Voir tous les gagnants du ZicMeUp Tour 2008



Biographie



JAD WIO A HIT A MUST A MYTH

Nouvel album SEX MAGIK - Histoire de lilith Von Sirius
SORTIE LE 8 OCTOBRE - Distribué par Discograph
CONCERT ÉVÈNEMENT LE LUNDI 22 OCTOBRE À LA BOULE NOIRE - Paris

Figure underground qui depuis le milieu des années quatre-vingt cisèle un rock and roll de cocagne où se mêlent les reflets décadents et sexy d’une noble ascendance électrique, Jad Wio est l’objet d’un culte fervent.
L'originalité du groupe réside dans sa façon peu commune de fantasmer le rock et d'en passer les masques, ceux qui dévoilent mieux qu'aucun subterfuge ce qu'ils prétendent dissimuler. En témoigne une œuvre insolite, aux confins des esthétiques dark ("Cellar Dreams"), fetish (“Contact"), glamour (“Fleur de Métal”), et baroque (“Nu Cle Air Pop”).
Jad Wio, qui n'a de cesse de mixer les genres et les époques, poursuit sa quête et sort un nouvel album, SEX MAGIK, sulfureuse révérence à l'égérie underground Lilith Von Sirius.



Sex Magik Histoire de Lilith Von Sirius
Sex, Magie & Rock and roll

Fantaisie dramatique contemporaine, The Rise and Fall of Lilith Von Sirius ou la malédiction d’une Magik Lolita underground. Hommage de Jad Wio, révérence en gage de Sympathy for the Devil à Mademoiselle D où Bortek et Kbye tissent une épitaphe sonique fidèle à leurs mythologies électriques post punk.
Une ballade nécrophile inspirée par une muse de l’au-delà ?

C’est l’ensemble de son oeuvre (d’art) toute personnelle, de sa vie, de son errance qui ont guidé l’écriture des pièces qui composent Sex Magik : Leur BO de l’Histoire de Lilith Von Sirius.

Lilith (L). 1987 - Imaginez une libertine, exquise, à la crinière rouge et de l’âge de Lolita, nue sous un manteau de fourrure et magnifiquement bottée. Sur l’instant, elle semble la plus rafraîchissante des créatures, même affublée d’une panoplie de Vénus in Furs. Je l’ai aimée instantanément. Elle vivait de rêves comme moi, de presque rien, et elle est devenue une amie qui inventait son chemin dans un tohu bohu.
Elle a été fauchée par un cancer. DB

L’histoire d’une jeune femme morte d’avoir trop forniqué ? Sainte new wave ? Pute Céleste ? Prêtresse de Babalon adoubée par ses pairs et auto proclamée Déesse de l’amour pour se laver d’avoir subi les pires outrages au cours de son enfance ?

Sex Magik ( S.M.) est cet endroit où les hérétiques, les sorcières et les bohèmes à l’esprit libre du monde moderne accomplissent leurs rites, tout en menace, tout en promesse, tout en exigence. Souvent au prix de leur vie. Robert Mapplethorpe aimait à utiliser cette expression pour signifier qu’il partait en virée satisfaire à ses attractions sadomasochistes. Il en est mort, du sida, au début des 90’s.

S.M. est le lieu de la rupture de tous les liens, le refus de tous les conforts, l’abandon même de votre nom. Une terre de danger et de fuite, de renoncement et de découverte, de vérité et de mensonge dont il faudra se contenter.

Cette vie, celle de Lilith (L), et un peu la nôtre est un chef d’œuvre de maladresse et de détermination dont cet album est le témoin bienveillant et amical, brutal et inspiré par L même, qui avec tous ses éléments intangibles reste et demeure un accident. Une tempête de destruction. Et le désir qui nous pousse vers elle est toujours le même que par le passé, celui de la peur, de la colère et de la haine absolue finalement supplantées par la pure ivresse de l’Aventure à mener.

S.M. est ce monde rare et précieux, dense et inquiétant, d’ombre et de lumière, naturel et psychopathologique qui s’inscrit définitivement à rebours de la réussite cathodique mercantile ordinairement affichée et par trop souvent lisse et consternante de médiocrité.

