
Femme bohème aux textes empreints de mélancolie, quand elle chante, Clarisse nous invite à l’évasion.
S’évader pour trouver sa Terre Promise. Pour elle, c’est peut-être le Brésil qu’elle décrit comme une métaphore de ce qu’elle est : Occidentale et Africaine. Née d’un père français et d’une mère camerounaise; elle a vécu en Guinée Bissau et au Mozambique surtout. Le Mozambique c’est sa patrie de coeur. Chez elle, on se parle encore en Portugais, c’est un réflexe familial. Alors, forcément, le Brésil, un pays lusophone, mélange d’Europe et d’Afrique, ça ressemble à la maison.
Du coup, quand il a fallu choisir une langue pour s’exprimer, elle a choisi le Portugais, parce qu’elle trouve ça beau et qu’il lui est plus facile de se mettre à nu dans une langue autre que sa langue maternelle. L’Anglais aussi, parce que c’est international. Parce qu’elle aspire à être universelle. Pourquoi pas? Un nom germanique, un père français, une mère camerounaise, une enfance mozambicaine et ce poème qu’un jour, sur la plage de Copacabana, un ami carioca lui a écrit. Il lui disait que lorsqu’elle souriait de tout son coeur et de toute son âme, elle devenait une “Mulata Universal”, une métisse universelle.
Sa musique c’est ça : celle d’une métisse universelle s’exprimant avec l’identité qu’elle s’est forgée. Son passé, ses racines, ses multiples cultures, ses voyages, son amour pour les musiques noires... Tout cela chanté d’une voix tendre et fragile à l’accent indéfinissable qui ne vous invite qu’à la suivre dans son évasion.