Jeune poète sans patrie,
Je ne suis d'aucune terre
Je suis plus libre que ces vents
Qui balaient l'infini
Les mêmes plaines, les mêmes vides
J'ai dans la tête mille oiseaux
Sans bec, sans nid
Aux envergures démesurées
Pour déployer mes ailes
Je m'allie au piano
C'est avec lui que je poursuis le chemin
C'est avec lui que je viens à vous.
De la poésie, simplement, de la Poésie !
Me voici sans prétention
Comme une saison
Qui n'a rien d'autre à offrir que ce qu'elle est.
Si le printemps venu
Je cueille quelque fleur
C'est pour lui prédire l'automne
Sous une pluie de pétales
Je parle de la vie
Je t'aime, un peu, beaucoup
A la folie
Plus que tout
Jeune poète sans patrie
Je me crée des infinis
Et vous en ouvre les grilles.