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Daniel JUMEAU


Hérisson
France Allier

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1. Tolérance
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Concours été 2008
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Presse



la montagne (23 Juin 2006)
"Des chansons pour embrasser la terre.
"Alors, petit, content? tu les entends ils te rappellent" Celui qui s'exprimait ainsi c'était Léo Ferré, lors d'un de ses derniers concerts dont Daniel Jumeau assurait la première partie. A Commentry aussi, au théâtre municipal, les rappels ont été nombreux pour saluer l'artiste. Comme si le public voulait retenir encore et encore une soirée d'exception, reçue comme un don, comme une offrande généreuse. Il faudrait le stylo empanaché de Claude Nougaro pour oser des mots après les mots de Daniel Jumeau. Mots si sensibles et si justes qui expriment la vie, ses tendresses, ses souffrances intimes, ses blessures assassines. Chansons qui tanguent et qui dansent, tantôt jazz, tantôt rock, chansons de plaies et de bosses, chansons de la vie qui cabosse… Chanson pour "les enfants de Bogota qui n'auront jamais vingt ans, qui n'auront même pas le temps d'être des enfants." Chansons qui souvent vont par deux, chansons comme en écho. Celles de séparations apaisées, d'un commun désaccord, qui surviennent comme une lassitude, comme une usure du temps ou celles des ruptures claquant comme une gifle en pleine figure "voilà". Chansons de Jumeau, chansons jumelles en quelques sorte. Elles disent le monde comme il va, ou plutôt comme il va mal, "sans issue, sans étoiles" ou "qu'est-ce qu'il nous reste à croire"… Toutes sont portées par quatre musiciens talentueux : Philippe Drevet à la basse, Laurent Roubach à la guitare, Jean-Luc Lopez à la batterie et Bibi Louison au piano.
L'espace s'ouvre alors sur l'évasion, sur le rêve, sur les souvenirs empreints de nostalgie "nos vingt ans dans le sable", "Baie des anges". Le chanteur, de ses bras déployés comme des ailes, semble alors chorégraphier les rythmes, peindre les paysages de ses songes, de ses désirs et de ses espérances. des pays qui ont la couleur de l'amour et de l'amitié, celle d'une terre des hommes enfin réconciliés.
"

Zicazic.com (01 Mars 2006)
"Auteur au plus profond de son cœur et de son âme mais interprète malgré lui, Daniel Jumeau est un de ces poètes modernes chez qui les mots ne semblent pas avoir d’attache, un héritier absolument légitime des Prévert, Béart ou Ferré mais aussi plus proche de nous des Manset ou Thiéfaine … Accompagné d’une nuée assez hétéroclite d’instruments où l’on reconnaît les traditionnelles guitares, basses et percussions mais aussi de nombreuses programmations, un violoncelle, une trompette ou encore un bugle, l’artiste a souhaité enregistrer son nouvel album d’une manière qu’il considère lui-même comme plurielle et complexe, comme pour mieux montrer à quel point ses sentiments et ses aspirations sont diverses. On le suit sans plus attendre … S’appeler Jumeau et composer des chansons en binôme, il fallait être suffisamment joueur pour oser le faire sur tout un album ! Et c’est pourtant ainsi que Daniel s’est attaché à faire travailler sa plume, nous sortant un album où chaque tenant a son aboutissant, où chaque morceau a son double, son jumeau. Aidé dans sa démarche par celui qui est devenu pour l’occasion son alter ego artistique, Philippe Drevet, Daniel Jumeau chante « Prisonnier d’une bouteille » ou « Baie des anges » comme Nougaro vivait « Toulouse », interprète « Rolande » comme Brassens haranguait les foules avec « Fernande », scande « Drôle de drame » tel un Thiéfaine invectivant « Lilith » … Entre rock et chanson, entre jazz et techno, entre classique et folk, « Ambivalence » réussit non seulement le pari de respecter au pied de la lettre la définition de son patronyme mais aussi celui de tenir l’auditeur en haleine de bout en bout à force de bons mots et de belles rimes mais aussi de belles notes et de vibrantes mélodies. Tendre et sincère, accessible et complexe à la fois, Daniel Jumeau est un artisan des mots qui les façonne à son image, avec beaucoup de sensibilité mais aussi avec un poil d’humour … Et forcément, on aime beaucoup à l’arrivée !"

