Demandez à Alexis Laval ce qu'il fait et il vous répondra, sans grande conviction, «je fais de la chanson française...». Voyant votre air dubitatif, il expliquera : «En fait, je n'ai jamais vraiment écouté de chansons françaises, mes influences sont principalement anglophones, voir purement instrumentales.» Des instruments, il en a essayé un certain nombre, mais c'est avec une guitare qu'il compose ses premières chansons. Début 2009, lors du Tremplin de la Chanson Originale de Bellegarde, il est plébiscité par le public. Le chanteur K, alors membre invité du jury, lui confiera en coulisse avoir été impressionné par sa prestation. Fort de ce premier succès, il entreprend d'enregistrer ses dernières compositions. Auteur-compositeur-interprète prolifique, il multiplie les casquettes et s'improvise arrangeur en donnant à ses chansons une nouvelle dimension. Ainsi, dans Je suis le plus triste des singes, le texte, qui évoque de façon détournée l'urbanisation, tranche avec une musique aux sonorités venues d'Afrique, et confère à l'ensemble une sensation de «retour aux sources» totalement saisissante. Dans sa chanson Y'en a marre, un adolescent complexé pousse un coup de gueule très «rock'n'roll» contre les filles qui ne sont attirées que par les garçons plus âgés. La richesse de ses influences se manifeste de manière définitive dans Moonlight, une balade inspirée par le célèbre Clair de Lune de Debussy. La troublante mélancolie qui se dégage de ce morceau dans lequel voix et guitare s'entremêlent, témoigne d'une réelle maturité artistique. Reconnu pour ses talents de guitariste et de chanteur, il est invité à se produire sur la scène découverte du festival Guitare en Scène en septembre 2009. Le public lui réservera à cette occasion un accueil plus que chaleureux ; sa version inédite du «Chanteur» de Balavoine fut particulièrement saluée. Roland Créa, directeur artistique du festival, écrit : «Intimiste, pure, sensible sont des adjectifs qui reflètent bien la musique d'Alexis.»