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G.Léboul Auteur-compositeur
G.Léboul
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Jatxou
France Pyrénées-Atlantiques

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C'est de la chanson française à texte, épurée et jouée de façon minimaliste... voire monacale ! G.Léboul est à la fois conteur et croque-notes, avec une âme de troubadour vaguement poète. Il nous entraîne dans un univers forcément atypique, car son style qui ne se soucie guère des tendances industrielles du " marketing " s'inscrit à contre-courant dans un paysage musical visant à devenir uniformément calibré et... rentable ! Cet artiste a su créer un monde qui lui est propre, où l'essentiel tient à la qualité et l'efficacité, plutôt qu'au paraître ou à la débauche effrénée de moyens... Conscient que le concept de ce retour aux sources est de nos jours un pari audacieux dans notre monde toujours plus pressé et tumultueux, ce véritable chansonnier se défend d'ailleurs farouchement de vouloir plaire à l'unanimité !

gleboul
PAROLES :
gleboul - 26/02/2009 à 10:53
MON CHER QUIDAM



Mon cher quidam

Te marie pas,

Si tu n’ veux pas

Qu’ madame

Te mette

Du bois

Sur la tête...



Mon cher quidam

Te marie pas,

Si tu n’ veux pas

Qu’ ta femme

Fasse sans toi

Ton prochain

Bambin...



Sitôt sevrées d’être pucelles

Elles se sentent obligées,

Avec ardeur, de se livrer

A des ébats charnels,



Et choisissent pour cela,

Le plus souvent à vos dépens,

Les plus improbables qui soient

Des minables amants... !



Mon cher quidam

Te marie pas,

Si tu n’ veux pas

Qu’ madame

Fasse litière

Des cas

D’ adultère...



Mon cher quidam

Te marie pas,

Si tu n’ veux pas

Qu’ ta femme

S’aventu-

re à hue

Et à dia...



Car c’est dans la nature profonde

De ces bougres de femelles,

Que de toujours lâcher la bonde

Aux appétits sexuels,



Et d’accueillir à cuisses ouvertes

Le premier mâle venu

Qui hissera leurs époux, certes,

Au rang des cocus... !



Dès lors qu’il s’agit de céder

Au démon comme on dit,

Elles se laissent posséder

Sans mal à n’importe quel prix,



Mais chose paradoxale

Pas tout à fait banale,

Elles préfèrent se tirer, bon Dieu !

Que le diable par la queue...



Mon cher quidam

Te marie pas,

Si tu n’ veux pas

Qu’ madame

Te mette

Du bois

Sur la tête...



Mon cher quidam

Te marie pas,

Si tu n’ veux pas

Qu’ ta femme

Fasse sans toi

Ton prochain

Bambin...



Car c’est une tradition qui sévit

Par tout le pays,

Et qui depuis toujours

Alimente les ragots d’ basses-cours :



Le mari trompé

Et la femme déshonorée,

Qui deviennent la risée

De toutes les bonnes âmes du quartier... !



Mon cher quidam

Prends garde à toi...



Mon cher quidam

Non, te marie pas...





CLOPIN-CLOPANT



Pom popom popom...



Grand-père avait une mule

Qui n’en faisait qu’à sa tête,

Grand-père avait une mule,

Une sacrée sale bête...



Le peu vaillant destrier

Préférait mieux coincer la bulle,

Que d’ bosser ou s’ fatiguer

A user ses rotules...



Mais soit dit en passant,

Tout’ honte bue,

Dès que pépé

N’en pouvait plus,

Séance tenant(e)

Il lui foutait de bons coups d’ pieds

Au cul !



Huuuuuue... !



Pour tenter d’asticoter

Cette espèce d’âne bâté,

Qu’on aurait dit comme piqué

Par une mouche tsé-tsé...



L’animal mou du collier

Tout juste bon qu’à s’ prélasser,

Méritait bien l’appellation, en somme,

De bête de somme !



Clopin-clopant,

Il allait cheminant

A faible allure...



Clopin-clopant,

D’un pas nonchalant

Sous l’ bel azur... !



En un mot, pourquoi le taire,

Le travail le faisait braire

Et l’idée du moindre effort

L’épuisait plus encore...



Le paresseux quadrupède

N’avait en rien, je le concède,

Des gènes d’un étalon,

Mais tout d’Aliboron...



