssen zugeben, dass wir beim ersten und zweiten Zuhören eines Albums noch nie konfuser waren als bei dem Album "Love is for the Fishis". Das Trio mit den Bandmitgliedern Nipless, Wichl und Fiffi interpretiert Electronic-Pop auf seine eigene Art und Weise. Irgendwie schwankten wir beim ersten Zuhören zwischen "schnell den Stecker aus der Anlage ziehen" bis zu "lass mal hören, was da noch so alles kommt". Hört sich etwas konfus an, ist es am Anfang auch! Doch es lohnt, sich genauer mit Minipli zu beschäftigen. Der dritte Song "Lynchian Movie" zaubert uns ein Lächeln ins Gesicht. Richtig guter Electro-Pop! Auch der vierte Song "Difficile on the water" steigert sich in der Mitte des Tracks zu einem echten Highlight! Hörenswert wie auch "La Shit". Minipli besinnt sich auf die notwendigsten Instrumente und konzentriert sich vor allem auf das verbale...es wird neben allen nur erdenklichen Lauten gejauchzt, gekeucht und natürlich gesungen. Man muss es selbst gehört haben, es ist schrill, verspielt und sehr extravagant! Der minimalistische Sound betritt einen Weg weit abseits der bekannten Pfade und bahnt sich dann kurioserweise beim dritten und vierten Anhören seinen Weg unlöschbar in die Gehirnwindungen. Label / Vertrieb: Comet Records / Radar Music"