
www.albumrock.net (24 Août 2007)
"Ecrit par Maxime
Dossier: le stoner rock français
Origine : Paris
On parle beaucoup de stoner français depuis tout à l'heure, mais on a un peu tendance à oublier le second terme de l'expression. Combien de groupes de notre panorama chantent, hurlent, éructent, vocifèrent, murmurent dans la langue de Molière ? Réponse : personne (si ce n'est The Howling sur quelques titres). Sauf Vellocet. Une option courageuse, qui justifie la présence de ce groupe dans ce dossier. Mais ne réduire l'intérêt de ce quintet parisien qu'à ce simple paramètre serait fort injuste. Appuyé sur une discographie riche de trois EP et d'un premier album (Urbanités), le combo n'a de cesse d'affiner les contours d'un binaire coriace, puisant son jeu dans ses influences seventies mais sachant rester moderne, comme l'atteste leur son qui pourrait en remontrer à plus d'un métalleux. Leurs second opus, sorti en début d'année (Gethsemani) entend poursuivre l'entreprise sous ces belles auspices. Engendrés sous l'ombre tutélaire de Marc Varez, producteur de leurs deux disques (entre Vellocet, Royal Bubble Orchestra et Blackstone, ferait-il office de Chris Goss national ?), les 13 titres de la galettes s'appuient fièrement sur une base bouillonnante d'un esprit très hardcore violentée par de solides riffs que jalouserait Pepper Keenan. "Devant l'esprit" progresse avec la force de conviction d'un Fu Manchu bas du front tandis que "Mona Lisa" flirte entre légèreté et matraquages sur la nuque lors d'une infaillible valse métal. Hymne du disque à brandir poings levés : "Gethsemani", liant le plus rauque du stoner avec une high energy létale. Quand aux textes, s'ils ne brillent pas par leur originalité, ils apportent un cachet certain à l'ensemble, célébrant avec acidité les amours torturées ou invectivant des slogans sans concession. Minuit sonne sur Gethsemani. L'heure d'un heavy rock hexagonal fier de ses origines ?
Vous considérez-vous comme un groupe de stoner rock ?
Absolument : pour nous, ce qui compte avant tout, c'est l'efficacité, l'énergie que nous arrivons à transmettre au travers de notre musique. C'est l'esprit même du stoner et c'est là-dessus que nous travaillons en permanence, sur scène comme en studio. Ceci explique pourquoi nous avons absolument voulu que les prises de notre nouvel album soient enregistrées live. Et le résultat est exactement à la hauteur de nos espérances : simple, direct, efficace… Une sorte de gifle musicale. Alors, stoner ? Oui, définitivement. Même si nous chantons en français, ce qui est un autre aspect de notre travail auquel nous sommes particulièrement attachés. S'il y a encore des gens qui pensent que la langue française est incompatible avec le rock'n'roll, qu'ils écoutent Vellocet : ..:namespace prefix = o ns = "urn:schemas-microsoft-com:office:office" />
je pense qu'ils seront surpris…
Quel regard portez-vous sur la scène stoner rock française ?
Elle semble être en train d'émerger, même si, a priori, il n'existe pas encore de vrais réseaux. Pour notre part, nous avons créé une association (Stone Free) qui a justement pour objet de réunir autour de projets communs des groupes qui partagent cet esprit stoner, et ce, quel que soit leur style musical : rock, punk, doom ou métal. Nous savons bien qu'il est aujourd'hui inutile d'espérer quoi que ce soit de l'industrie française du disque ; à nous de savoir nous organiser pour que le maximum de gens ait accès à notre musique.
Pensez-vous qu'il y ait un public pour le stoner rock en France ?
Bien sûr et nous le constatons à chacun de nos concerts. D'ailleurs, le succès de groupes comme Kyuss, Fu Manchu ou Queens of the Stone Age suffit à le démontrer. Qu'on nous donne des scènes et, croyez-moi, le public suivra ! À bon entendeur…
Titre à écouter en priorité : "Gethsemani"
Dernière production en date : Gethsemani
"
zicazic.com (28 Février 2007)
"Ecrit par fred Delforge
Il y a plus de dix ans que Vellocet porte fièrement à bout de bras son amour du rock et c'est en s'appuyant sur un line up on ne peut plus stable qui fait avant tout figure de longue histoire d'amitié que les cinq Parisiens ont enchaîné les sorties avec pour commencer trois maxis et enfin un premier album produit en 2005 par Marc Varez, ex-batteur de l'icône Vulcain et actuel cogneur de l'ovni Blackstone ! Adeptes d'un stoner rock carrément bien ficelé, Eric Colère (chant), Manu Gibon (guitare), Jérôme Bouvard (guitare), Christian Verrecchia (basse) et Hervé Gusmini (batterie) ont fait le pari de s'exprimer dans leur langue maternelle et c'est avec un rock au cachet tout particulier qu'ils se rappellent à notre bon souvenir au travers d'un deuxième opus poisseux à souhait et en même temps ouvert à toute forme de fantaisie puisque Vellocet n'hésite pas à faire quelques concessions et à s'ouvrir à des sonorités plus accessibles au commun des mortels …