Et soit dit en passant,

Tout’ honte bue,

Dès que pépé

N’en pouvait plus,

Séance tenant(e)

Il lui foutait de bons coups d’ pieds

Au cul !



Huuuuuue... !



Ainsi passèrent les saisons

Sur nos deux braves compagnons,

L’un fringant et l’autre non,

Chacun à sa façon...



Jusqu’au jour où le destin

Faucha le pauvre bourricot,

Laissant veuf et orphelin

Son vieil alter ego...



Clopin-clopant,

Qui allait tristement

Sans sa monture...



Clopin-clopant,

D’un pas chancelant

Sur ses fémurs... !



Grand-père avait une mule

Qui n’en faisait qu’à sa tête...

Une sacrée tête de mule,

Saperlipopette !





L’AMOUR, CA N' SE DISCUTE PAS



Souventes fois ma mie,

Dans le déduit,

Vous plagiâtes

Le vieux Socrate,



Qui, comme chacun sait,

Avait à cœur

D’être il est vrai,

Un orateur...



Oui, mais l’amour

Tout d’abord

Çà n’ se discute pas,

Çà se fait...

Et les discours

Ont le tort

D’être le pâ-

le reflet

Des sentiments

De velours

Que les amants

De tous poils

Mettent à jour

Sous les étoiles !



Combien de fois encore,

Je le déplore,

Vous recourûtes

A c’te prose inculte ?



Que j’ose qualifier

Ne vous déplaise,

Entr’ parenthèses

De logorrhée...



Voilà pourquoi vous dis-je,

J’eusse préféré,

Silence oblige,

Que vous m’ bécotiez,



Au lieu d’éclabousser

Nos doux ébats

D’ sentences usées

Et de mots plats...



Parce que l’amour

Tout d’abord

Çà n’ se discute pas,

Çà se fait...

Et qu’ les discours

Ont le tort

D’être le pâ-

le reflet

Des sentiments

De velours

Que les amants

De tous poils

Mettent à jour

Sous les étoiles !



Aussi la prochaine fois,

Si faire se peut,

Qu’ nous serons tous deux

Dans de beaux draps,



Laissez je vous en prie

Au pied du lit

Vos creuses répliques

De rhétorique...





PENELOPES



Si par malheur un brave Ulysse

Se trouve embarqué par la mondaine,

Pour s’être laissé comme un novice,

Attiré par le chant d’une sirène,



Aussitôt la gente féminine

Crie haro sur le biquet

Et dans un élan unanime

Réclame qu’on lui coupe le sifflet... !



Mais... pour un mari modèle

Traité d’infidèle,

Combien de Pénélopes

Ont l’ cœur interlope... ?



Oui, pour un mari modèle

Traité d’infidèle,

Combien de Pénélopes

Sont d’ fichues salopes... ?



Et si d’aventure un doux galant

Succombe au charme d’une damoiselle

Et lui signifie en l’embrassant

Toute la passion qu’il a pour elle,



Il y a fort à parier alors,

Que si d’autres qu’ icelle l’apprennent,

Elles réclameront haut et fort,

En sus, qu’une part leur revienne... !



Mais... pour un époux surpris

En plein adultère,

Combien de saintes chéries

Feraient mieux d’ se taire... ?



Oui, pour un époux surpris

En plein adultère,

Combien de saintes chéries

Ont l’ feu au derrière... ?



Et si au hasard d’une rencontre,

Un beau Roméo a la main leste

Avecque la première qui se montre

Et qui ne demande que son reste...



Il s’expose alors vaille que vaille

A des représailles nationales,

S’il se fait ainsi épingler

Par sa régulière offusquée... !



Mais... pour un conjoint indigne

Au sein d’un ménage,

Combien de concubines

Ont la cuisse volage... ?



Oui, pour un conjoint indigne

Au sein d’un ménage,

Combien de Colombines

Forniquent à tout âge... ?

Et pour un mari modèle

Traité d’infidèle,

Combien de Pénélopes

Ont l’ cœur interlope... ?



Oui, pour un mari modèle

Traité d’infidèle,

Combien de Pénélopes

Sont de fichues sales...



(Hop, hop, hop, hop, hop... !

Allons, allons,

A quoi pensiez-vous donc... ?)



Philanthropes !





LA FAUTE A MON PERE



C’est un avantage notoire

Et j’en rends grâce à mes géniteurs,

Que d’ m’avoir donné pour m’asseoir

Un authentique postérieur,



Mais dans leur bonté infinie,

Ils ont j’en ai peur oublié

Une fois leur besogne accomplie,

D’aller mieux y regarder,



Car il est percé

D’un trou en son milieu

Et fêlé en deux,

Sacré bordel de Dieu... !



