
Rock One (11 Novembre 2006)
""Un rock mélodique qui lorgne vers le progressif, un son puissant et planant, des textes dans la langue de Molière, on en attendait pas plus dans le paysage français" "
Musiqualité.net (05 Janvier 2007)
"Qu’est-ce qui peut lier un groupe tout neuf comme Kourtyl à une légende musicale telle que Magma ? A la première écoute, rien. On peut penser immédiatement à Pearl Jam . La voix, lumineuse, profonde, s’élance sur une saturation de guitares. Mais la comparaison avec le timbre d’Eddie Vedder s’arrête là.
A la secondé écoute, on capte mieux la puissance. Alors on fouille dans le livret et là, banco. De la formation kobaïenne, on retrouve au moins Stella Vander (chœurs) et Philippe Bussonet (basse). Et le coup de pouce ne s’arrête pas là. A la production, c’est Francis Linon. Ce magicien du son n’est autre que celui de Magma depuis plus de 30 ans. Kourtyl a réalisé sa galette sous l’œil bienveillant des membres d’un groupe de légende, enregistrant même aux studios Ex-Tension.
Si cette jeune formation revendique une partie de ses influences dans l’univers de Christian Vander, son identité musicale ne s’y aventure pas pour autant. Langoureusement rock, les riffs de Kourtyl oscillent avec sérénité vers une sphère progressive. C’est là que l’on peut penser à Porcupine Tree. Douceur et force. Le télescopage est époustouflant. La formation modère sa musique et maintient un cap hypnotique sur une poésie écorchée à vif. Et surtout, Kourtyl ose poser ses textes en français.
Ils sont donc quatre. Quatre gamins qui dès la fin des années lycée ont monté cette étrange machine à rêves. Leur réalité s’étale telle quelle est: dure, oppressante. Les guitares martèlent, le texte cisaille sans retenu. Plus on avance dans le disque, plus l’envoûtement s’étreint de l’âme. Le voyage prend alors une dimension mystique, une sorte de transe qui ne lâchera l’auditeur qu’au dixième titre, juste le temps d’un nouveau monde, là où s’apaisent les esprits, ici même où la perfection se joue sur les effluves sonores de Kourtyl.
"
Ultra rock (22 Janvier 2007)
""Une réalité qui s'articule autour de multiples sonorités et d'un imaginaire allègrement développé. Les textes viennent d'un ailleurs où la mélancolie, la colère et le poésie d'un autre temps cohabitent..." "
Combo 95 (15 Février 2007)
""On y croise l'ombre de Pearl Jam, de Soundgarden, d'Incubus, des échos lointains d'Iron Maiden et du heavy des 80's, des jaillissements façon néo métal...Musée du rock ? Heureusement non. L'écueil est évité grâce à l'énergie, la qualité musicale et l'univers unique qui se dégagent des 10 titres de cet opus.On est vite séduit par la qualité des mélodies, la finesse des arrangement, la couleur émotionelle atypique de leurs compositions, entre mélancolie et colère, amertume et engagement...""
Musik Industry (05 Octobre 2007)
"C’est avec une oreille attentive que je découvre l’album éponyme du quatuor français. Après avoir ingurgité (non sans quelques plaisirs) cette musique qui recèle un vrai travail de composition, je me dis qu’après tout, le progressif n’est pas mort dans l’hexagone. Je commençais à croire que ce style était réservé aux tarés hippies en quête de sensations nouvelles (comme moi sauf que je ne suis pas hippie et que des sensations nouvelles, j’en découvre tous les matins… dans mon paquet de céréales) ou aux musiciens, souvent considérés comme les seuls à pouvoir apprécier la complexité technique de plans « dreamtheateresques ». Et bien non bande de sceptiques ! Kourtyl nous prouve là qu’il est possible de composer du prog accessible, alliant à la fois l’énergie du rock voire même du métal, et l’émotion de parties mélancoliques sans oublier toutefois un bon riff technique histoire de rappeler aux éternels dubitatifs que ce groupe joue dans la cour des grands. Vous pourrez découvrir dix pistes qui font en moyenne 5 minutes, ce qui est plus court que ce qu’on connaît en général dans le progressif, mais cela donne une dimension assez condensée à chaque composition, et un côté plutôt efficace de ce fait. En effet, il vous faudra écouter cet album plusieurs fois si vous voulez saisir les subtilités des arrangements. Le chant me semble assez mature et plaisant : on sent que c’est un mec qui chante et pas un pré pubère acnéique comme on en entend trop dans certains groupes français. On constatera quand même une préférence pour des thèmes très mélancoliques et fatalistes dans les paroles. Les guitares délivrent des riffs puissants (parfois complexes) ainsi que des mélodies harmonisées dans les passages clairs, que je soupçonne d’être inspiré d’un certain celtisme. Je prendrai comme exemple « Damnée » dont le contraste représente assez bien l’album dans son ensemble, avec des passages lents, des refrains néo métal (on pensera à Incubus par moment), puis une reprise avec un riff dopé qui balance une pèche surprenante pour retourner à la structure précédente avec ses alternances et ses rythmes inattendus. On sent également d’agréables influences musicales, surtout dans l’intro et l’interlude mélodique du « Royaume de Mû » qui nous rappelle les mélodies arabisantes propres à Tool.
