C’est le 4 juin d’une année révolue que Floryan fait entendre sa voix pour la première fois. Il vit une enfance des plus ordinaire partagée entre cours et musique, malgré une timidité maladive qui le freine dans ses relations avec ses camarades. La solitude est une chose qui lui est particulièrement familière. Il aime le mystère que celle-ci entretien autour de lui, et après tout, pourquoi se lier avec les autres, puisqu’au final nous serons tous seul six pieds sous terre un jour ou l’autre ?
C’est ainsi que Floryan voit la vie, comme un fardeau à supporter jusqu’au jour du grand départ et c’est dans cet état d’esprit qu’il découvre la musique. Les notes viennent frapper son esprit comme si elles pouvaient l’apaiser de tous ses maux. Commence alors un long travail interne qui permet la naissance de plusieurs œuvres musicales aux sonorités plutôt joyeuses, mais masquant toujours cette mélancolie qui ne tolère de s’effacer.
Petit à petit, les mots viennent s’ajouter à la musique et des chansons commencent à voir le jour. Mais Floryan n’est pas chanteur, alors plutôt que faire chanter ses textes si intimes à de vulgaires inconnus qui ne les comprendraient pas, il préfère les ranger dans un tiroir. Les textes sont à l’image de celui qui les écrit, sombres, mélancoliques, empreint d’un romantisme quelque peu gothique, jouant d’images et de métaphores pour parler de choses graves sans ne jamais vraiment les citer. Quant à la musique, elle est tout à l’opposer des textes, le plus souvent entrainante et rythmée. Et c’est là tout le paradoxe de Floryan qui masque sa mélancolie sous une joie de vivre et une bonne humeur toujours présente.
Finalement, la solution s’impose d’elle-même un beau jour. Si les textes doivent sortir du placard, il n’y a d’autres solutions que de les chanter soi-même. Et là a lieu une rencontre importante dans la vie de Floryan, celle avec Géraldine POTRON.
Géraldine reprend alors les musiques composées par Floryan et les arrange de manière beaucoup plus énergique et entre tout de suite dans son univers, l’habillant de ses notes majestueuses auxquelles viennent s’ajouter celles des guitares de Fabrice.
Ainsi prend vit petit à petit un univers pop-rock à la fois baroque et romantique mâtiné d’une pointe de gothique et d’une touche d’électro sur lequel Floryan vient poser sa voix grave en parfaite concordance avec ses textes si sombres et mélancolique.