http://www.eilera.com/press/scan/elegy_oct-nov_2007.pdf
http://www.eilera.com/press/scan/hard_rock_oct_07.pdf
http://www.eilera.com/press/scan/rock_one_sept_07.pdf
http://www.eilera.com/press/scan/hardnheavy_oct_07.pdf
Rappelez-vous ce fabuleux duo qu’est Eilera et qui nous avait tous enchantés avec leur premier EP signé chez Spinefarm en 2005, nommé Precious Moment. Quatre perles qui ne prédisaient que du bon pour l’album à venir, qui promettaient un sublime moment d’évasion et de rêve. L’album est maintenant arrivé, il se nomme Fusion, et je ne peux que vous conseiller de fermer les yeux pour vous délecter de ces morceaux de rêverie et de passion que le groupe nous a concoctés.
Après un premier envol, force est de constater que la fusion electro/celtique/metal amorcée sur leur EP est parfaitement maîtrisée et réussie. On sent de suite que chaque morceau a été mûrement digéré avant de passer à la case enregistrement, et c’est pourquoi chacun possède une âme unique que l’on pourrait vanter pendant des lignes. On pourrait penser après une première écoute que certains morceaux sont bancals, ou moyens, alors qu’il suffit de tout écouter attentivement pour s’apercevoir qu’ils sont tous très solides et très riches. On l’aura donc compris, cet album nécessite un peu plus de temps que les précédents pour qu’il nous révèle sa substantielle moelle.
L’apport du fiddle (violon irlandais) est une invitation de plus au voyage. Il fait corps avec les violoncelles, très présent également, et c’est cette fusion qui dégage une passion et une force palpables qui était, est et sera toujours propre à Eilera.
Côté electro, on retrouve les mêmes sonorités que sur l’EP, avec des sonorités étranges comme sur Fusion, Back to the essentials. On retrouve même des effets qui étaient propres à leur premier album Facettes sur Addicted par exemple.
Arrêtons-nous un peu plus sur ce qui fait qu’Eilera détient à présent encore plus de force entre ses mains : l’apport du métal. Il est encore plus mis en valeur sur certains morceaux pour donner un côté plus incisif, comme sur Healing Process (qui n’est pas sans rappeler Girl/Woman), Keep your heaven, et September. D’une façon générale, chaque morceau est doté de cette nouvelle combinaison, devenue la marque de fabrique du groupe.
Enfin, que serait Eilera sans sa voix unique ? De ce côté, aucun reproche à faire, car la demoiselle sait jouer la carte de la puissance sur Fusion, Addicted, Non merci, Keep your heaven ou Septembre… La rage même sur The angel you love, The angel you hate… La douceur et la sensibilité sur In the present, Back to the essentials.
C’est donc un album réussi pour Eilera, une étape de plus vers le succès (on leur souhaite), une heure et demi de plus pour un voyage magique… Si vous avez aimé Precious Moment, n’hésitez pas à vous jeter sur Fusion, vous ne serez pas déçu !
Avec Eilera, mieux vaut éviter toute classification hasardeuse. Eilera est une entité à part entière. Une entité constituée de deux personnes : Loïc Tézénas (guitare) et Eilera bien sûr au chant. Ensemble ils ont su créer un univers dans lequel fusionnent les genres. Le titre de l'album est d'ailleurs en tous points évocateur. Ici, se côtoie : le metal, l'atmosphérique et des influences celtiques (sous la forme d'un Irish violin) qui caractérise la personnalité unique du groupe. En écoutant "Fusion", on pense souvent à Bjork, on sent l'envie d'expérimenter, de sortir des chemins balisés, d'ouvrir une nouvelle porte et Eilera y parvient sans difficulté, jetez donc une oreille sur "Healing Process", "The Angel You Love, The Angel You Hate" et "September"… chacun de ses titres renferment des émotions différentes, une vraie sensibilité, et si l'ensemble se fond dans une mélancolie ambiante, Eilera l'a pare de couleurs. Enregistré comme le précèdent EP, "Precious Moment" (2005), aux fameux Finnvox Studio sous la houlette de Hiili Hiilesmaa (HIM, Sentenced), ce disque bénéficie d'une production remarquable. "Fusion" démontre à quel point le talent peut faire des merveilles, à quel point une voix peut envoûter, et surtout à quel point Eilera est une valeur sûre de la musique en marge des grosses productions qui inondent le marché. (8,5/10)
En tant que metalleux de longue date, vous devez connaître depuis le temps, le chauvinisme de la firme finlandaise Spinefarm. En effet, rares sont leurs signatures qui ne viennent pas de chez eux. Et pourtant, une charmante Montpelliéraine a fait chavirer les coeurs des responsables artistiques et immisce un petit bout de France en pays nordique. Mais tout ceci n'est pas nouveau puisque son précédent EP, "Precious Moment" (2005) (qui avait fait bonne presse soit dit en passant) marquait déjà le début de cette collaboration. Et en parlant de collaboration, Eilera (le groupe) ne saurait exister sous cette forme sans Loïc Tézénas à qui l'on doit une partie de l'écriture des morceaux et beaucoup de l'interprétation (guitare et programmation). Voilà donc pour les rapides présentations, passons maintenant aux choses sérieuses.