Dans la globalité, c’est plutôt une puissance Rock qui ressort, un Rock qui sait se faire technique sans jamais tomber dans l’excès. S’il fallait chipoter, alors mon oreille d’ingénieur du son dirait que les guitares saturées sonnent parfois trop étouffées mais la production est, quant à elle, assez bonne pour un premier album. Et puis je dois dire que j’aime pas mal les parties Rock’n Roll qui vous donnent envie de pogotter contre les murs de votre chambre tapissées de posters démodés de boys band (si si je le sais !)
Vous pourrez également profiter d’un DVD vendu avec cette réédition de l’album, qui nous offre une version « Live at Home » de Kourtyl entrecoupée d’interviews des 4 musiciens sur l’histoire du groupe et la genèse de leur projet.
Une découverte agréable qui promet certainement des choses intéressantes pour le prochain album.
nico"
Pavillon 666 (22 Octobre 2007)
"Kourtyl, vous ne connaissez pas ? Et bien, profitez donc de cette chronique pour réparer cette lacune. Formé en 2001 par 4 lycéens parisiens, Kourtyl gagne petit à petit en notoriété dans l’hexagone. Après 3 démos, qui leur ont permit d’ouvrir pour des groupes tels que Cult of luna, Les fatals picards et surtout Magma, dont ils sont devenus les petits protégés, signant sur leur label et bénéficiant de l’aide de membres des mythiques kobaïens pour l’enregistrement de leur premier album en 2006. Et cette année, cet opus bénéficie d’une réédition, accompagné pour l’occasion d’un DVD bonus…
Tout d’abord, l’album en lui-même…C’est à mes yeux un coup d’essai magistral, n’ayons pas peur des mots. Kourtyl nous offre un rock très ambiancé, où des mélodies planantes et touchantes s’entremêlent à des plans plus énergiques, teintés d’influences métallisées. Pour comparaison, je citerai volontiers A perfect circle, car les deux groupes se rapprochent par la création d’atmosphères profondes et recherchées. Kourtyl présente par contre un visage un peu plus progressif, car les compositions sont assez complexes et montent souvent en intensité, dans des envolées entre heavy rock et metal. Les textes en français sont eux très poétiques, dans l’ensemble très réussis et poignants, et chantés par Paulo Curallo dans un registre proche de celui d’Eddie Veder de Pearl jam. Entre arpèges délicats et saturation, Kourtyl possède un univers vraiment personnel et accrocheur, du travail d’orfèvre…
Passons maintenant au DVD. Intitulé « Live at home », il contient comme son nom l’indique, une prestation live de Kourtyl dans un studio d’enregistrement. Un mini concert intimiste donc, filmé de manière très pro, malgré l’exiguïté des lieux. Les angles de vue sont nombreux et le montage essentiellement basé sur des effets de fondu, est agréable, bien qu’un peu lassant vers la fin. Le live est entrecoupé par des interviews avec les membres du groupe, qui retracent le parcours de Kourtyl : leur background musical, la formation du groupe, l’enregistrement de l’album, l’arrivée du nouveau bassiste…Toutes ces infos permettent de mieux connaître le groupe, et ses sympathiques musiciens.
Inconnu pour moi il y a encore quelques semaines, Kourtyl est aujourd’hui une de mes révélations de l’année. Un album entre plénitude et déchaînement, spontané et maîtrisé à la fois, qui m’as vraiment accroché de plus en plus au fil des écoutes. Ne passez pas une deuxième fois à coté de groupe prometteur, jetez vous sur cette réédition…
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Progressia (03 Novembre 2007)
"Attention : très bonne surprise ! Kourtyl a été formé en 2001 par quatre jeunes lycéens visiblement pleins d’avenir. Comme beaucoup de leurs comparses, ces oisillons de la musique ont ensuite pérégriné au gré des vents et des mélodies, de sessions en démos, en étant au passage repéré par les sidéraux Kobaïens de Magma, qui les firent progressivement voler de leurs propres ailes. Le résultat : dix morceaux bien construits, bien produits, une voix juste, et un petit goût de « revenez-y » qui laisse présager de bien agréables perspectives pour les années à venir.
Le point positif de Kourtyl : c’est construit, homogène, on s’y retrouve. L’auditeur n’est pas désorienté par des changements de structures alambiqués, par des mélodies verbeuses et des textes insipides. Chaque morceau se présente plutôt sous la forme d’un petit organisme bien indépendant, très propret, joliment structuré, dénué de toutes fioritures. Ces fioritures, telles que les effets de voix, les soli de batterie incontrôlés, les jeux de guitare à la douteuse virtuosité - pour faire court, toutes ces sortes de choses qui ont tôt fait de transformer un bon album en une soupe inaudible - sont pour le coup totalement proscrites, et c’est là un vrai signe de maturité.