Disponible en CD
Vinyle édition limitée à 500 ex

"Entre glam-rock cosmique et cabaret punk, entre Bowie et Gainsbourg"
Gilles Medioni - 30 ans de rock français (L'Archipel)

Sex Magik, une œuvre rock abrasive, inspirée par une jeune fille disparue, Lilith Von Sirius. Entre morceaux fougueux, et ballades langoureuses, entre ésotérisme démoniaque et stupre, Jad Wio louvoie et fait merveille.
Guillaume Michel - D-Side - Mai 2007

Les planches du Kab de l’Usine se sont embrasées le 25 mars dernier, et pour cause, Bortek et Kbye ressuscitant des cendres le mythique Jad Wio, intact, authentique, enthousiaste et toujours délicieusement excentrique.
Nathalie Najm - Daily Rock - Mai 2006

C’est à quelques concerts et à l’enthousiasme d’une poignée de fans dont le nombre pourrait bien croître que l’on doit le bonheur d’entendre un nouveau Jad Wio.
Jérome Soligny - Rock&Folk - Septembre 2005

Jad Wio, les côtés sombres de…la lumière
Tony Grieco - CROSSroads - Septembre 2005

Tel Frankenstein, Bortek a passé trois ans dans son studio laboratoire pour accoucher d’un album sombre et raffiné. Mélodies sensuelles, arrangements précieux, il manie toujours les mots avec la même précision.
Patrick Williams - Elle - 10 octobre 2005

Voilà, c’est ici même que nous touchons au cœur de ce qui fait de Jad Wio un groupe culte : ces mises en scène particulières, cet attrait du bizarre, ces personnages sortis d’un cabinet de curiosités, d’une galerie des frayeurs grand siècle, de tableaux d’Otto Dix et de l’imagerie rock et glam des aînés admirés, Lou Reed, Bowie…
Georgina Tacou - Rock&Folk Octobre 2005

Jad Wio, forcément culte
Valérie Lehoux - Télérama - 9 Novembre 2005

Jad Wio, sexy glam ressuscité
Ludovic Perrin - Libération - 15 novembre 2005





BIO

Extravagance et métamorphoses, artifice et jeux de miroirs, sexe et rock and roll : voilà un peu plus de vingt ans que Jad Wio, loin des chapelles et des cénacles, dessine une trajectoire d’ovni dans le ciel du rock and roll hexagonal. De disques mémorables en performances scéniques spectaculaires, l’étrange, charismatique et très élégant Denis Bortek n’a jamais suivi d’autre voie que celle-là : scruter à travers le prisme du bizarre la galerie de ses avatars afin de les mieux dévoiler. Des origines à aujourd’hui, bref survol de l’histoire de Jad Wio – flash-back et futur en ligne de mire.
*
“Notre esthétique est glamour, stonienne. Nous sommes des enfants qui avons hérité de l’élégance et de la fantaisie héroïque du glam rock. Quand il est question d’inventer sa vie pour en faire quelque chose qui échappe à la règle des conformismes : une œuvre personnelle excentrique.” – Denis Bortek.

Bortek invente Jad Wio à l’aube des eighties. D’un projet de roman il retient le personnage principal – Jad Wiolensky – dont il abrège le nom et revêt le masque. Une première cassette très confidentielle autoproduite en solo, “L’un Seul”, est distribuée avant que le groupe ne trouve son équilibre avec l’entrée en lice de Kbye : Jad Wio sera une hydre à deux têtes. Dès les premiers concerts – 1983, 1984 : guitares, voix, bandes et machines – le duo décadent frenchy impose son style peu commun et ameute hordes batcave et oiseaux électriques en tout genre. Obsession pour le bizarre et pour les marges : d’emblée Jad Wio est un groupe inclassable.

Entre 1985 et 1986 sortent trois maxis – “The ballad of Candy Valentine”, “Colours in my dreams” et “Aubade à Simbad” – que l’on trouve réunis sur “Cellar Dreams”, anthologie de Jad Wio première époque. S’y mêlent, dans les relents cold & dark d’alors, fascinations rock and roll et réminiscences orientales. Sans relâche, Jad Wio s’exhibe sur toutes les scènes de France et – à l’étroit dans l’Hexagone, ils chantent essentiellement en anglais – à travers toute l’Europe. Des expériences qui inspirent les ambiances et le thème du disque à venir : “Contact”.