Certains résumeront peut-être la musique des français à un simple metal gothique à chanteuse. Le raccourci serait cruel mais tentant, d'autant plus sur un webzine comme Thrashocore où nombreux sont les lecteurs pour qui tout ce qui ne comporte pas de blasts et/ou de hurlements est à ranger dans le même panier (:p). Pourtant, en allant plus loin que les 30 premières secondes de "Non Merci", il faudrait avoir un sérieux problème de prothèse auditive pour entrevoir un quelconque aspect gothique là dedans. Non, si Eilera s'inspire de quelque chose, ça serait plutôt du folk ou de la musique celtique dont les tonalités imprègnent chacune des mélodies. D'ailleurs, beaucoup d'éléments nous ramènent à cette ambiance froide et triste, comme une errance solitaire dans les paysages sauvages et brumeux d'Irlande ou d'Ecosse, de l'instrumentation largement portée sur les cordes (avec un véritable orchestre s'il vous plait !) à la magnifique voix de Eilera à ranger entre celle de Björk et de Dolores O'Riordan (des Cranberries évidemment). Malgré tout, pour ceux qui en douteraient après cette petite description, Eilera est bien un groupe de metal où la puissance des guitares rythmiques ne manquera pas de vous le rappeler.
Si vous étiez déjà tombés sous le charme de "Precious Moment", vous ne devriez pas être déçu par "Fusion" car les deux titres extraits de l'EP ("Fusion" et "The Angel You Love... the Angel You Hate") s'inscrivent parfaitement au milieu des huit nouveaux titres. Les compositions jouissent d'un minutieux travail de composition, au style original et personnel qui affiche clairement sa différence. Contrairement à de nombreuses sorties que l'on pourrait lui rapprocher, "Fusion" est un album qui marque et duquel on ne ressort pas indemne. La musique d'Eilera dégage beaucoup de puissance, d'émotions et de sincérité qui touchent forcément, aussi bien dans ses passages calmes que dans ses passages les plus violents (les hurlements sur "The Angel You Love... the Angel You Hate" sont vraiment poignants...). Et ô joie, on trouve même quelques solos sur certains titres, tradition que je pensais aujourd'hui oubliée et dont Loïc nous prouve le contraire de la plus belle des manières (celui de "Back To The Essentials" m'a laissé sans voix). Au final, je ne reprocherai à cet album qu'un petit manque de diversité dans les titres sur la longueur...
Pour résumer, "Fusion" fait parti de cette rarissime catégorie de promos que l'on appelle plus communément les "bonnes découvertes", le duo français nous offrant une musique originale et touchante qui ne souffre d'aucune comparaison. Spinefarm ne s'est vraiment pas trompé en accueillant la jeune Eilera dans ses rangs et une chose est sûre : si elle continue comme ça, Eilera loin ! (même pas honte)
Jamais un album n’aura aussi bien porté son nom… En effet, avec ses 10 titres, Eilera opère une véritable fusion de genres de manière délicate et travaillée. La recette pour un album réussi est la suivante : prenez une jolie chanteuse au timbre proche d’une Anneke van Giersbergen (ex-The Gathering, Agua de Annique), des riffs de guitares lourds et sombres, un brin de pop, des sons rock/métal, une ambiance celte pour relever la sauce et vous obtenez du surprenant métal celtique.
L’entrée en matière est assez sobre avec le « Non Merci » où l’intro basse/guitare/batterie annonce clairement le ton métal. L’ajout de violons aux lourdes guitares électriques dans le refrain est tout simplement efficace et bien ajusté. Quant à la voix d’Eilera, elle s’offre (et ce durant tout l’album) une place au soleil au milieu de ce mélange de brutalité et de fragilité.
Plus loin, « Healing Process » donne une autre dimension à l’album. Une intro avec des riffs rapides et toujours aussi lourds, une voix fragile mais maîtrisée qui rend le refrain indescriptiblement génial. En live, ce morceau doit être un incontournable tant il est réussi. De plus, la production est impéccable (on notera d’ailleurs les quelques sons électro rajoutés sporadiquement) et le style plaît de plus en plus au fur et à mesure des écoutes.
La palme du plus bel exemple de fusion revient au titre éponyme, basé sur un astucieux mélange de lourdeur et de touches celtiques (dues en grande partie aux violons et à la voix d’Eilera) du plus bel effet ! Etant également le morceau le plus court de l’album, peut-être est-il un single en préparation ? Quoiqu’il en soit, à mi-parcours, il est certain que ce mélange de fragilité celtique et de brutalité métallique est une véritable réussite.