Chant'essonne (01 Mai 2006)
"C'est à 20 ans que cet ACI découvrit la chanson, baigné des textes de Laffaille et autres Thiefaine. En parallèle le théâtre et la danse le passionnent. Son premier CD est favorablement acceuilli ("de plus en plus mal") qui voyait une collaboration avec Romain Didier et Mouron. Toute d'autodérision, cette sorte de désillusion fait place dorénavant à une tendresse réconfortante. La voix grave et l'interprétation à la nonchalance mesurée porte magnifiquement les textes d'une qualité d'écriture indéniable. Comme tout humain, nous sommes pluriels et complexes. L'ambivalence, n'est-ce pas se faire côtoyer des genres aussi différents que les ballades folk ("drôle de drame" , "les mots"), du jazz swing ("Rolande"), un mambo aux couleurs orientales ("nos vingt ans dans le sable"), un rock aux programmations électroniques ("sans issue, sans étoiles") et bien d'autres choses encore qu'il faut découvrir. Mélange du verbe et de la note ou l'art de marier la glace et le feu, l'homme et la femme, la tendresse et le morbide, témoin l'évocation du thème sulfureux de la prostitution enfantine ("les enfants du silence") ou de la dérive de l'alcool ("prisonnier d'une bouteille") et de la drogue ("drôle de drame") qui brisent tout et tous autour de soi. Ambivalence, encore, quand, sensible et généreux, il cultive le don de dénoncer avec pudeur et retenue ce qui arracherait colère et pitié. Il se dévoile avec tendresse et une émotion à fleur de peau, nous entraîne dans ses errances de la rambla de Barcelone aux allées de Central Park, à Nice, baie des anges, dans des bars glauques où noyer son spleen dans un gin, du pont de Constantine aux rues de Timimoun ou Sétif. Le monde n'appartient-il pas à ceux qui le rendent meilleur? D. Jumeau en est l'illustration tant tolérance et humanisme marquent son univers dans la sobriété et la simplicité. La liste est trop longue pour citer la vingtaine d'acteurs, musiciens et techniciens, citons néanmoins l'incontournable Th. Garcia aux guitares et à la composition de 3 titres, la voix ajoutée avec parcimonie mais avec punch de Tinah Drevet ("drôle de drame") et Philippe Drevet pour son énorme travail d'arrangement. Notons, enfin, le superbe livret avec des reproductions de peinture et pastels illustrant chacun des textes. Voilà un disque vraiment superbe à ne pas manquer!"

a fleur de mots (01 Juin 2006)
"Ambivalence : un titre riche de sens et de promesse pour cet album concept. les doubles et les contraires se côtoient, se répondent, s'envoyant tour à tour la balle le long des musiques. L'ingénieux graphiste a su retisser ce lien : les titres se donnent la main et nous permettent, au gré de la télécommande, de faire jouer le binômes. Humour ("Rolande"), prise de parti social ("Tolérance"), amour ("les mots") sont des termes parfois antagonistes qui se retrouvent emmêlés sous la plume de Daniel Jumeau. Aux textes pluriels s'ajoute la diversité des musiques et de leurs influences : rock, jazz, techno et classique se succèdent judicieusement. Philippe Drevet, aux arrangements et à la réalisation de l'album a su faire correspondre les instruments aux émotions. Percus, trompette, guitare et violoncelle enrichissent avec talent les thèmes des chansons. Le duo Jumeau et Tinah Drevet est particulièrement savoureux dur drôle de drame. La voix de crooner de la jeune femme s'accorde merveilleusement avec celle du chanteur, donnant dès lors une belle ampleur au texte. En noir et blanc est une chanson pleine de désir et de sensualité :"mais c'est deux notes d'un piano / Ta peau contre ma peau". Les contraires s'attirent comme des aimants et se rejoignent dans l'amour pour ne plus faire qu'un et devenir "siamois". mais il n'y a pas que des mots et des sons dans cet album : la pochette regorge de créations artistiques, affichant des talents de peintres, sculpteurs ou photographes. Ce ne sont pas que des mots que jumeau nous offre dans cet album, mais un moment de détente et de douceur. Un nom double pour une réussite sûre! "

la montagne (30 Octobre 2005)
"Daniel Jumeau, l'émotion à fleur de mots.
Daniel jumeau en scène c'est une boule d'énergie, une volonté de convaincre, d'emporter dans le torrent du verbe et le vent des musiques, un don total comme si chaque récital était l'ultime fête ou l'ultime combat. Ce qu'il offre d'abord ce sont des mots, des mots rassemblés, griffonnés sur des bouts de papier "papier d'harmonie, dit-il, pour les jours d'ennui". Il invite au voyage dans un train qui file dans la nuit hivernale sur un rythme de bossa nova. Il invite au partage, celui des sentiments, de la tendresse, du plaisir et du déchirement. Et l'émotion est à son comble lorsqu'il interprète sa "chanson pour les enfants de bogota", véritable requiem pour les gosses de pays en guerre "qui n'auront même pas le temps d'être des enfants". Règne alors sur la salle quelques secondes de silence qui semblent éternelles et précèdent les applaudissements. Changement de ton avec "Rolande" caricature au vitriol d'une harpie, d'un ouragan, d'une fille sans gêne, sort de parenthèse drolatique dans une nuit mélancolique où passe encore le fantôme d'un certain fumeur de gitane… Les musiciens Philippe Drevet (basse), Ahmed Djemaï (percussions) et Laurent Roubach (guitare) dessinent les contours et tissent les ambiances de cet univers, celui sensible et généreux de Daniel Jumeau. Le public est séduit, qui accompagne le poète en ses errances… Et c'est par un bel hymne à la tolérance que s'achevait sous les rappels ce concert haute intensité.
"

7 a Paris (22 Juin 2006)
"Un peu d'homme et peu de femme, un peu de glace, beaucoup de flamme, Daniel Jumeau, un auteur interprète tendre et sulfureux, à découvrir absolument."