Italienne par ses origines, Bruxelloise de cœur, Hennuyère au quotidien, Adilia arbore les couleurs d’autant de patries chères à son cœur. Sa musique s’en ressent et s’enrichit d’influences multiples. Tantôt jazzy, tantôt bella canzone, elle fait vibrer par des notes voluptueuses ou emplies de légèreté sur lesquelles une voix suave se pose en délicatesse.
La femme qui est juste (la signification du prénom choisi par sa Maman) se veut aussi ponctuelle. Née le 08 septembre 1985 à Charleroi (Belgique) à 20.00 précises, l’heure des débuts de concerts, tout semble décidé dès ses premières heures. La musique la séduit très jeune, que ce soit à 5 ans au travers de l’harmonica offert par son grand-père dont elle ne saura jamais tirer que du bruit ; ou du juke-box du café familial à Gilly.
Naitre dans une famille de musiciens ne peut que laisser des traces : son arrière-grand-mère maternelle était pianiste de talent, les deux filles de celle-ci (dont sa grand-mère) pianiste et violoniste et sa sœur est également très douée pour la flûte traversière.La scène l’aguiche elle aussi. C’est toute petit, avec ses cousines, compagnes de jeux, qu’elle se met en scène pour les premières fois.
Tout prend réellement forme, en 1993, lorsqu’à la mort de son grand-père, une vieille guitare retrouvée dans un grenier atterrit dans ses mains, comme un héritage plus riche qu’il n’y parait. Deux ans plus tard, en 1995, Adilia fait entendre ses premières vocalises en tant qu’alto au sein de la chorale de l’église de Saint Jean-Baptiste de Solre-Saint-Géry (Beaumont), petit village de la Province du Hainaut situé à la frontière française où elle passe son enfance et sa jeunesse. Pendant cinq ans, elle y développe sa puissance vocale et apprend l’harmonie du chant en groupe. Parallèlement à cela, elle s’inscrit à l’Académie de Sivry-Rance où elle suit moult cours lui permettant de développer ses talents. Entre les cours de chant classique et chant choral, de diction, de solfège, de guitare, d’histoire de la musique, sans oublier sa scolarité plus « classique » à Notre Dame du Bon Accueil à Beaumont. Elle oriente principalement ses études vers les langues modernes (espagnol, anglais et néerlandais). L’adolescente qui a déjà le virus de la musique trouve encore le temps d’écrire en français à partir de morceaux composés dans d’autres langues.
Ses influences sont très variées : entre son père qui écoute principalement de la variété italienne et sa mère de la variété française, sa sœur fan de géants américains tels que Madonna, Michael Jackson ou Bob Marley, Adilia n’a que l’embarras du choix.
Quelques concours et castings plus loin (notamment Pour la Gloire), quelques scènes qui lui permettent d’évoluer grandement grâce à ses choix pour des chansons comportant des difficultés particulières, elle termine ses études secondaires et quitte Beaumont pour Mons où elle suivra des études de professeur de français-français langue étrangère. Ses études lui demandent de mettre la musique entre parenthèses mais celle-ci reste néanmoins présente dans son esprit. En parallèle à ses études toutefois, elle se perfectionne en italien par des cours mais aussi par un séjour en Sardaigne où elle y enseignera le français.
Le diplôme en poche, elle débute sa carrière professionnelle et s’installe à Saint-Ghislain , petite ville en région montoise. Entre deux heures de cours elle se lie d’amitié avec une collègue qui n’est autre que la fille de Guiseppe Soccio, auteur – compositeur- interprète et musicien, plus connu sous le nom de Pascal Darque . Elle apprend que celui-ci cherche une chanteuse. Elle se présente, lui propose une chanson. Il lui fait enregistrer le titre le jour-même dans un studio montois. C’est ainsi qu’en 2008, d’une certaine collaboration estivale (avec Umberto Colapietro et Guiseppe Sossio) naît les chansons inédites suivantes : « Perchè », « Vado via », « Tu per me », « Anche tu » mais aussi les reprises des titres « Eleanor Rigby» et « I love her » des Beatles. Par l’intermédiaire de Guiseppe Soccio, Adilia collabore également avec Georges Hayes, arrangeur international (qui a notamment travaillé avec Barry White) .
Elle a tourné également le videoclip de la chanson Perchè, réalisé par Lugi Colapietro.
Tout s’enchaîne comme une succession de notes. Adilia enregistre divers titres en studio, participe à des concours, des concerts, amoureuse de la scène, elle prend plaisir à se rendre partout où elle peut dans le but de se construire artistiquement. Dans son entourage, on peut compter beau nombre d’artistes en tout genre : dessinateur/trice(s), illustrateur/trice(s), peintre(s), photographe(s), acteur/trice(s), réalisateur/trice(s), styliste (s), musicien/cienne(s), écrivain(s), danseur /se(s) mais aussi beaucoup d’autres chanteurs ou chanteuses qu’elle rencontre et avec qui elle garde toujours contact. Actuellement, Adilia est en postproduction chez un label montois indépendant… La suite au prochain épisode.
(Marie-Ange Hottelet)
Voici mon vote du jour.
A bientôt,
Amicalement,
François Ville
http://www.zicmeup.com/artiste/francoisville/