N'allez pas me faire dire ce que je n'ai pas dit, « Gethsemani » reste avant tout un album de gros rock sévèrement burné, un de ceux qui font ressortir les tatouages du motard tout en cuir et les chromes de sa démoniaque monture, un recueil de gros riffs bien saignants posés sur des rythmiques dont la lourdeur n'évoque jamais rien de plus léger que le plomb ! Et puis par moments Vellocet tempère ses ardeurs en amorçant un virage un peu plus groovy, un morceau un peu plus pop ou plus chanson-rock que véritablement stoner, boogie-rock ou même rock sudiste … Sans jamais déranger tant c'est fait intelligemment, le résultat interpelle et force le respect puisque sans vendre son âme à qui que ce soit, le quintet parvient à ratisser large et à fédérer même les plus réticents à l'appel des musiques furibondes et velues. Dotée d'un très large spectre, la voix d'Eric Colère imprime le ton général des morceaux et donne à des pièces comme « Devant l'esprit », « A l'ombre des latrines », « Si jolie » ou « Jardins secrets » des allures sans cesse changeantes et des tonalités très variées. On s'amuse régulièrement à faire la comparaison avec quelques modèles incontournables comme Foo Fighters et Queens Of The Stone Age mais on salue surtout la lucidité d'un groupe qui a réussi à outrepasser la force de ses influences pour faire une musique qui lui ressemble vraiment, unie, solidaire et pleine de qualités humaines. On signalera pour finir l'omniprésence de Marc Varez qui outre se fendre une nouvelle fois de la production assure en prime les claviers sur « Rien » et encore la guitare et les percus sur « Octobre » mais aussi celle plus inattendue de Deborah Lee qui confirme un retour très attendu vers la musique en apparaissant sur « Vaya Con Dios ». Comme quoi un bonheur arrive rarement seul …
"
zicazic.com (21 Décembre 2006)
"Ecrit par Bertrand Renotte
Bon alors cette fois-ci c'est quoi votre excuse hein ? Ou étiez vous en ce lundi soir pour rater une des dernières occasions de l'année de se prendre une bonne dose de rock'n'roll ? Me dites pas qu'à cette heure ci vous étiez encore à la recherche du cadeau ultime ? Ni que les concerts de Motorhead et Trust vous auront laissé sur la paille (quoi que …) ? OooH franchement 12 euros c'est quand même pas la mer à boire, encore moins lorsqu'il s'agit d'assister aux shows de deux très bonnes formations rock made in France. Une fois de plus je ne vois pas d'explication …pourquoi n'étions nous qu'une grosse centaine d'irréductibles pour assister à l'une des trop rares prestations de Blackstone. « Vas comprendre Charles … ».
Enfin …les absents ont toujours tort et ce soir cet adage prendra tout son sens. D'abord parce qu'il sera donné pour la plupart d'entre nous de découvrir Vellocet, groupe parisien sacrément bien burné et groovy dont le nouvel album (produit par Marc Varez/Blackstone) sortira début 2007. Pas grand-chose à dire tant les compos tiennent bien la route, emmenées par une section rythmique huilée comme un bon vieux moteur de Harley. C'est d'ailleurs ce dernier point qui ressort comme étant le facteur dominant de la musique de Vellocet. Mais sans outrance, ni pour cacher un manque d'originalité dans les compos mais plutôt pour leur donner plus de vie et de rythme. Bon point donc et bonne surprise pour la team Zicazic qui découvrait ce soir Vellocet.
"
Rockmag (01 Février 2006)
"Après 3 mini LP, une grosse tournée en France et dans les pays d'Europe de l'Est, le quintet parisien Vellocet livre enfin son véritable premier album, au bout de presque 10 années d'existence. Peaufiné à l'extrême grâce à l'expérience acquise sur les routes, Urbanités oscille sans cesse entre un stoner rock énervé proche du MC5 et un côté plus mélodique qu'on a pu retrouver sur le dernier Queens Of The Stone Age. Si les influences sont évidentes, le groupe parvient toutefois à affirmer sa propre personnalité grâce à un chant efficace scandé majoritairement en français. Petit supplément amusant : une étonnante reprise de Bonnie & Clyde de Gainsbourg"
Wild motorcycles (01 Août 2005)
"Que demande le peuple ? Enfin, une partie du peuple, celle qui roule en mécanique Harley, qui aime le rock qui arrache avec des paroles en français. Suite à cette forte demande presque toujours insatisfaite, Eric, chanteur du groupe, s'est mis en Colère (private joke) et, avec l'aide de quatre potes à lui, vient nous balancer un album qui pète le feu. Vellocet est un quintet parisien formé en 1996. Vus à la Péniche (première soirée Wild, trois mini LP's auto-produits derrière eux. Mieux distribués, les lecteurs pourront mieux apprécier leur rock sans faille. Ce dernier bébé, sans doute le plus abouti, pousse du coude pas mal de groupes français un peu radoteurs. Vellocet ne mâche pas ses mots, donc ses paroles. Les compositions tranchent dans le paysage rock actuel, tant par le talent des musiciens que par les textes directs et incisifs. Rock urbain avec un fort accent de poésie, Vellocet c'est pas du maniaco-dépressif-rock (très tendance de nos jours), c'est du costaud avec des guitares qui crachent à tout va.(…)
On résume : Stooges à Detroit, Rose Tatoo à Sydney, Vellocet à Paname !
"