C’est la faute

A mon père, ma mère

Si j’ suis comme çà...



C’est la faute

A mon père, ma mère

Pauvre de moi ! (bis)



J’ai pas

Z-eu l’ choix...



Depuis ma prime adolescence,

J’arbore fièrement et avec aisance

Un joli petit air polisson

Et cinq paires de doigts fripons,



Qui me valent, sans me vanter,

De la part du sexe opposé,

Bon nombre d’ardents frissons

Et bon lot d’ satisfactions



Dans l’art de dérider les fesses

Et du plaisir,

Vos femmes et vos maîtresses,

Messieurs, pourront vous le dire... !



C’est la faute

A mon père, ma mère

Si j’ suis comme çà...



C’est la faute

A mon père, ma mère

Si j’ suis pas d’ bois !



Et si j’ n’ai pas l’âme grégaire,

Bien que je sois plutôt solidaire

Envers tout le genre humain

Dès qu’une catastrophe intervient,



C’est que je suis par nature

Allergique à toute forme de bande,

Qu’elle soit de chics types, d’ordures,

D’imbéciles ou de gangs,



Je n’ai jamais su me tenir

En rang d’oignon,

Ni me laisser conduire

Bêtement comme un mouton... !



C’est la faute

A mon père, ma mère

Si j’ suis comme çà...



C’est la faute

A mon père, ma mère

Si j’ file pas droit... (bis)



J’ai pas

Z-eu l’ choix...



Afin d’être reconnaissant

Et d’éviter tout malentendu,

Il me faut, mes chers parents,

Vous rendre hommage à votre insu,



Car si je manie les gros mots

Et le verbe bien comme il faut,

C’est que vous m’avez conçu

Avec la langue bien pendue,



Je connais les pires jurons

Des charretiers

Et des putains d’ jargons,

D’un genre peu châtié... !



C’est la faute

A mon père, ma mère

Si j’ cause comme çà...



C’est la faute

A mon père, ma mère

Pardonnez-moi ! (bis)



J’ai pas

Z-eu l’ choix...





LA BELLE... MA BELLE



Elle n’avait pas

Le moindre faux plis

A son tablier,

La Belle, la Belle,

Elle n’avait pas

Le moindre soulier

Vernis...



Ni de sou neuf

Pour se réchauffer

La panse pleine,

La Belle, la Belle,

Ni de sous neuf

Caché

Dans un bas de laine...



Mais moi qui vous parle

Du fond de mon cœur,

Enfermé dans la citadelle,

Oui, moi qui vous parle

Du fond de mon cœur,

J’ rêvais de m’ faire la belle... !



Elle espérait

Un peu de bonheur,

Juste assez pour vivre,

La Belle, la Belle,

Elle aspirait

A un peu de douceur

De vivre...



Et n’ croyait

Plus aux braves hirondelles

Qui font le printemps,

La Belle, la Belle,

Elle ne se fiait

Qu’aux éclairs blancs

Dans le ciel...



Mais moi qui vous parle

Du fond de mon cœur,

Enfermé dans la citadelle,

Oui, moi qui vous parle

Du fond de mon cœur,

J’ rêvais de m’ faire la belle... !



Pour un sale type

Qui s’était assis

Un peu trop près

D’ la Belle... ma Belle,

Pour un sale type,

J’ai sorti

Mon cran d’arrêt...



Et entre les os

Je lui ai planté

Son content d’acier,

Ma Belle... Ma Belle,

Voilà pourquoi,

Me v’là

Derrière des barreaux...



Je l’ai bénie

Et je l’ai chérie

La gorge nouée,

La Belle... Ma Belle,

Je l’ai aimé

Comme jamais

Aucun ne l’a fait...



Ca fait maint’nant

Pas mal de saisons

Qu’on m’a pendu

Sans qu’elle m’appelle,

Et qu’ sur les bancs

Nul n’a revu

Son jupon... !



Hmmm...



cafein64
TRES SYMPA CET ESPACE...
cafein64 - 22/02/2009 à 10:55
Hi G.Léboul !



Hé ben, tu vois mine de rien... (comme disait un orpailleur désabusé) t'es dans le peloton maintenant !



Bravo & bonne continuation.



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