Elles sont remplacées par de petites trouvailles très agréables qui n’apparaissent pas forcément à la première écoute, ce qui en général est un signe de bonne maîtrise du sujet. Voici, au hasard, quelques-unes de ces délicieuses surprises : « Cathy » avec son chœur féminin onirique en introduction et un solo de claviers-guitares digne de Ange, réhaussé par une petite touche hispanisante, introduisant elle-même un moment plus metal et plus musclé, qui vient seconder la voix magnifique et puissante de Paulo Curralo. « Le Royaume de Mû » et son introduction à deux jeux de voix très mélancolique, qui monte en puissance et qu’une discrète guitare vient enjoliver. « L’extension » et ses sonorités orientales qui ornent un metal pêchu dont on ne réussit pas à se lasser, de petites percussions venant apporter une pointe de comédie et de drôlerie à un ensemble pourtant peu enclin à l’amusement, avant d’annoncer un grandiose final typé « guitar heroe » qui malheureusement se termine un peu trop brusquement… Les dix morceaux sont de cet acabit, et très honnêtement, il est bien difficile de trouver une chanson qui vaille moins la peine qu’une autre.
Kourtyl est un très bon groupe de prog metal mélodique, ils ont la force, la puissance et la créativité, on souhaite qu’ils puissent poursuivre une route sur laquelle ils semblent très à l’aise, pour notre plus grande satisfaction.
Jérome Walczak"
Rocktimes.de (04 Novembre 2007)
"»What is the coolest thing you can hear in France right now?«
Ich weiß es nicht, aber obiges Zitat will wohl suggerieren, dass dies die Band Kourtyl ist. Nun kennt sich der gemeine Rockfan, so er denn kein Franzose ist, nicht unbedingt aus, in der französischen Rocklandschaft, aber ein Vergleich mit dem Bekannten tut das keinen Abbruch, denn auf was es beim Rezensieren ankommt, sind die Ohren und die sind international gleich. Textlich sieht es anders aus, denn da machen Kourtyl nicht den Versuch, wie die meisten andern Musiker aus nicht englischsprechenden Landen, anders zu singen, wie ihnen der Schnabel gewachsen ist. Ich sag nur 'Freedom Fries', aber das ist eine andere Geschichte ...
2001 beschlossen vier Studenten, gemeinsam Musik zu machen und bis auf den Urbasser Pierre sind auch alle noch mit im Line-up. Verschrieben hat sich die Band dem Prog Rock und stellenweise klingt das sogar ein wenig metallisch, so dass man eine Mischung aus Prog und ansatzweisem Prog Metal attestieren kann.
Melodische Strukturen, oft verstärkt durch akustische Gitarren, wechseln sich ab mit metallischen Momenten. Zarte Vocals, spärlich instrumentiert, stehen powervollen Sangesausbrüchen gegenüber und wie das im Progbereich so üblich ist, sorgen passende Breaks für stilgerechte Trennung. Jedes Instrument bekommt Zeit und Raum, um sich darzustellen. In "Marie" zum Beispiel werden die Felle erst zart gestreichelt und Paulo haucht zurückhaltend ins Mikro, bis die volle, brachiale Progmaschine zuschlägt. Harte Riffs und gewaltige Basspumper sorgen für ein Wechselbad der Gefühle. Wer die Geige spielt, entzieht sich meiner Kenntnis, aber dieses Instrument ist zu Beginn von "Damnee" ganz lieblich zu hören und sorgt für interessante musikalische Aspekte, zumal im weiteren Verlauf der Nummer doch gewaltige Soundwände aufgefahren werden.
Die Stärke der Band liegt genau in diesem Kontrast aus akustischen und zerbrechlich wirkenden Passagen und den gewaltigen Eruptionen, zu denen die vier Jungs an ihren Instrumenten fähig sind. "Le Royaume De Mu" beginnt mit einer perkussiven Einlage, die den Weg freitrommelt, der dann ganz progressiv vom Rest der Franzosen weitergegangen wird. Totale Breaks, sprich kurze Stille, lassen die folgenden Ausbrüche besonders wirken und die verzerrte Gitarre klingt gar ein wenig orientalisch. Zumindest kann ich mir so eine morgenländisch klingende E-Gitarre vorstellen.
Immer wieder führen gekonnte Melodien aus der Proglandschaft hin zu Siebzigerjahre-Flair. Überhaupt wirkt die Musik auf mich vertraut, und das trotz der französischen Lyrics. Das liegt daran, dass man songwriterisch keine Experimente macht und eine Linie verfolgt wird, die niemanden überfordert, aber auch niemanden langweilt. Sehr gut getroffen, lässt sich also überzeugt feststellen. Gerade läuft zum wiederholten Mal der Opener "Renes" mit den saustarken Gitarren, die ein spanisch anmutendes Metal-Solo zelebrieren.
Die eingangs gestellte Frage kann ich aber auch beim zweiten Durchlauf des Albums nicht beantworten. Aber würdige Botschafter der Grande Nation in Sachen Rock sind Kourtyl allemal."