« Addicted », avec sa batterie plus tribale, poursuit sur la même lignée. La voix reste toujours aussi convaincante, contrebalançant une musique plus métal et violente. De même, sur « The Angel You Love… The Angel You Hate », la fusion métal et ambiances celtiques est poussée à l’extrême avec les violons toujours aussi présents et une voix de plus en plus criarde mais pas moins attirante pour autant.
Et nos celtes continuent d’innover dans ce registre peu connu avec le « Keep Our Heaven » ou même le « Free… Are You » qui sont mes deux titres coup de cœur de l’album. Le premier est marqué par le rythme imposé par le violon et par la voix qui se veut plus puissante. Le second marquera vos oreilles pour son intro à la guitare acoustique efficace, ses riffs rapides, ses breaks mélodiques et sa voix décidemment on ne peut plus séduisante.
Finalement, Eilera nous offre un album métal teinté de folk celtique – apportant cette touche d’originalité qui fait cruellement défaut aux albums d’aujourd’hui – irréprochable tant au niveau de la production que de la réalisation en elle-même. En résumé, en alliant puissance et douceur, brutalité et fragilité, « Fusion » est le parfait compromis entre les ambiances métal lourdes et le rock atmosphérique calme… De quoi en réjouir plus d’un.
Vous souvenez-vous d’EILERA ? Mais si, voyons, le EP Precious moment avait fait l’objet d’une sélection VS lors de sa sortie en 2005… bon, un petit rappel vous fera du bien en allant lire la kro en question. Vous avez pu vous rendre compte à l’époque de l’enthousiasme qui était le mien face à cette découverte totalement inattendue. Aujourd’hui, il m’arrive encore régulièrement de me repasser ces quelques titres avec ce même enthousiasme, intact. Alors vous comprendrez que cet album, annoncé depuis déjà quelques mois, je l’attendais avec la plus grande fébrilité.
J’ai dans un premier temps été assez déçu par ce « Fusion » qui, pour ma part, ne satisfaisait pas pleinement les espoirs placés en lui. La lecture du tracklisting avait commencé par me faire douter, avec deux titres du EP y figurant. Remarquez, il aurait été dommage de se priver de deux brûlots de ce calibre (Fusion et The angel you love… the angel you hate), le EP n’étant certainement pas parvenu aux oreilles de tous les amateurs du genre en son temps. Mais, sur 10 titres, seuls 8 nouveaux s’affichent au compteur. Faire apparaître l’intégralité du EP en bonus aurait été une idée sympa, sur une édition limitée par exemple.
Bref, je dois l’admettre, j’ai eu du mal à rentrer dans cet album, qui n’arrivait peut-être pas au bon moment. Pas assez énergique, pas assez joyeux… que voulez-vous, l’été, chez moi, est plutôt synonyme de fête.
Puis, le contenu de Fusion, avec le temps, a fini de me convaincre qu’on avait affaire là à un sérieux représentant du genre, qu’on s’accordera tout de même à qualifier de métal à chant féminin, même si cette appellation demeure toujours aussi simpliste.
L’album démarre par un Non merci d’excellente facture, évoluant toujours dans ce registre au croisement du LACUNA COIL des débuts agrémenté d’un chant aux intonations proches de BJORK, le tout accompagné d’un violon à la mélodie entêtante, distillant une ambiance traditionnelle/celtique des plus réussies. In the present poursuit sur la même voie. Puis, arrive healing process et son ambiance électro, accompagnée d’une rythmique lourde. Un titre assez différent de ce à quoi EILERA nous avait habitués, assez oppressant. Un morceau à rapprocher de Addicted, pour ses influences électro. Et encore une fois, on ne peut s’empêcher de penser à BJORK pour ces arrangements planants.
Mais ce qui marque avant tout sur ces titres aux ambiances quelque peu dépressives, c’est que EILERA est bien un groupe de métal, qui a tenu à redonner une place importante aux guitares. Ecoutez Free… are you ? pour vous en convaincre. Avec Ville Laihiala au chant, ce titre aurait bien pu apparaître à la collection de hits de SENTENCED.
Ces guitares, bien présentes, sont d’ailleurs remarquablement mixées au sein de compos relativement riches en instrumentations diverses. L’ensemble s’accorde à merveille, sans qu’un instrument en particulier ne prenne le dessus. Voilà d’ailleurs une des marques de fabrique d’EILERA : l’harmonie, au sens très large du terme. Et ça, c’est un des éléments qui donne à EILERA une longueur d’avance par rapport à tous les autres combos du genre, englués dans des plans ultra-clichés, versant aujourd’hui soit dans le néo (LACUNA COIL) soit dans la mièvrerie pop (WITHIN TEMPTATION). Au sein de la musique d’EILERA, les ambiances priment. Pour cette raison, et bien d’autres encore, je suis encore tombé sous le charme de ce disque. Espérons que la magie opère également chez le plus grand nombre…