Celui-ci paraît en 1989, sous une pochette d’après un photomontage de Pierre Molinier. Premier véritable album, il donne à Jad Wio ses lettres – S.M. – de noblesse. C’est une virée dans un demi-monde interlope que Bortek et Kbye orchestrent en une grande mêlée où se rencontrent fétichisme, bondage et sexe équivoque. Avec, cette fois, des textes en français. “Contact” est un manifeste pervers et délicieux fidèle à ces trois principes : sexe, rock and roll et sens de l’esthétique. Le duo se mue en groupe à part entière pour porter sur scène les thèmes salaces du disque : avec Nicolas Mingot d’abord puis Alice Botté à la guitare, Gangster à la basse et Charlie Doll à la batterie, Jad Wio promène partout son peep-show hot et sexy et marque sérieusement les esprits. Au point qu’aujourd’hui encore, l’estampille sado-masochiste colle à la peau du groupe.

Pourtant, dès 1992, l’esthétique SM cède le pas à une rêverie cosmique et romantique aux accents swedenborgiens : c’est “Fleur de Métal”, réalisé sous la houlette électro-pop et délicate de Bertrand Burgalat. On pénètre dans ce disque comme en un boudoir de science-fiction dans lequel nous est contée – en français, toujours, et à mots très choisis – la quête interstellaire d’une chimère de l’espace, un amour idéal, un Yage. Bortek créé pour la tournée un spectacle total, exubérant et plein d’audace où intimisme, narcissisme, onirisme, exhibitionnisme et transformisme règnent en maîtres : soutenu par ses acolytes costumés et perruqués façon Warhol – Christophe Kbye, Alice Botté et les nouveaux venus Arnaud Dieterlen à la batterie et Serge Cortin à la basse – il incarne son Beatnik de l’Espace en digne héritier des sex stars du glam rock. Des backrooms terrestres aux bordels de l’espace, il n’y a pas loin : les concerts et leur débauche d’artifices sont là pour le rappeler. Un album live, “Cosmic Show”, témoigne du succès de l’entreprise… mais sans Kbye, qui quitte le groupe fin 1992.

1995 voit surgir “Monstre-toi”, troisième volet du triptyque initié avec “Contact”. Bortek y développe un de ses thèmes fétiches : les freaks. Dans sa galerie des horreurs très personnelles, vampires, zombies et morts-vivants mènent une danse où se mêlent sensibilités anglo-saxonnes et continentales, où les travestis, déviants et monstres divers du Berlin décadent de Weimar croisent ceux du rock électrique, ambigu et outrageux. C’est Le Baron – homme-orchestre mystérieux et nouvel alter ego de Bortek – qui compose et arrange la bande-son de ce bal des monstres. Des shows fantasques et théâtraux mettent en scène le cauchemar, entre Screamin’ Jay Hawkins, Alice Cooper et Rocky Horror Picture Show.

Trop d’extravagance à l’échelle de la France ? En 1996, Jad Wio fait partie ici des derniers tenants d’une esthétique glamour et raffinée que les foules hexagonales ne semblent pas encore prêtes à admettre. Le temps est venu pour Bortek de mettre en sommeil l’aventure jadwiesque. Hormis quelques shows à tendance électro en 2001, avec Christophe Schwob aux machines, Jad Wio s’efface. Jusqu’au printemps 2004 : deux shows inespérés – et sold out – à la Boule Noire scellent les retrouvailles et démontrent que le groupe n’a pas disparu des mémoires. La machine est remise en branle.

En 2005, l’album “Nu Cle Air Pop” est dans les bacs. Une jouvence merveilleuse qui voit le retour de Christophe Kbye, et celui du duo original sur scène pour vingt dates françaises au printemps 2006. Le périple tient le pari de combler les fidèles et de subjuguer nombre de novices. Les énergies réveillées et l'envie d'en découdre conduisent alors naturellement Bortek et Kbye à l’écriture et l’enregistrement de nouvelles chansons, exclusivement en français. Le nouvel album de Jad Wio, “Sex Magik”, est un écrin de pur rock and roll qui passe en revue sa mythologie électrique et décline en treize titres, à la façon d’un roman noir, la véritable histoire de Lilith Von Sirius, égérie underground et courtisane de luxe.
Une nouvelle page de l’histoire de Jad Wio est en train de s’écrire.
Peut-être même la plus belle.